Mises à jour de septembre, 2011 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 17 h 16 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    Langage des signes pour une bande de muets ? 

    ( du 02 SEP 2011)
    Un des points forts acquis par la poigne de fer- et militaire- de l’actuel Premier ministre est cet exercice fastidieux de rabattre le caquet à l’armée en lui rendant son mutisme légendaire, car durant les premiers jours de la transition, celle-ci n’avait pas toujours sa langue dans sa poche. Depuis quelques mois, la grande muette est pourtant entrée dans un mutisme exacerbant, tellement elle a habitué le public à des déclarations tonitruantes, bien qu’elles furent sans lendemain pour la plupart, noyées dans l’œuf. Une chose est sur, le président de la transition a su , dernièrement, prendre le taureau par les cornes pour arriver à pareil résultat. La « grande muette » qui se garde bien de faire le moindre communiqué pour confirmer ou infirmer les rumeurs de coups à l’encontre du pouvoir en place. Il fut un temps, des officiers avaient manifestés leurs inquiétudes sur la situation actuelle de Madagascar. Ils avaient fustigé la versatilité des plans de sortie de crise avancés par la HAT qui pêchent par le non respect du temps imparti et le flou total concernant les moyens pour y parvenir.
    Il est vrai que l’insécurité associé à l’impunité caractérisée avec la corruption patente à tous les niveaux tapent sur les nerfs des malagasy, les pillages des ressources et des richesses naturelles restant impuni donnent également un sentiment de frustration sans précédent. Déjà que des inspecteurs d’Etat avaient relevé de nombreuses irrégularités, allant de prestations fictives à de faux et usage de faux, de favoritisme et délits d’initié, d’ abus de fonction, de détournements de deniers publics et de chèques-carburant et bien d’autres encore. Seulement, ces inspecteurs d’Etat se sentent impuissant. Et si eux se retrouvent dans de tel état d’esprit, où pourrait-on bien aller ?
    Mais finalement, quoi qu’on puisse dire, Andry Rajoelina a tranché : lui et son gouvernement ont décidé d’embrayer la vitesse supérieure en s’avançant vers une éventuelle signature d’une Feuille de route. Il a choisi ainsi de franchir le Rubicon pour se dépatouiller de cet épineux ultimatum lancé un peu trop à la légère, à la SADC. Par contre, toujours pas de calendrier en vue, à croire que cela va se décider suivant « l’inspiration » du moment… Il faut croire que la géométrie variable des alliances politiques du moment commence à créer des pressions et des tensions diverses pas toujours réjouissantes, ces courants politiques étant par trop versatiles créant des remous et des …vagues.

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  • Alf Raza 17 h 11 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    Et après Nadine… ? 

    ( 01 SEP 2011)
    Les dernières sorties publiques de Nadine Ramaroson étaient sulfureuses. Elle a commencé à hausser le ton. Outragée par les trafics de bois de rose laissées en plan, les cas de pédophilie restée impunie, sans parler de la corruption au plus haut niveau, et dernièrement les litiges fonciers qui ont failli tourner au vinaigre du côté de Mahajanga… Il faut reconnaitre que sous sa houlette, le ministère de la population n’a eu de cesse de s’activer sur pas mal de point chaud à travers l’ile. Brulants sont les cas dont elle s’est choisie d’être la protectrice, consciente du danger qu’elle encourait, elle a fait front jusqu’au bout, même en acceptant cette invitation spéciale du ministère du tourisme pour le Festival de la baleine, «Tsolabe». Sans jeter de l’huile sur le feu, être le seul membre du gouvernement à être présent relève de l’incongrue, car même le ministre de tutelle, en l’occurrence celui du tourisme, n’a pas daigné faire le déplacement. Mais bon, ce qui est fait est fait, la vie continue…
    D’autant qu’avec l’ultimatum de la HAT lancé à la SADC qui vient d’expirer, on ne sait plus sur quel pied danser, du moins le commun des malagasy, car les opportunistes de tout bord continueront de plus belle à s’occuper à leur convenance à ne pas en douter. Ce qui est sur c’est que cette semaine les esprits seront obnubilés par les décès de « Soanierana Ivongo ». Ainsi, le président de la commission Défense Nationale et de la Sécurité, au sein du CST, Alain Ramaroson, l’oncle paternel de la défunte ministre de la population et des affaires sociales, n’a pas manqué de lancer que des investigations poussées sur ce naufrage seront entreprises, des doutes et de fortes présomptions semblent peser sur cet accident, qui est pour le moins inacceptable.
    Mais maintenant que celle considérée comme défenseuse de la plèbe n’est plus, qu’adviendra-t-elle de celle-ci ? Cette même plèbe qui a été manipulée par des politicards sans vergogne et qui se retrouve au final démuni … après avoir démuni, quelle ironie ! En tout cas, rien ne dit que cela va aller en s’améliorant, vu la manière dont la SADC s’occupe du cas malagasy, ce n’est pas demain la veille que la grande ile aura l’assentiment de l’ensemble de la communauté internationale. D’ailleurs, les autres pays membres de la SADC sont plutôt enclin à s’occuper d’eux-mêmes ces derniers temps vu les multiples accords et projets qui ont été mis sur les rails lors des différentes réunions où l’on a fait croire au malagasy qu’elles apporteraient des solutions…plutôt des nèfles, oui !

