Mises à jour de décembre, 2010 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 23 h 48 min le 8 December 2010 Permalien | Réponse
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    Tout est « par silence »… 

    Citant le PAM, Programme alimentaire mondial, par l’intermédiaire de sa représentante Krystyna Bednarska, « La situation dans le Sud est très préoccupante. Même avec toutes les contributions actuelles, les besoins sont au-delà de notre capacité », on ne peut que s’étonner des réalités et du quotidien que vivent les malagasy dans cette région. Difficile De réaliser que 200 000 personnes, selon ses dires, nécessitent un besoin immédiat d’assistance alimentaire exceptionnelle. Et pourtant cela se passe dans cette même et unique ile, bien loin des priorités du pouvoir central. Vivement que les « tsena mora » arrivent dans cette région frappée par la disette selon le PAM pour palier à cette carence.

    A ce qu’il parait, le 1er décembre dernier, 2 150 tonnes de denrées alimentaires en provenance des Etats-Unis ont été débarquées au port de Toliara. Reste à savoir si ces fameuses denrées arriveront à destination…en totalité ou non. La quantité est d’ailleurs dérisoire mais c’est mieux que rien ! Cela donne une moyenne de 10 kilos environ par personne pour ces « 200 000 » personnes. Un peu simpliste comme analyse mais avec le peu d’information là-dessus… on ne peut que spéculer malheureusement. A fortiori, la forte présence des gens originaire du sud, dans d’autres régions de l’ile ainsi que dans la capitale indiquerait une migration massive de sa population vers des régions plus prospère, moins vulnérable à la disette.

    Survoler Tuléar et ses environs est des plus tristes, à voir le lit du fleuve Fiherenana asséché sans une goutte d’eau, on comprend ce que peut bien dire le mot «désertification ». Même les malagasy ne font pas grand cas de ce qui se passe dans le sud, ce sud longtemps considéré comme inaccessible, vu l’état des routes, et dont on connait très peut, mis à par l’aridité et le peu que relatent les livres qui sortent sur ce « sud ». Pas étonnant qu’un diplomate français, l’Ambassadeur de France de surcroit, arrive à qualifie la situation dans le Grand sud de « catastrophe silencieuse ». Mais rien d’étonnant également à cela car il n’y a pas que le sud et sa catastrophe qui reste silencieuse…

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  • Alf Raza 23 h 46 min le 8 December 2010 Permalien | Réponse
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    Alea jacta est ! 

    Et voilà ! On entre de plein pied dans la quatrième république ! Le sort en est jeté, Le TGV a pris tout le monde de vitesse. La proclamation des résultats du scrutin référendaire du 17 novembre vient de se faire hier 06 décembre 2010. La Présidence de la Haute autorité de transition appelle à la liesse populaire pour la promulgation de la naissance de la 4e République le samedi 11 décembre prochain. Assurément, cela va être un jour faste pour les habitants de la ville d’Antananarivo en particulier qui verront en même temps l’inauguration de leur nouvel Hôtel de ville.

    La cérémonie de mise en place officielle de la quatrième République de Madagascar, le samedi 11 décembre prochain sera, à n’en pas en douter au vu des précédentes journées festives organisées durant la transition, baignée d’une ambiance folle. Des feux d’artifice et des shows assurés par de grands artistes seront au programme et ce dans chaque chef-lieu des 6 anciennes provinces. La Grande Il e se retrouve donc une fois de plus à la croisée des chemins, un baroud d’honneur à la troisième et un grand … viva pour la quatrième !

    Au niveau national donc, tout est au beau fixe, car proclamation aidant, la légalisation du régime en place tendrait à une légitimation… de fait comme à l’accoutumé. Les leaders des autres mouvances n’auront que leurs yeux pour pleurer face à cette situation. D’autant qu’une ancienne figure politique de la Grande Ile vient de décéder loin de l’ile, au large des côtes du côté du Mozambique, laissant comme un arrière gout d’amertume sur les bords. La famille d’Ampy Augustin Portos a en effet annoncé que ce dernier vient de décéder à 70 ans, samedi au Mozambique. Les vieux loups de la politique à Madagascar en auront pas mal de ressentiments à coups sur ! Cela pourrait surement hypothéquer toute velléité de retour au pays pour bon nombre d’exilés, à moins que cela ne fasse l’effet contraire…allez savoir. En tout cas les vieux briscards restés au pays risquent fort de ne pas s’en remettre avec pareil disparition de peur que cela ne fasse un effet d’entrainement, un début de la fin en somme avec le plébiscite annoncé d’un jeunot au sommet du pouvoir.

     
  • Alf Raza 23 h 44 min le 8 December 2010 Permalien | Réponse
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    Allez jouer ailleurs ! 

