Mises à jour de décembre, 2012 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 22 h 18 min le 18 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : analogue, avantage, descendant, engagements, woody allen   

    Ah, ces comebacks à répétition qui n’en finissent pas 

    Point de mire du 17 décembre 2012

    Il y a un an dans ces colonnes on avait écrit une citation attribuée à Woody Allen : « L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible. » Et on se rend compte qu’aujourd’hui c’est, et ce sera à ne pas en douter, d’actualité. Plus d’un s’en offusquerait surement mais à fortiori, bien peu pourront se targuer d’y comprendre quelques choses pourtant, et pour cause ! Vu la situation dans la Grande île, le statu quo continuel endort plus que de raison la population. Telle la marée avec ses flux et reflux à perpétuité, les tergiversations, les engagements et désengagements des politiciens finissent par laisser de marbre les malagasy. On avait comparé les évolutions des politicards de la Grande île aux mouvements d’une méduse qui évolue en pleine mer, évoluant au grès des courants tout en imprimant des mouvements saccadés, remontant et descendant, faisant du « sur place » par moment, voire redescendant brusquement. L’art d’évoluer de la méduse, un art qu’impriment les politicards de la Grande île.
    Il y a des évènements qu’on aimerait bien classer dans un autre chapitre, au-delà de la politique, et pourtant on ne peut se retenir de se rappeler certains faits presque oubliés. Une dizaine d’années auparavant on avait vécu une situation « transitoire » similaire ou du moins analogue, avec à peu près les mêmes acteurs, mais pas vraiment les même victimes. On se souvient des départs en exil des certaines personnalités, des départs forcés à contrecœurs vers d’autres contrées…Et bien l’ombre de la méduse ne peut vraiment pas s’estomper du paysage politique et médiatique du pays … ces flux et reflux, ces départs et ces retours…
    Toutefois, force est de reconnaitre que contrairement à ce que l’on veut bien faire croire, Antananarivo n’est pas si rancunier que ça. Ces allers-retours d’exilés qui se sont égrenés au fil de la transition ne les ont pas dérangé outre-mesure. La dernière en date est celui d’un artiste, doublé d’une étiquette politique bien marquée il y a une dizaine d’années, une chanteuse bien connue de la capitale qui vient de réaliser un comeback sans faute. Une notoriété bien établie dans le monde du showbiz malagasy dans le temps et qui n’a pas été écornée outre mesure, un retour à la scène, aux meilleurs souvenirs de ses fans, les jeunes et les moins jeunes, réussi. Il s’agit d’une dame dont le nom d’artiste est « Lalatiana », oui, encore une diront certains, une dame qui a réussi son examen de retour, un retour au pays, un retour sur scène. Et un retour sur la …scène politique aussi ? Ça, ça reste à savoir, pour le moment rien n’a filtré dans ce sens… Pour le moment, ses fans l’ont accueilli à bras ouvert en faisant salle comble au palais des sport hier, comme pour montrer que l’art et la musique vont au-delà de la politique, confirmant par là qu’Antananarivo n’est pas rancunière envers ses enfants prodigues, loin de là. Et c’est reparti donc pour dame Lalatiana qui réitérera son exploit en fin de semaine du côté du CCI. Les retours, Antananarivo en a connu des masses depuis quelques temps déjà…
    lalatiana-manontolo

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  • Alf Raza 22 h 09 min le 18 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : inauguration, manifestations, podium, stade   

    Il y en a qui ont la rancune tenace ! 

    Point de mire du 15 décembre 2012

    On se serait bien passé de ces manifestations d’animosité en ce jour d’inauguration de la fameuse Temple du Rugby. Un « contentieux » qui remonte à pas longtemps entre de grandes figures de la Grande île risque fort de ternir les festivités prévues ce jour. Un truc qui est resté en travers de la gorge des Makis de Madagascar, et de ces aficionados, il y a un semestre de cela a rendu leur susceptibilité à fleur de peau. Aux dernières nouvelles, les rugbymen, membres dirigeants compris ont manifesté leur désaccord quant à la participation de Rossy à l’inauguration du temple du Rugby à Andohatapenaka. Quoiqu’on en dise, les Makis n’ont pas encore tout à fait digéré les échanges acerbes entre Rossy et les dirigeants du Rugby ni les propos qui s’en étaient suivi. Et oui, un forcing avec l’événement organisé à Mahamasina une semaine avant l’organisation des matches du Can Rugby 2012 leur a fait monter la moutarde au nez !
    Et voilà que le coup recommence, Rossy et sa bande seront de la fête au temple du rugby, piétinant encore une fois la « pelouse » des rugbymen, une fois de plus, une fois de trop ? La récidive ne fait pas peur aux artistes apparemment, ni même les coups de gueule des « musclors » du Maki, et ce n’est pas le président de la Fédération, Marcel Rakoto¬malala, qui dira le contraire surtout après sa visite au « Temple » où il a vu les techniciens installer le podium derrière le but côté sud. Encore un coup à se mettre en rogne pour les musclés du ballon ovale qui n’y trouveront rien à y redire pourtant vu que Rossy et sa bande y seront sur invitation du président de la transition, le boss qui a permis que le temple naisse à Andohatapenaka. Eh bien, il ne leur reste plus qu’à venir, s’asseoir et apprécier le « mitapolaka » à sa juste valeur, après tout, le gazon de ce nouveau stade aura bien besoin de se refaire une beauté après l’évènement d’aujourd’hui, il n’y a pas à s’inquiéter car l’herbe planté à la hâte ne peut qu’être trop tendre pour accueillir les sportifs. D’autant que selon le président de la Fédération du Rugby, la surface du terrain gazonné n’est pas tout à fait plane, donc des travaux à revoir et à refaire pour les hommes casqués du BTP.