    Ultime hommage à Nadine Ramaroson

     
  • Alf Raza 17 h 05 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    « Bolabola », des noms et des visages : pourquoi maintenant ? 

    (du 30 AUG 2011)
    Une chaine télé de la capitale a diffusé aux infos une bride de reportage sur les …aboutissants du fameux trafic de « bolabola ». Des séquences montrant, à visage découvert, les acheteurs chinois qui se sont permis de dévoiler l’implication de grosses pontes au pouvoir actuellement au pays. Les questions qui taraudent: pourquoi seulement maintenant et dans quel but ? Car pareil information, jamais révélée, n’est en somme que secret de Polichinelle, car la plus facile à trouver c’était les destinations des bois précieux, seulement quid de celui qui en informerait le grand public ? Seulement, il se trouve que remonter la filière et en dévoiler le contenu est la pure boite de Pandore dans cette histoire de bois. Affaire de gros sous, affaire de gros …dessous…
    « Bolabola » doit bien rimer avec « moramora » pour avoir vécu et survécu aussi durablement malgré les remontrances des protecteurs de l’environnement tel Global Witness pour ne citer que celui-ci. « Moramora » pour se payer la tête des contribuables qui se font flouer sur toute la ligne dans cette histoire de lutte contre ce trafic. On ne dévoilera jamais les noms des barons de ce trafic, comme on ne verra jamais de grosses pontes tomber pour …trafic de bois précieux. C’est courir après des chimères que de croire que les vrais patrons des petits malfrats et autres seconds couteaux qui se sont fait chopé pourront se faire avoir ! Que nenni ! Avec tout le blé qu’ils se sont fait, ils ne vont pas se faire tirer comme des canards sauvages sans broncher, pardi !
    De toute façon, à y voir de près, on marche la tête à l’envers actuellement. Surprenant d’entendre les joueurs des Baréas sanctionnés pour leurs mauvaises performances. Sous d’autres cieux, ça aurait été les têtes de la fédération qui seraient tombé sous le couperet ! Avec des gestions d’un autre temps à quoi peut-on bien s’attendre ? A des résultats d’antan pour sûr ! Et qu’est-ce qu’on a bien pu avoir dans le temps ? Des nèfles ! En ce troisième millénaire, prendre encore les jeunes pour des …moutons de panurge est la pire des insultes pour eux, question de génération. A l’ère de l’internet et des hautes technologies, prendre les joueurs pour des babas incapables de gérer « de l’argent de poche » à bon escient a mené à des résultats que l’on sait, alors à qui la faute, sans rire ? D’ailleurs, affublé du sobriquet de « baréas », ces joueurs ne peuvent qu’en épouser les caractères…

     
  • Alf Raza 17 h 02 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    Un Stéphane qui en cachait un autre ! 

