Mises à jour de décembre, 2010 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 18 h 36 min le 28 December 2010 Permalien | Réponse
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    Et vaille que vaille, et paie qui paie 

    Voilà la fin de l’année qui pointe son nez, avec son lot de petit malheur pour les uns et de petit bonheur pour les autres. C’est en fait en cette période que les petits profiteurs, ou grands c’est selon leurs envergures, mettent du beurre dans leurs épinards. Bon nombre d’entreprises, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes se font racketter « superbement » en cette fin d’année. Elles sont nombreuses les associations de fonctionnaires, tantôt de la fonction publique, tantôt de la justice, des forces de l’ordre ou les grandes institutions de la « République » qui se font du blé sur le dos des entreprises en sollicitant ces dernières de les « aider » dans leurs « œuvres sociales ».

    La majorité des entreprises, pour « ne pas avoir de problèmes » durant l’année à venir obtempère et participent, vaille que valle, aux œuvres ! Elles se sentent obligées pour ne pas avoir de mauvaises surprises par la suite ! Certains se demandent si ces associations, qui ne se manifestent qu’en cette période, existent vraiment mais n’osent pas franchir le pas de s’enquérir sur le bien fondé de celles-ci. Et voilà, chacun crache dans le bassinet, même en plein marasme pour s’attirer les bonnes grâces de ces employés qui se font un sérieux pactole à fortiori, vu qu’ils ont sous leurs mains une base de données non négligeable fourni pour l’Etat…ou par l’Etat en principe…

    Résultats des courses ? C’est archi-connu : ce sont toujours les mêmes qui casquent ! Les imposables, ceux du circuit formel, se doivent de s’acquitter de leurs impôts, comme il se doit – pour les autres- et ce sont toujours ces zobs là qui se font plumer par une, deux, trois (voire plus) entités qui se présentent en leurs locaux pour soutirer encore et encore plus pour une fin d’année faste pour certains. Il y en a qui sont doués pour trouver le bon filon durant la bonne période, un filon de filou en somme et qui n’est pas près de s’arrêter ! Ils ont bien raison ceux qui ont pris pour habitude de partir en vacances et fermer boutique pour la période de fin d’année, comme ça ils peuvent échapper à la prédation ! Quoique cela reste à prouver, l’anticipation n’est pas à sens unique !

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  • Alf Raza 18 h 39 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Noël à tout va 

    La fête de la Nativité pour près de deux milliards de chrétiens a été célébrée presque à l’unisson, à quelques heures de décalages près, avec toutefois un bémol dans l’homélie du Pape Benoit XVI, devant les milliers de fidèles assemblés dans la basilique au Vatican : «Seigneur, réalise totalement ta promesse: brise les bâtons des tortionnaires, brûle les chaussures bruyantes (des soldats), fais que finisse le temps des manteaux couverts de sang ». Un message de ras-le-bol à lire en filigrane dans cette homélie du Pape adressé à tous ceux adeptes de violence et de guerres !

    Quoiqu’on dise, ce Noël n’est pas un noël de tout repos pour tous les chrétiens du monde, tels chrétiens d’Irak, qui ont fuit leur pays suite à la violence et l’intégrisme, aux assassinats dans les églises même. Ou au Nigeria, où dernièrement, au moins huit personnes ont été tuées par une explosion dans le centre du pays, une région où les tensions sont vives entre communautés chrétienne et musulmane. Une attaque attribuée à des intégristes musulmans contre des fidèles chrétiens assistant à une messe de Noël. Ou encore aux Philippines, dans le sud du pays sur l’île de Jolo, en proie à une rébellion musulmane, où un prêtre et cinq fidèles ont été blessés par l’explosion d’une bombe dans une église où était célébrée la messe de Noël. Et la liste pourrait être longue et risquerait d’assombrir ce jour de lendemain de noël.

    Madagascar peut s’estimer heureux, une ile bénie où les dimanches et jour fériés chrétiens, sont encore sacrés. Des jours où tout s’arrête pour les chrétiens comme pour les autres croyances, où les trêves sont de rigueur pour les politicards de tout bord. Alors, autant en profiter au maximum avant que des hurluberlus ne prennent définitivement la tangente.

     
  • Alf Raza 18 h 37 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    La Guinée au-delà de la guigne 

    Si on parlait de transition, celle de la Guinée est en cours de finition et d’après les dernières informations, Alpha Condé, qui avait été investi mardi à Conakry en présence de 13 chefs d’Etat africains, vient de recevoir, mercredi, la démission du gouvernement de transition conduit par Jean-Marie Doré auquel il a assuré qu’il avait « assumé parfaitement » sa mission, ouf ! Pourrait-on enfin assister à une fin heureuse sur le continent noir ? Rien qu’à voir la Côte d’Ivoire voisine, cela pourrait laisser perplexe, cette voisine qui, depuis « les sorties » des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre se voit replonger dans le chaos avec une très grave crise politique qui, selon l’ONU, a fait déjà au moins 50 morts.