    Décidément, la réalité des faits est là pour démystifier les assertions de certains malagasy sceptiques qui se refusent d’être considéré comme des africains. La réalité les rattrape inexorablement telle une gifle en pleine figure. L’exemple ivoirien est des plus éloquents quand à l’appartenance de la Grande Ile à la clique africaine. Telle des vases communicants, les modes opératoires s’échangent d’un pays à un autre, en un aller-retour des plus simples, naturellement. Laurent Gbagbo a eut comme émules pas mal de « nouveaux dirigeants » du Continent noir Madagascar compris, instaurant le mode « transitoire » comme étant un modus operandi standard dans le maintien au pouvoir. On avait ainsi assisté à une forte tendance à prendre comme modèle le processus ivoirien pour gérer et sortir de la crise. Mais comble de l’ironie, on constate ces derniers jours à une inversion surprenante : la Côte d’Ivoire glisse tout doucement vers une république à …deux présidents avec tout le bazar qui s’en suive, Madagascar à fait des émules à n’en pas en douter.

    A espérer seulement que dans cette fâcheuse tendance à s’échanger des procédés, l’Ile rouge ne commence à voir …rouge ! Le modèle ivoirien n’étant pas des plus favorables au vu des violentes tensions qui ont fait deux morts dans la nuit de vendredi à samedi, ainsi que des incidents sporadiques qui ont éclaté dans certaines régions. Antananarivo commence à en avoir ras le bol d’endurer à tout bout de champs vicissitudes des guéguerres politiques qui mettent la ville des Milles à feux et à sang. Il est plus que temps que ceux veulent jouer à la guéguerre se trouvent un autre terrain, un autre champ de bataille autre que la ville d’Antananarivo.

    C’est lassant de voir les palais, les bâtiments publics et autres locaux privés brûler ; la politique de la terre brulée a assez fait de dégâts. Maintenant qu’on est près d’inaugurer le nouvel Hôtel de ville « flambant neuf », et qu’on commence à revoir le palais de Manjakamiadana dans la lumière de la nuit, toutes velléités d’allumer le feu des manifs et autres émeutes doivent cesser, on se doit de préserver la ville des exactions et des débordements irréfléchis. La fierté des tananariviens pour leur ville se doit de primer pour une vie meilleure, passer au-delà des faiblesses des moutons de panurges, botter en touche pour dire …allez jouer ailleurs !

     
  • Alf Raza 23 h 43 min le 8 December 2010 Permalien | Réponse
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    La presse dans tous ses états 

    Et voilà, Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 28 novembre avec plus de 51% des voix. Le Conseil constitutionnel l’a proclamé ainsi, vendredi au détriment de l’autre candidat qui, selon les résultats provisoires de la commission électorale donnaient Alassane Ouattara vainqueur. Cette réélection de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire a été déclarée avec un imbroglio des plus caractéristiques en Afrique : à chacun son résultat, selon la tendance. La Commission électorale indépendante (CEI), a crédité Alassane Ouattara de 54,1% contre 45,9% au président sortant, tandis que le Conseil constitutionnel, dirigé par un proche du chef de l’Etat donnait 51,45% des suffrages à Laurent Gbagbo, contre 48,55% à son rival.

    Rien de surprenant alors que les uns et les autres aient des tendances aux putschs à chaque saison que Dieu fait. En tout cas, pour l’homme fort du moment en Côte d’Ivoire, c’est un coup de maître pour ne pas le qualifier de coup de force, un putsch électoral en somme. D’ailleurs, avec un scénario classique cela se conforte : l’armée a fermé les frontières, les autorités ont suspendu la diffusion des médias audiovisuels étrangers comme France 24, TV5 Monde, Radio France Internationale (RFI).

    Les médias qui ne sont pas à la joie ces derniers jours, à l’instar de celui en ligne, le site WikiLeaks, qui se coltine tous les malheurs du monde, que ce soit pour le site que pour son fondateur. L’Australien de 39 ans, Julian Assange, le fondateur du site Wikileaks est sous le coup d’un mandat d’arrêt international, et comme le malheur ne vient jamais seul, la boue remonte à la surface car il est également visé par un mandat d’arrêt d’Interpol dans le cadre d’une enquête pour « viol et agression sexuelle » en 2008 en Suède.

    Autant ne pas mentionner le coup de poker de la presse britannique à propos des révélations de « dernière minute » sur les cas de corruptions aux sommets pour la FIFA juste au moment crucial précédant le vote désignant l’organisateur du Mondial-2018 par la FIFA à Zurich. Un coup d’épée dans l’eau, ratant toute velléité d’influencer le comité. Mais à quelque chose malheur est bon, la presse russe se fait des gorges chaudes sur le choix de la Russie comme hébergeur du mondial en 2018. Comme quoi, à trop être partisane, la presse y perd en crédibilité.

     
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