    (du 29 AUG 2011)
    Le décès brutal de notre collègue de Madagascar Matin, Stéphane Razafitsoa, nous a laissé sans voix ! Dans la fleur de l’âge, il avait bien des projets en tête, et loin de lui faire des éloges funèbres, il est bon de reconnaitre qu’il fut un collaborateur fidèle, discret, et bosseur. Un de ces aficionados des jeux d’échec à ses heures perdues, il maintenait toujours le cap dans sa page d’analyse économique qui lui était « dédiée » dans le journal. Bosseur jusqu’au bout des ongles, c’est à la sortie d’une formation de trois jours avec la WWF qu’il s’est trouvé mal en point pour rendre l’âme aussitôt sans qu’on ait pu faire grand-chose. Qu’il repose en paix !
    Le monde de la presse malagasy n’arrête pas d’essuyer des revers en un temps relativement court, car elle vient de perdre également une de ses grandes figures. Stephane Jacob de Midi Madagasikara s’est éteint, quant à lui, dans la nuit de samedi à dimanche. Un autre Stéphane est aussi parti rejoindre le Valhalla des journalistes, là où leurs plumes continueront de gribouiller. Paix à leurs âmes !
    Voilà une chronique qui sort de l’ordinaire, mais les circonstances de cette fin de semaine ne sont pas ordinaires justement ! En l’espace de trois jours, le monde de la presse se retrouve amputé de deux de ses membres. Il y a de quoi être secoué ! Sans compter un certain Solo Randrasana, le réalisateur cinématographique malagasy qui a réalisé dans les années 70 une série de documentaires consacrés au monde rural, aux questions sociales et politiques entre autre. Difficile de le dissocier du monde du journalisme…. Pareille série ne présage rien de bon ! Vu la situation qui prévaut dans la Grande Ile, même une goutte de pluie qui tombe en cette saison est sujet à controverse, alors…
    Encore que, de source confirmée, un autre journaliste, Heriniana Andrianjafison, qui a fait le déplacement vers le Festival des baleines, a trouvé la mort au large des côtés de l’ile Sainte Marie, la vedette où il se trouvait a semble-t-il chavirée en rejoingnant la côte Est de la Grande Ile! Une série noire sur toute la ligne ! D’autant qu’à cet accident maritime s’est adjoint la mort d’un ministre en la personne de Nadine Ramaroson ! Quatre journalistes en trois jours ! La cata, en un rien de temps ! Pire qu’une chronique nécrologique…

     
  • Alf Raza 16 h 48 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    42 ans de mainmise, pour une chute éclair 

    (du 27 AUG 2011)
    Ce vent de printemps de tous les dangers, pour les dirigeants des pays arabes, n’arrête pas de charrier derrière lui son lot de violence et désolation. La Libye a eu sa part, ou du moins entre dans une nouvelle phase avec la prise de contrôle de Bab al-Aziziya, quartier général de Muammar Kadhafi, à Tripoli par les insurgés. Une avancée significative dans le renversement du régime du guide libyen. Quelque part, les théoriciens avance nt que la victoire des insurgés libyens, est une première étape vers un « Etat de droit » dans ce pays, et que par ricochet cette situation aura surement un effet mécanique sur un autre Etat en proie à un brasier qu’est la Syrie.
    D’autant que, les pays européens ont présenté mardi au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution infligeant de nouvelles sanctions à la Syrie et visant en particulier le président Bachar al-Assad. Pour l’instant, la Syrie est préservée contre l’usage de la force par ses alliés que sont la Russie et la Chine qui se sont opposées à toute menace d’intervention contre la Syrie, le classique : « C’est à la Syrie de décider de l’avenir de la Syrie » aura toujours cours, du moins jusqu’à nouvel ordre. A remarquer aussi que les pays émergeants tels l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud donnent de la voix pour soulever des objections également.
    Madagascar est loin de ces tracasseries violentes, au pays du « moramora » tout va « moramora-ment », les élections tant décriées et tant espérées de part est d’autre des entités dirigeantes et opposantes, mettent du temps à voir le jour, au final on se retrouvera face à un seul rendez-vous possible pour cette année 2011, vu que tout scrutin doit se tenir durant la saison sèche, entre le 30 avril et le 30 novembre, sauf cas de force majeure prononcée par la juridiction compétente, sur saisine de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) au niveau territorial selon la catégories d’élections (sic), cela veut tout dire et ne rien dire à la fois ! La convocation des électeurs aux urnes devant également se faire au moins 90 jours avant la date du scrutin. Le pouvoir en place devrait donc se prononcer sur la date du scrutin au plus tard le 30 août prochain pour ne pas prendre pied en pleine saison de pluie. La troisième année de transition est donc un fait avéré.

