Les évolutions de la situation sur le terrain

La forte endurance du malagasy à traverser les trois républiques sans coup férir est des plus surprenantes, même les « spécialistes » de la Banque Mondiale n’ont pu trouver de mots pour expliquer cette résistance que par la forte capacité de l’informel pour maintenir hors de l’eau la population, et ce malgré la crise qu’on dit s’étaler dans le temps à Madagascar. Le stoïcisme les protégeant contre les vicissitudes des politiques successives véhiculées dans l’ile, l’avènement d’une nouvelle république est passé comme une lettre à la poste, n’exerçant que peu ou prou de changement dans le court de la vie. L’effervescence des préparatifs pour les fêtes de la nativité aidant, l’approbation de la nouvelle constitution malagasy n’a finalement soulevée aucune vague importante. La nouvelle devise « Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana » sera là pour donner une autre dimension par rapport aux précédentes sur ce que seront les valeurs de la quatrième république de Madagasikara.

Une fois les fêtes passées, les habitants de la Grande Ile qui ont toujours eut cette fâcheuse tendance à s’octroyer les faveurs des plus forts quel qu’en soit la période, auront donc à chanter sur une nouvelle partition, les autres mouvances ayant semble-t-il égaré la leur depuis un certain temps déjà. Ce changement de partition est déjà palpable au vu de l’évolution tangible de la position de la Communauté Internationale via les négociateurs de la SADC. Apparemment, les malagasy se sont accommodés du changement de devise, chose qui, en cinquante ans d’indépendance, s’est produit assez fréquemment. Les malagasy n’ont jamais été fidèles de ce côté-là, à croire l’indifférence est de mise sur ce sujet. La sagesse de « se mettre du côté du plus fort » est assurément la meilleure des devises pour s’assurer une longévité à toute épreuve. Car on sent déjà poindre à l’horizon, avec les récentes déclarations de l’Organisation internationale de la francophonie ou de la France ainsi que des Etats unis, un semblant de début d’acquiescement sur la pertinence des résultats du référendum malgré quelques couacs. De là à ce que ces derniers soutiennent les élections suivantes, il n’y a qu’un pas ! Décidément pour les fêtes, cette « trêve » risque de gâcher des « rêves ».

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