    Cette Côte d’Ivoire qui a semble-t-il pris des leçons au large de l’Océan Indien, mais qui n’a pas hésité à prendre la tangente pour sombre dans la violence. En tout cas, la communauté internationale se fera une joie de citer en exemple la guinée où, même le candidat battu, Cellou Dalein Diallo, après avoir dénoncé des fraudes, avait finalement décidé d’écouter la voix de la raison et accepter les résultats définitifs en reconnaissant la victoire d’Alpha Condé. Force est de reconnaitre que Jean-Marie Doré et son gouvernement a su y faire pour dirigé de main de maitre, depuis le début de l’année 2010, « leur » transition. Une maitrise sans les avatars qu’ont subis ses voisins en s’assurant l’adhésion de la population guinéenne tout au long de la période transitoire.

    Alors, pour la grande ile, quid de la bonne clé de répartition dans le futur remaniement tant attendu pour amener à une quatrième république sans ambages, à l’image de la Guinée ? Décidément, on ne peut s’empêcher de citer continuellement l’heureux gagnant de cette année 2010 qu’est la Guinée qui a su maîtriser avec brio toues velléités de trouble ou de contestation…. Alpha Condé qui avait été condamné à mort par contumace sous le régime dictatorial de Sékou Touré, entre 1958 et 1984) et également emprisonné pour complot sous le régime de Lansana Conté de 1984 à 2008 a su trouver les mots clés pour faire taire toute remontrance : il s’est engagé à réformer l’armée, à revoir les contrats miniers, à réconcilier les ethnies et à généraliser l’accès à l’eau, l’électricité et à l’éducation, du classique mais qui a fonctionné !

     
  • Alf Raza 18 h 36 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Les évolutions de la situation sur le terrain 

    La forte endurance du malagasy à traverser les trois républiques sans coup férir est des plus surprenantes, même les « spécialistes » de la Banque Mondiale n’ont pu trouver de mots pour expliquer cette résistance que par la forte capacité de l’informel pour maintenir hors de l’eau la population, et ce malgré la crise qu’on dit s’étaler dans le temps à Madagascar. Le stoïcisme les protégeant contre les vicissitudes des politiques successives véhiculées dans l’ile, l’avènement d’une nouvelle république est passé comme une lettre à la poste, n’exerçant que peu ou prou de changement dans le court de la vie. L’effervescence des préparatifs pour les fêtes de la nativité aidant, l’approbation de la nouvelle constitution malagasy n’a finalement soulevée aucune vague importante. La nouvelle devise « Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana » sera là pour donner une autre dimension par rapport aux précédentes sur ce que seront les valeurs de la quatrième république de Madagasikara.

    Une fois les fêtes passées, les habitants de la Grande Ile qui ont toujours eut cette fâcheuse tendance à s’octroyer les faveurs des plus forts quel qu’en soit la période, auront donc à chanter sur une nouvelle partition, les autres mouvances ayant semble-t-il égaré la leur depuis un certain temps déjà. Ce changement de partition est déjà palpable au vu de l’évolution tangible de la position de la Communauté Internationale via les négociateurs de la SADC. Apparemment, les malagasy se sont accommodés du changement de devise, chose qui, en cinquante ans d’indépendance, s’est produit assez fréquemment. Les malagasy n’ont jamais été fidèles de ce côté-là, à croire l’indifférence est de mise sur ce sujet. La sagesse de « se mettre du côté du plus fort » est assurément la meilleure des devises pour s’assurer une longévité à toute épreuve. Car on sent déjà poindre à l’horizon, avec les récentes déclarations de l’Organisation internationale de la francophonie ou de la France ainsi que des Etats unis, un semblant de début d’acquiescement sur la pertinence des résultats du référendum malgré quelques couacs. De là à ce que ces derniers soutiennent les élections suivantes, il n’y a qu’un pas ! Décidément pour les fêtes, cette « trêve » risque de gâcher des « rêves ».