     
  • Alf Raza 16 h 36 min le 23 September 2011 Permalien | Réponse  

    Circulation chaotique à gogo 

    (du 26 AUG 2011)
    Cette trêve latente entre gestionnaire de la ville et ces « commerçants informels » est de plus en plus pesante jusqu’à en être suffocante au fur et à mesure que l’on sent s’avancer vers les élections souhaitées par les tenants du pouvoir dans la Grande Ile. L’anarchie se fait de plus en plus pesante en centre ville et plus particulièrement à Analakely le long de l’Avenue de l’indépendance, à Soarano, à Ambodililao et alentours. Circuler en voiture est des plus chaotiques, les bouchons empoisonnent étrangement la vie au quotidien à toute heure de la journée, et un ras-le-bol se fait sentir. Avec les déviations, le défaut de signalisation, l’incivilité des automobilistes et l’opportunisme des motards, rouler occasionnellement relève d’un véritable calvaire à Antananarivo, la confusion aidant, c’est devenu d’un compliqué.
    Déjà, que les vendeurs à la sauvette, qui ne sauvent presque plus d’ailleurs, s’accaparent des places fixes en plein trottoir, déployant des étals sans vergogne encombrant même de plus en plus la chaussée, les parkings, voire l’avenue toute entière. Une anarchie poussant les uns et les autres à contrevenir aux codes de la route élémentaires, les uns roulant à contre-sens, les autres coupant ici et là sans respect pour les priorités et les stops. Finalement, quand on est assez courageux pour s’immiscer dans la circulation à Analakely, par esprit grégaire ou par mépris de l’ordre, allez savoir, on se prend à enfreindre les plus élémentaires des règles régissant la circulation. Et vlan, bonjour les collisions !
    « Sévir » a pris un autre sens pour les agents de la circulation ces temps derniers, le temps n’etant pas à la répression, susceptibilité de l’électorat à ménager peut-être, les gens ayant les nerfs à fleur de peau au risque d’avoir des réactions épidermiques à la moindre contrariété. On se surprend à croiser des scooters chargés « à trois », sans casques passant à proximité des agents de la circulation qui tournent volontairement le dos à ces motocyclistes, d’ailleurs pas mal de ces agents sont des utilisateurs de ces deux roues et il y en a qui roulent sans vergogne en tenue et sans casque s’il vous plait, comment pourront-ils sanctionner alors ? Sûr que la politique de l’autruche des agents de la CUA est la plus indiquée en pareil circonstance face aux incivilités caractérisées qui se perpètrent en centre ville. Peu de considération alors pour les piétons usagers des trottoirs, pas forcément « acheteurs », qui se font houspiller par les opérateurs « informels » qui « trustent » les trottoirs, les arcades et les parkings.

     
  • Alf Raza 22 h 34 min le 22 September 2011 Permalien | Réponse  

    Et ces « grosses têtes » qui n’en font qu’à leurs têtes 

    (du 24 AUG 2011)
    Aux dernières nouvelles, les rebelles ont pénétré dans le complexe fortifié de Mouammar Kadhafi à Bab Al-Azizia. Beaucoup pensent que la fin est proche pour le leader libyen, et l’ensemble des évènements en Libye y converge. A des milliers de kilomètres de Tripoli, quelque part au milieu des newyorkais, un certain DSK reprend son souffle après que le juge ait abandonné les charges contre lui. Le gros de ses soucis est parti en fumée, reste qu’il doit encore affronter une plainte au civil déposée par Nafissatou Diallo, ainsi que deux autres actions intentées en dans son pays, la France. A n’en point douter, son retour dans l’hexagone serait comme une libération sans aucun doute, mais aux Etats-Unis, ce soulagement sera des plus mitigés car la justice américaine peut disposer de trente jours pour lui remettre son passeport et l’on ne peut être sûr de la bonne volonté des américains sur ce chapitre là.
    La grande surprise sera surement la décision de DSK au sujet des primaires du PS. Rien pour l’instant ne peut l’interdire d’y participer, s’il arrive à temps en France, mais la décence tant soulevée permettrait-elle de le laisser s’y engager ? Quelle controverse pour cet ancien homme fort du FMI, et quel coup dur pour ceux qui ont compté sur lui pour les présidentielles, mais bon, avec le doute qui s’est incrusté dans le subconscient des français, s’y investir serait pour lui des plus hasardeux. On est loin des facéties des politicards malagasy qui se moquent bien d’avoir été mis en d’aussi mauvaise posture, si toutefois ils se laissaient faire !Ce mythe de l’impunité des politicards est si ancré dans l’esprit des malagasy que ça en est devenu une seconde nature. Rien qu’à voir les opportunistes de tout acabits dans la grande ile qui se parent volontiers des atours des tenants du pouvoir pour faire pression sur tout et partout. Il est entrée dans les mœurs de voir ces grosses voitures noires aux vitres teintées qui s’ouvrent des passages dans les circulations encombrées de la capitale à coup de sirène ou de klaxon, de feux de détresse, osant se garer partout et n’importe comment sans se soucier des autres usagers de la route ; Même les policiers de la circulation n’arrivent plus à les réguler, certains foncent même à vive allure au risque d’écraser le policier qui s’essaye à les opportuner. C’est pire que ce qu’ont vécu les soviétiques avec les voitures Zil des officiels, mais ça c’était à une autre époque et sous d’autres cieux, à moins que ce ne soit qu’une « transposition » ?