    Rossy

    Rossy…

    En tout cas, c’est le genre de truc qui n’arrivera pas au petit monde de la petite reine, le cyclisme dans la Grande île n’accapare pas grand-chose, elle se contente d’utiliser ce qu’il y a, la route de surcroit. Mais si nuisance il peut y avoir, ce ne peut être qu’en une journée tout au plus, et demain on en aura l’exemple avec la circulation à Antananarivo qui sera coupée à partir de 14h jusqu’à la fin de la compétition du IXème Tour Cycliste International de Madagascar sur certains axes tels devant le palais de la justice, la place Karl Marx à Anosy, Mohamed V à Saint Michel, du côté des anciens combattants et Ho Chi Min Ampefiloha. Pas de quoi monter sur les grands chevaux pour le désagrément que ça occasionne…

     
  • Alf Raza 20 h 26 min le 14 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : , , ambassade france, bandits, habitude   

    On n’arrivera donc jamais à balayer tout seul sur cette île ? 

    Point de mire du 14 décembre 2012

    Décidément, même pour faire le ménage on a besoin de recourir à des « mains » étrangères. A la lecture d’un communiqué de l’ambassade de France à Madagascar, on s’offusquerait d’apprendre que des techniciens en procédures criminelles ont été dépêchés dans la Grande île la semaine dernière avec pour mission de trouver des solutions pour mettre un terme aux enlèvements de ressortissants français qui se sont succédés à un rythme inquiétant dans l’île : «La France ne peut pas accepter ce phénomène et il faut que cela cesse »(Sic).La chancellerie française écrit par ailleurs sur son site « La République française est vivement préoccupée par ce phénomène. C’est pourquoi son gouvernement a dépêché la semaine dernière une mission d’expertise, chargée d’identifier, avec le concours des ministères compétents à Madagascar, les voies et les moyens afin de mettre un terme définitif à cette situation » (Sic). Eh bien, voilà un fait qui ne devrait pas passer inaperçu tellement c’est rageant de constater que ceux en charge veiller à ce que de pareil phénomène ne se produise pas sont considéré comme incapable d’œuvrer dans ce sens par des entités étrangères pour ne pas dire par un pays étranger. Reste à savoir si la « mission d’expertise » se cantonnera à de simple expertise sans pousser le bouchon jusqu’à subordonner les actions des enquêteurs locaux, ou de supplanter les actions des forces de sécurité de la Grande île, ce serait d’un malséant mais alors…
    Apparemment, le volet sécurité est plus qu’une grosse épine au pied du pouvoir actuel. Quand les agences des banques locales continuent à se faire attaquer tel le cas lors du braquage de la BOA Mahanoro au cours duquel une somme astronomique de plus de 700 millions Ariary s’est fait la malle avec les bandits. Comme d’habitude, car ça devient une habitude à force, les banques de la Grande île comptent procéder à une fermeture de toutes les agences des banques à Madagascar en signe de solidarité et de protestation contre l’insécurité qui gagne de plus en plus de terrain les mettant en situation de danger continuel.

    BOA

    Mais tout ceci ne peut occulter la décision de Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud, à ne pas être candidat à l’élection présidentielle prévue en 2013. Sans être fin politicien, on comprendra que c’est là une tentative, indirecte, de forcer la main à Andry Rajoelina, président de la transition à procéder de même.L’ancien président Marc Ravalomanana a tout de même tenté de justifier sa décision par sa volonté « d’appliquer l’esprit et la lettre de la feuille de route de la SADC pour Madagascar adoptée au sommet de Maputo ». Un coup d’apaisement afin de monnayer son retour dans la Grande île à ne pas s’y méprendre, un coup de bluff diront ses adversaires, un coup inattendu en tout cas pour l’ensemble de la population malagasy.

