Mises à jour de décembre, 2010 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 18 h 39 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Noël à tout va 

    La fête de la Nativité pour près de deux milliards de chrétiens a été célébrée presque à l’unisson, à quelques heures de décalages près, avec toutefois un bémol dans l’homélie du Pape Benoit XVI, devant les milliers de fidèles assemblés dans la basilique au Vatican : «Seigneur, réalise totalement ta promesse: brise les bâtons des tortionnaires, brûle les chaussures bruyantes (des soldats), fais que finisse le temps des manteaux couverts de sang ». Un message de ras-le-bol à lire en filigrane dans cette homélie du Pape adressé à tous ceux adeptes de violence et de guerres !

    Quoiqu’on dise, ce Noël n’est pas un noël de tout repos pour tous les chrétiens du monde, tels chrétiens d’Irak, qui ont fuit leur pays suite à la violence et l’intégrisme, aux assassinats dans les églises même. Ou au Nigeria, où dernièrement, au moins huit personnes ont été tuées par une explosion dans le centre du pays, une région où les tensions sont vives entre communautés chrétienne et musulmane. Une attaque attribuée à des intégristes musulmans contre des fidèles chrétiens assistant à une messe de Noël. Ou encore aux Philippines, dans le sud du pays sur l’île de Jolo, en proie à une rébellion musulmane, où un prêtre et cinq fidèles ont été blessés par l’explosion d’une bombe dans une église où était célébrée la messe de Noël. Et la liste pourrait être longue et risquerait d’assombrir ce jour de lendemain de noël.

    Madagascar peut s’estimer heureux, une ile bénie où les dimanches et jour fériés chrétiens, sont encore sacrés. Des jours où tout s’arrête pour les chrétiens comme pour les autres croyances, où les trêves sont de rigueur pour les politicards de tout bord. Alors, autant en profiter au maximum avant que des hurluberlus ne prennent définitivement la tangente.

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  • Alf Raza 18 h 37 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    La Guinée au-delà de la guigne 

    Si on parlait de transition, celle de la Guinée est en cours de finition et d’après les dernières informations, Alpha Condé, qui avait été investi mardi à Conakry en présence de 13 chefs d’Etat africains, vient de recevoir, mercredi, la démission du gouvernement de transition conduit par Jean-Marie Doré auquel il a assuré qu’il avait « assumé parfaitement » sa mission, ouf ! Pourrait-on enfin assister à une fin heureuse sur le continent noir ? Rien qu’à voir la Côte d’Ivoire voisine, cela pourrait laisser perplexe, cette voisine qui, depuis « les sorties » des résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre se voit replonger dans le chaos avec une très grave crise politique qui, selon l’ONU, a fait déjà au moins 50 morts.

    Cette Côte d’Ivoire qui a semble-t-il pris des leçons au large de l’Océan Indien, mais qui n’a pas hésité à prendre la tangente pour sombre dans la violence. En tout cas, la communauté internationale se fera une joie de citer en exemple la guinée où, même le candidat battu, Cellou Dalein Diallo, après avoir dénoncé des fraudes, avait finalement décidé d’écouter la voix de la raison et accepter les résultats définitifs en reconnaissant la victoire d’Alpha Condé. Force est de reconnaitre que Jean-Marie Doré et son gouvernement a su y faire pour dirigé de main de maitre, depuis le début de l’année 2010, « leur » transition. Une maitrise sans les avatars qu’ont subis ses voisins en s’assurant l’adhésion de la population guinéenne tout au long de la période transitoire.

    Alors, pour la grande ile, quid de la bonne clé de répartition dans le futur remaniement tant attendu pour amener à une quatrième république sans ambages, à l’image de la Guinée ? Décidément, on ne peut s’empêcher de citer continuellement l’heureux gagnant de cette année 2010 qu’est la Guinée qui a su maîtriser avec brio toues velléités de trouble ou de contestation…. Alpha Condé qui avait été condamné à mort par contumace sous le régime dictatorial de Sékou Touré, entre 1958 et 1984) et également emprisonné pour complot sous le régime de Lansana Conté de 1984 à 2008 a su trouver les mots clés pour faire taire toute remontrance : il s’est engagé à réformer l’armée, à revoir les contrats miniers, à réconcilier les ethnies et à généraliser l’accès à l’eau, l’électricité et à l’éducation, du classique mais qui a fonctionné !