    Zil de l’ancien URSS

     
  • Alf Raza 22 h 23 min le 22 September 2011 Permalien | Réponse  

    L’heure de l’hallali pour le renard du désert tarde à venir 

    (du 23 AUG 2011)
    Une vision des plus édifiantes dans cette «phase finale » de la guerre contre Kadhafi et son clan : des insurgés sur la place Verte, ce lieu symbolique pour les partisans du régime de Kadhafi qui s’y rassemblaient à des fins de propagande. Aussitôt occupée, aussitôt débaptisée : la place a été renommé « place des Martyrs ». Les suppositions vont bon train sur le sort du leader libyen, l’on avance qu’il est encerclé dans son bunker, dans la capitale libyenne, à moins qu’il soit déjà en fuite, loin de ses ennemis.
    En tout cas, à l’heure actuelle, on ne sait trop où il se terre, et certain analystes craignent encore qu’il n’ait gardé pour la fin le maxima de ses « capacités de nuisance » vu la nature « déjantée » du personnage. Chose curieuse, bien avant la fin effective du règne du guide libyen, les rapaces de la Banque ont déjà fait savoir qu’ils sont prêts à reprendre le dialogue avec la Libye dès qu’elle pourra être utile, pour aider à la reconstruction du pays (sic) ! Pas fous ces occidentaux, ils n’y sont pas allé de main morte dans les bombardements du pays et une fois le mal fait, ils sont prêts à reconstruire ce qu’ils ont détruit ! Avec remboursements plus les intérêts s’il vous plait ! Les actionnaires de l’institution ne sont pas des séniles pour ne pas flairer la bonne affaire, loin de là. Rien d’étonnant au vu de la volte-face de Nicolas Sarkhozy, car en 2007 on a vu avec quel protocole et avec quel déploiement de moyens il avait accueilli Kadhafi. Là, ses actions convergent plutôt vers l’opposée : le « lynchage » de son invité d’honneur d’hier…
    D’ailleurs, flair pour flair, les Bourses ont bel et bien repris leur souffle lundi, après les soubresauts de la semaine dernière, les espoirs de fin de conflit en Libye et les chasses aux bonnes affaires aidant. La France elle ne perd pas le nord et a déjà invité à Paris le Premier ministre du Conseil national de transition (CNT) libyen, Mahmoud Djibril, demain. Elle souhaite également accueillir « dans les prochains jours » une réunion du groupe de contact sur la Libye afin de rédiger une « feuille de route » sur l’avenir du pays, dixit le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Eh oui, il y a des recettes dans la cuisine française qui s’accommode à toutes les contrées apparemment, à toute ? Non, car il y a un petit pays en Afrique peuplé d’irréductibles qui résiste à la mise en route d’une …feuille de route.

     
  • Alf Raza 22 h 11 min le 22 September 2011 Permalien | Réponse  

    Pas fous ces africains : l’Afrique aux « africains », les iles aux « iliens » 

    (du 22 AUG 2011)