     
  • Alf Raza 18 h 35 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Audaces fortuna juvat 

    Il semblerait que la messe est dite ! Les législatives auront lieu le 16 mars 2011 prochain, anticipant les élections communales « prématurées » de ce mois de décembre 2010. Une grande opportunité pour les jeunes loups qui se sont trouvés une vocation dans la politique durant les prémices de cette transition, mais une aubaine également pour l’équipe du président actuel de la transition qui n’attendait plus qu’une telle opportunité pour asseoir, plébiscite issue du référendum aidant, la notoriété du mouvement initié par ce dernier. Pour continuer l’ensemble des projets et des actions entreprises, briguer un mandat pour assurer la continuité est surement une nécessité absolue, tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Les multiples projets déjà mis sur les rails durant cette transition pour ne citer que la réfection de la nationale 44, les travaux de réhabilitation de la RN 35 reliant Mahabo et Morondava, le lifting d’Antsonjobe, les nouveaux hôpitaux …auront besoin d’un maximum d’appui dans cette quatrième république.

    Un nouveau pari en tout cas pour arriver à mobiliser une nouvelle fois l’ensemble des électeurs. Cette fois-ci, les délais impartis pour pareil consultation ont été respectés, les remontrances sur la précédente consultation concernant le temps, relativement court, pour la convocation des électeurs ont été éventées. La population n’auront plus qu’à « subir » les assauts des futurs candidats, et il y aura foule assurément qui se bousculeront au portillon, qui se démèneront comme d’habitude à déblatérer et arguer à tour de bras pour gagner les faveurs des électeurs. Ce qui est sur pourtant, c’est que ces temps derniers, le quotidien prend le dessus sur la population qui s’est résignée à passer les périodes des fêtes de fin dans l’austérité, porte-monnaie oblige !

    Pour le pouvoir en place, s’armer d’audace et de célérité est devenu le leitmotiv, c’est bien connu, la fortune souri aux audacieux ! Car ni pour l’opposition qui ne reconnait pas d’ailleurs le pouvoir en place, ni pour la Plate-forme nationale des organisations de la société civile de Madagascar (PFNOSCM), la tenue de ce prochain rendez-vous avec les urnes ne tient pas la route, ça les a pris de court en fait ! Un coup de poker qui risque fort de faire gagner toute la table, nonobstant l’existence de désaccord sur cette date ou le bien fondé même de ces élections, bien loin des démarches consensuelle et inclusive tant attendues.

     
  • Alf Raza 9 h 34 min le 21 December 2010 Permalien | Réponse
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    Le train est en marche… 

    Et toc ! Les prochaines élections législatives à Madagascar auront lieu 16 mars 2011 ! Là, c’est vraiment le cas de le dire : « Le train est en marche mais n’a pas encore trouvé sa vitesse de croisière », citant le premier ministre Camille Vital. Le pouvoir en place a misé là où on l’attendait le moins, jouant la carte de la discrétion sur la publication par la présidence de la Haute autorité de la transition (HAT) seulement 19 décembre 2010 du décret qui porte le n° 2010-1011, daté du 14 décembre, censé avoir été pris en conseil du gouvernement ce 14 décembre même. Cachoterie ou discrétion, le résultat sera le même, ça va de l’avant. En tout cas, la CENI se dit prêt à poursuivre l’aventure.

    Voilà une nouvelle voie, qui ferait surement école une fois de plus, dans les scénarios de sorties de crises dont sont si friands les pays du continent africain tout le temps en proie à des soubresauts de « crise démocratique » depuis leurs accessions à leurs « indépendances ». Une direction hors des sentiers battus, prônant une avancée coute que coute, n’en déplaise aux autres ! Il faut reconnaitre que même le processus de relance du dialogue politique enclenché par Leonardo Simao, émissaire de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) piétine et a été pris à contre-pied par la subtilité de la manœuvre. La délégation dépêchée par la SADC, en suspendant ses consultations durant les fêtes de fin d’année et instiller une trêve, s’est pris une raclée. Quoique la discrétion prônée par les négociateurs concernant le contenu des discussions prêterait à confusion pour plutôt étayer une thèse des plus farfelus sur l’éventuel consentement de ces derniers sur les pratiques en cours en ce début de quatrième république. D’ici à ce que la communauté internationale considère les processus électoraux initié par la Haute autorité de la transition (HAT), sans l’adhésion des tierces mouvances politiques, comme étant « correct », on en est pas loin! Au train où vont les choses ! Quid de la tenue des communales dans tout ce ramdam ? Ce rendez-vous va être surement renvoyé aux calendes grecques pour faute de combattants.

     
  • Alf Raza 10 h 37 min le 20 December 2010 Permalien | Réponse
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    Chat échaudé dite-vous ? 

    Mais quel mouche a bien pu piquer la France et consort d’avoir voulu adouber Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire ? Voilà qu’une embrouille de première s’installe encore une nouvelle fois dans ce pays. Et si ce pays se scindait en deux après les coups de tête des deux « candidats » ou des …deux présidents ? Une éventualité à ne pas écarter, un scénario inédit qui prendrait à contrepied tous les grands penseurs de la démocratie !