     
  • Alf Raza 18 h 36 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Les évolutions de la situation sur le terrain 

    La forte endurance du malagasy à traverser les trois républiques sans coup férir est des plus surprenantes, même les « spécialistes » de la Banque Mondiale n’ont pu trouver de mots pour expliquer cette résistance que par la forte capacité de l’informel pour maintenir hors de l’eau la population, et ce malgré la crise qu’on dit s’étaler dans le temps à Madagascar. Le stoïcisme les protégeant contre les vicissitudes des politiques successives véhiculées dans l’ile, l’avènement d’une nouvelle république est passé comme une lettre à la poste, n’exerçant que peu ou prou de changement dans le court de la vie. L’effervescence des préparatifs pour les fêtes de la nativité aidant, l’approbation de la nouvelle constitution malagasy n’a finalement soulevée aucune vague importante. La nouvelle devise « Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana » sera là pour donner une autre dimension par rapport aux précédentes sur ce que seront les valeurs de la quatrième république de Madagasikara.

    Une fois les fêtes passées, les habitants de la Grande Ile qui ont toujours eut cette fâcheuse tendance à s’octroyer les faveurs des plus forts quel qu’en soit la période, auront donc à chanter sur une nouvelle partition, les autres mouvances ayant semble-t-il égaré la leur depuis un certain temps déjà. Ce changement de partition est déjà palpable au vu de l’évolution tangible de la position de la Communauté Internationale via les négociateurs de la SADC. Apparemment, les malagasy se sont accommodés du changement de devise, chose qui, en cinquante ans d’indépendance, s’est produit assez fréquemment. Les malagasy n’ont jamais été fidèles de ce côté-là, à croire l’indifférence est de mise sur ce sujet. La sagesse de « se mettre du côté du plus fort » est assurément la meilleure des devises pour s’assurer une longévité à toute épreuve. Car on sent déjà poindre à l’horizon, avec les récentes déclarations de l’Organisation internationale de la francophonie ou de la France ainsi que des Etats unis, un semblant de début d’acquiescement sur la pertinence des résultats du référendum malgré quelques couacs. De là à ce que ces derniers soutiennent les élections suivantes, il n’y a qu’un pas ! Décidément pour les fêtes, cette « trêve » risque de gâcher des « rêves ».

     
  • Alf Raza 18 h 35 min le 27 December 2010 Permalien | Réponse
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    Audaces fortuna juvat 

    Il semblerait que la messe est dite ! Les législatives auront lieu le 16 mars 2011 prochain, anticipant les élections communales « prématurées » de ce mois de décembre 2010. Une grande opportunité pour les jeunes loups qui se sont trouvés une vocation dans la politique durant les prémices de cette transition, mais une aubaine également pour l’équipe du président actuel de la transition qui n’attendait plus qu’une telle opportunité pour asseoir, plébiscite issue du référendum aidant, la notoriété du mouvement initié par ce dernier. Pour continuer l’ensemble des projets et des actions entreprises, briguer un mandat pour assurer la continuité est surement une nécessité absolue, tant au niveau du législatif que de l’exécutif. Les multiples projets déjà mis sur les rails durant cette transition pour ne citer que la réfection de la nationale 44, les travaux de réhabilitation de la RN 35 reliant Mahabo et Morondava, le lifting d’Antsonjobe, les nouveaux hôpitaux …auront besoin d’un maximum d’appui dans cette quatrième république.

    Un nouveau pari en tout cas pour arriver à mobiliser une nouvelle fois l’ensemble des électeurs. Cette fois-ci, les délais impartis pour pareil consultation ont été respectés, les remontrances sur la précédente consultation concernant le temps, relativement court, pour la convocation des électeurs ont été éventées. La population n’auront plus qu’à « subir » les assauts des futurs candidats, et il y aura foule assurément qui se bousculeront au portillon, qui se démèneront comme d’habitude à déblatérer et arguer à tour de bras pour gagner les faveurs des électeurs. Ce qui est sur pourtant, c’est que ces temps derniers, le quotidien prend le dessus sur la population qui s’est résignée à passer les périodes des fêtes de fin dans l’austérité, porte-monnaie oblige !

    Pour le pouvoir en place, s’armer d’audace et de célérité est devenu le leitmotiv, c’est bien connu, la fortune souri aux audacieux ! Car ni pour l’opposition qui ne reconnait pas d’ailleurs le pouvoir en place, ni pour la Plate-forme nationale des organisations de la société civile de Madagascar (PFNOSCM), la tenue de ce prochain rendez-vous avec les urnes ne tient pas la route, ça les a pris de court en fait ! Un coup de poker qui risque fort de faire gagner toute la table, nonobstant l’existence de désaccord sur cette date ou le bien fondé même de ces élections, bien loin des démarches consensuelle et inclusive tant attendues.

     
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