    Leonardo Simao
    La mission de Leonardo Simao a pris fin avec un long séjour d’une semaine environ, agrémenté par un passage à l’Afrobasket men qui fut un sujet à controverse dans la Grande Ile. Et voilà que la venue très prochainement d’une mission de la Troïka est déjà annoncée, pour d’énièmes négociations, d’énièmes tergiversations. Du coup, la date de signature de la Feuille de route est renvoyée aux calendes grecques. Que de déplacements, de notes de frais d’hôtel et tous ce qui s’en suivent pour des nèfles ! Maintenant on se rend compte qu’on a promis la lune quand on a annoncé que le principal objet du retour de l’émissaire de la SADC, Leonardo Simao, était la signature de la « feuille de route », et on se retrouve au final avec à un report sine die de celle-ci, quel gâchis !
    Et là, avec la future venue de la Troïka, on essayera encore de faire avaler une couleuvre en affirmant que celle-ci sera dans l’ile pour « voir les conditions pour la signature finale de la Feuille de route » (sic), à d’autres oui !
    Et dire que pendant qu’on tourne en rond, voir marcher à reculons dans la Grande Ile, les autres membres de la SADC prennent leur pied et avancent à grand pas, que ce soit au sein de l’organisation où en marge de celle-ci. A l’instar du Mozambique et de la République d »Afrique du Sud où le tourisme a pris une longueur d’avance : ils vont émettre des visas d’entrée en commun afin de faciliter les procédures pour les touristes qui souhaitent visiter les deux pays. Dans d’autres domaines, tel le secteur défense, un accord bilatéral entre l’Angola et l’Afrique du sud a été mis sur les rails. Il n’est pas sorcier de constater que dans ces accords l’omniprésence de l’Afrique du sud, ce géant de l’Afrique, pèse de tout son poids. Incontournable, ce pays est un incontournable actuellement, n’en déplaise à certains pseudo-spécialistes en géopolitique de l’ile Rouge, en retard de plusieurs coups sur l’échiquier continental. Loin d’être susceptible aux désintéressements des politicards malagasy, les africains du continent, en l’occurrence ceux dans le giron de la SADC, sont conscient que cet ère de mondialisation n’apportera que désolation et misère à ceux qui stagnent, car qui n’avance pas recule… ça a été mainte et mainte fois prouvé en ce bas monde.

     
  • Alf Raza 22 h 03 min le 22 September 2011 Permalien | Réponse  

    Franchise universitaire : inconnu au bataillon 

    (du 20 AUG 2011)
    Qu’on en prenne de la graine : dans la Grande ile, la franchise universitaire n’est plus qu’une chimère. Preuve en est ce qui s’est passé à l’université de Vontovorona, des bombes lacrymogènes ayant été lancées à l’intérieur du campus universitaire et des étudiants y ont même été arrêtés. Qu’importe la raison des grèves entamées par les étudiants, cela ne justifie en rien de tels actes. Mais bon, comme actuellement on s’est habitué à voir tout de travers, on ne peut s’étonner de rien. On dirait que c’est entré dans les bonnes mœurs car à chaque crise politique dans la grande ile, les grèves estudiantines dans une université, ou dans des universités, se pointent au risque d’entrainer une descente massive dans la rue. Les années 72 et les bouleversements qui s’en suivirent sont caractéristiques de ces mouvements estudiantins. Sûr que c’est entré dans le B A BA de tout politicard malagasy qui se respecte, quid de celui qui arrivera à ouvrir la boite de Pandore…
    Rien de réjouissant en somme à entendre les fronts qui s’ouvrent dans les universités, les conflits syndicaux chez les douaniers, ou encore les mécontentements des enseignants FRAM ainsi que des parents d’élèves, les remontrances des exploitants réguliers- en grogne- de bois précieux, et on en passe… Et pire, ce feuilleton interminable du « signera – signera pas » cette feuille de route dont on ne reconnait plus la version : 1.O1 ou 1.O2 ; ou bien 2.01 ou autre ? Le comble c’est qu’à force de tergiversation, la populace s’essouffle pour se lasser des micmacs sans lendemain qui les mènent tout doucement mais surement vers une troisième année de transition. Sûr qu’on ne sait plus sur quel pied …on danse ! Une quatrième république transitoire ou une transition vers la quatrième république ? On est en dedans ou en dehors de cette fameuse quatrième république ? Au pire, on risque de sauter directement vers une cinquième république. D’autant que las des séries de pétards mouillés, on passe dans un autre chapitre, celui des attentats avortés, sans toutefois se démarquer des attirails de foire : maintenant des calibres 12 ou des 22LR pour percer des blindages, quel pied ! ça change en tout cas des pétards qu’on exhibe dans la paume de la main du premier quidam venu, comme s’il était sûr que cela ne lui pèterait pas à la figure, à moins que ce ne soit fait en connaissance de cause. Mais franchement, au point ou on en est…

    Des fusils de chasses anti-blindages?

     
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