    Une hécatombe est en train de couver au train où vont les choses, rien qu’à voir le scénario déjà éprouvé quelque part au large du grand continent noir : les partisans sans armes d’ Alassane Ouattara ont été envoyés dans les rues afin de s’emparer des bâtiments de la télévision nationale RTI et de ministères-clés qui sont encore aux mains des « sbires » de Laurent Gbagbo avec à la clé environ une trentaine de manifestants tués et presque autant de blessés ! Alassane Ouattara et et son premier ministre désigné Guillaume Soro ont la part belle en envoyant leurs gens au massacre alors qu’ ils sont eux-mêmes bien « au chaud » dans l’enceinte de l’Hôtel du Golfe sous la protection d’un contingent de maintien de la paix de l’ONU composé de 800 hommes lourdement armés…un comble !

    Pas étonnant alors que Laurent Gbagbo avance des accusations contre l’ONUCI de ne pas être restée neutre dans le conflit post- électoral. En représailles, Laurent Gbagbo a exigé samedi le départ des casques bleus de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, l’ ONUCI. Même les français, forts d’un contingent de 900 hommes environs ne sont plus en odeur de sainteté, et ont été sommés ouvertement à quitter la Côte d’Ivoire, une radicalisation hors scénario des scénaristes de service ! D’ailleurs, Charles Blé Goudé, leader de la jeunesse pro-Gbagbo, a déclaré : «La récréation est terminée !»(sic). Celui qui fut le fer de lance des manifestations anti-françaises en 2003 et 2004 semble être sur le pied de guerre. La scission de la Côté d’Ivoire sera un des pires scénarios mais qui pourrait être probable avec Ouattara et ses partisans qui ne veulent pas en démordre, malgré la tentative ratée de la prise de la télévision d’Etat qui a fait couler le sang. L’expérience des autres aidants, Gbagbo a su éventer les attaques de ses adversaires, eh oui, chat échaudé craint l’eau … froide !

     
  • Alf Raza 10 h 56 min le 18 December 2010 Permalien | Réponse
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    Et ça n’a pas raté 

    De nouvelles étoiles viennent de naitre dans le firmament de la transition malagasy. Une pléiade de généraux vient d’être nommée mercredi soir en Conseil des ministres. 26 nouveaux généraux au sein de l’armée, un général de corps d’armée, deux généraux de division. L’homme de toutes les situations depuis 2009 n’a pas été mis en reste dans cette vague de nomination, Richard Ravalomanana est en effet parmi ces nouveaux généraux, se retrouver en première ligne à chaque tensions dans la capitale lui aurait été favorable apparemment. D’ailleurs, le général Lucien André Rakotoarimasy, ministre des Forces armées, a mentionné que les nouveaux nommés sont des « méritants qui ont rempli les critères établis ».

    En tout cas, tant que la machine à produire des officiers d’Antsirabe continue à donner, pour éviter de faire des mécontents dans cet effectif pléthorique d’officiers supérieurs, les nominations d’officiers généraux seront des passages obligés pour les pouvoirs qui se succèderont, avec la sempiternelle question : y aurait-il assez de militaires à commander pour l’ensemble des officiers malagasy ? Une question « à cent balles » qui taraude plus d’un dirigeant de ce pays à coup sur.

    Quoiqu’il en soit, pour la Grande Ile, la mission de médiation de la SADC dirigée par Leonardo Simao est parait-il sur le point de proposer un nouveau protocole d’accord. Une énième proposition axée cette fois-ci sur l’organisation d’une élection présidentielle libre et transparente dans les plus brefs délais, ainsi qu’une conduite consensuelle et inclusive des derniers mois de la transition reposant sur la formation d’un gouvernement d’union nationale et d’une plus grande ouverture au niveau du Conseil supérieur de la Transition et du Congrès de la Transition. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

    Un peu dans cette même dynamique, à l’initiative de l’ONTM, la présence du Syndicat national des agents de voyage (SNAV) français redonne un coup de punch au tourisme malagasy, ainsi qu’un regain de crédibilité pour l’Ile Rouge. L’ile gagnerait à connaitre plus de stabilité et de sécurité, selon le président de ce syndicat pour qu’un touriste puisse venir en toute quiétude, C.Q.F.D! Un pays où il n’y a trop d’événements géopolitiques en jeu n’est pas des plus rassurants.

     
  • Alf Raza 18 h 44 min le 17 December 2010 Permalien | Réponse
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    Etoiles à gogo pour les képis en souffrance 

    L’euphorie des journées festives une fois passées, un repos bien mérité devrait s’en suivre… Eh bien, non, après les successions de fêtes du week-end dernier, la suite du programme ne sera pas de tout repos car après « ce jour faste » où l’on a surement dépensé « sans compter », viendront les jours de vaches maigres où les problèmes irrésolus auparavant seront plus que jamais d’actualité. En cette période de fin d’année, les couacs dans les processus de transition pour les pays africains à problème sembleraient ne pas avoir de fin.

    Les fameux négociateurs de la SADC sont plus que jamais décidés à œuvrer à la sortie de crise tant espérée par les malagasy. Pourtant ils sont bien loin des préoccupations de chaque partie, ne laissant transparaitre aucune lueur favorable à une éventuelle reconnaissance internationale. En tout cas, l’État ayant sorti un budget 2011 encore relativement serré, la dure réalité de la vie ramène tout le monde à une réduction des dépenses. Et pourtant, des ouïes-dires laisseraient penser à des projets de gratifications des militaires avec des montées en grades en gestation. Il coule de source que la pléthore de colonels qui est manifeste au sein de l’armée pousserait le pouvoir en place à en nommer de plus en plus au grade de général pour se préserver d’éventuels sursauts intempestifs d’autres « collectifs » d’officiers frustrés. Il faut comprendre alors que le budget pour une année peut être rallongé à volonté selon l’évolution sur le terrain comme diraient les militaires, en fait, ici, les budgets sont élastiques et étirable à souhait.

    La commémoration du cinquantenaire de la fameuse « indépendance », ainsi que du cinquantenaire de l’armée malagasy sont quelque peu oubliées voire enterrées, d’autres priorités entrant en jeu. D’ailleurs pour le pays, cette double commémoration est sujette à controverse aux yeux de la population : un mauvais souvenir à effacer, une présence des plus mitigées à supporter. Avec l’ajournement des élections qui devaient se tenir, un chamboulement de tout le calendrier préétabli dans la feuille de route est surement prétexte à passer à la trappe ce cinquantenaire des plus encombrants. Une pirouette de plus, pas très élégantes mais qui ferait avancer la Grande Ile vers des horizons 2011 toujours de plus en plus complexe, de plus en plus …étoilés.

     
  • Alf Raza 18 h 42 min le 17 December 2010 Permalien | Réponse
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    Les dinosaures se cachent pour mourir… 

    Des faits qui n’auraient pas dû être anodins mais qui ont été occultés par le cours des évènements dans la grande ile sont assez caractéristiques des us et des manières qui prévalent actuellement. Le refus ou plutôt le déni de tous ce qui fut amène les malagasy à devenir amnésiques par défaut ! Au début de ce mois de décembre, la disparition d’une figure politique des années socialistes est passée presque inaperçu. Le décès d’Ampy Augustin Portos en terre mozambicaine est passé dans les faits divers, banal, sans plus et pourtant en son temps, il occupait presque quotidiennement un espace dans la grille de programme de diffusion de la radio nationale, seule fréquence existant d’ailleurs en cette période, avec un jingle qui était propre à son émission « O ry vahoaka eh… » que les ainés arrivent encore à se souvenir surement, en bien ou en mal c’est selon.

    Et voilà encore qu’une autre figure de la période Ratsirakiste vient de s’éteindre en terre réunionnaise ! Pascal Rakotomavo, est décédé mardi victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC), ayant nécessité une évacuation à La Réunion lundi 6 décembre. Là encore, les nouvelles n’ont été relayées que par très peu support de presse et de média. Et pourtant à une certaine période, de 2001 à 2002, il fut une figure d’exception pour Antananarivo car ayant été le gouverneur de la province quand Ratsiraka avait formé les six provinces de Madagascar en provinces autonomes. Pour le compte de la Nation, il fut premier ministre …

    En tout cas, rien que pour ce mois de décembre la disparition de ces deux mastodontes semble se dresser comme un message prémonitoire de la fin des dinosaures… d’autant qu’à l’issue des rencontres avec les différentes parties malagasy, le Professeur Albert Zafy et les membres de l’Escopol représentés par Alain Tehindrazanarivelo, Alain Andrimiseza et Charles Aimé, ainsi que les représentants de la mouvance Ravalomanana conduits par Mamy Rakotoarivelo et Manandafy Rakotonirina, la délégation de la SADC conduite par le Dr Leonardo Simao a soutenu que la médiation était en bonne voie. L’avènement d’un éclairci pourrait bien pointer à l’horizon avec la médiation qui pourrait se poursuivre jusqu’à Noel.

     
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