     
  • Alf Raza 20 h 10 min le 14 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : achat sur internet, coin de rue, dominique strauss kahn, grandes surfaces, hôtel sofitel, justice américaine   

    A chacun sa couleuvre… 

    Point de mire du 12 décembre 2012

    La couleuvre était tellement grosse que DSK a eut vraiment du mal à l’avaler ! Et on l’a vu aux infos, la susceptibilité à fluer de peau face aux journalistes et photographes au sortir de son domicile parisien. Car à l’issue des négociations entre Dominique Strauss-Kahn et Nafissatou Diallo, un accord a été trouvé en présence du juge en charge de la procédure civile à New York Douglas McKeon. Bien que les termes soient restés confidentiels, cet accord signé met fin aux poursuites contre DSK. Au final, avec cet accord, DSK n’aura plus jamais à expliqué à la justice américaine ce qui s’était réellement passé dans cette « maudite » suite de l’hôtel Sofitel. Un volet qui se ferme pour l’ex-homme fort de la FMI qui s’était vu contraint à démissionner de son poste, ratant également le coche pour les présidentielles françaises, que l’on sait, remportées par François Hollande un des caciques de son parti.

    achat-en-ligne

    En cette période de noël, froid aidant dans l’hémisphère nord, le focus est plus que jamais concentré vers les festivités et ses lots d’achats. Les ménages auront les contraintes périodiques de cette saison. Et il n’y a pas que dans l’hémisphère nord, car même de ce côté-ci du globe, la frénésie des achats se fait sentir à chaque coin de rue. Hier, nombreux sont ceux qui ont profité de ce que ça soit férié pour s’empresser de faire les courses de noël, et il faut croire qu’il n’y a pas que les consommateurs qui ait voulu tirer les marrons du feu, férié ou pas, les différents commerces de la capitale ont ouverts leurs portes surtout en centre ville, et les grandes surfaces n’ont pas voulu être en reste pour profiter de cette manne de « dayoff » pour gratte-papiers. Evidemment, la Grande île n’est pas encore atteint de cette nouvelle mode de consommation (pas si nouvelle que ça pourtant après réflexion) qu’est l’achat sur internet bien que le parc informatique se soit bien étoffé avec le temps dans les grandes agglomérations et que les fournisseurs de connexions internet se soient pliés en quatre pour tenter d’offrir le meilleur, le coût restant toujours loin d’être abordable pour le grand nombre. Les consommateurs sont donc encore obligés de se déplacer en magasin pour faire ses emplettes. Pour son compte, Madagascar commence tout de même à voir de timide tentative de percé avec la vente en ligne, des sites allant dans ce sens ont vu le jour et font la joie des internautes qui n’ont pas le temps de faire les boutiques.

     
  • Alf Raza 21 h 06 min le 11 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : boeing 737 300, bureau de liaison, compagnie aérienne nationale, , twin otter   

    Rendez-vous, République, inauguration, de quoi remplir tout un long weekend 

    On ne sait pas trop quoi penser de ces guéguerres de communiqués du weekend, le bureau de liaison en a balancé des siennes, et le pouvoir de transition ne s’est pas gardé d’en balancer crescendo en retour. Qui a le vrai qui a le faut ? Ça, ça restera dans le domaine du mystère, mais le fait est que le sommet de la discorde s’est bel et bien tenu en Tanzanie, présence du président de la transition ou non. Et selon RFI, les termes du communiqué final de la SADC précisent que «Pour sortir de la crise, il faut convaincre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina de ne pas se porter candidats aux prochaines élections générales. L’organisation régionale réaffirme ensuite sa position en faveur du droit au retour de l’ancien chef d’Etat, condamné par la justice malgache(Sic). Charge donc aux politiciens d’en tirer les conclusions et les conduites à tenir qui doivent s’en suivre.
    On se retrouve donc un peu démuni, ne sachant pas trop à quoi s’en tenir, un peu comme cet imbroglio où s’est fourrée la compagnie aérienne nationale. Les efforts qui ont été entrepris pour sortir de l’annexe B de cette terrible liste noire européenne se sont révélé être vains. La vingtième mise à jour de la liste noire européenne a pondu sa « liste » : en tout, dix compagnies sont inscrites à l’annexe B et font l’objet de restrictions d’exploitation. Elles sont donc « autorisées » à exercer leurs activités à destination de l’Europe tout en étant soumis à des conditions strictes : elles doivent utiliser un appareil avec équipage appartenant à un transporteur aérien qui ne fait pas l’objet d’une interdiction d’exploitation, à condition que les normes de sécurité applicables soient respectées. Vicieux comme « gratification », d’autant que d’après la liste, les Boeing 737 300 et les ATR 72 ou les Twin Otter ne sont pas touchés par l’interdiction d’où la possibilité pour la compagnie nationale de continuer à desservir la Réunion et Mayotte, bien maigre comme consolation mais faute de mieux … on ne peut se permettre de faire la fine bouche. Prochaine échéance donc pour se voir ou non sortir de cette liste, le mois d’avril 2013. Des horizons qui ne se démarquent pas trop de ce fameux mois de mai, mois théorique des élections dans la Grande île.
    Voilà donc de quoi alimenter les conversations en ce long weekend biseauté qui se distingue par ce lundi « non férié » qui en a étonné plus d’un travailleurs, habitués comme ils sont aux largesses du pouvoir de transition en matière de journées chômées mais payées. La journée de demain s’en retrouvera relativement « courte » pour contenir l’inauguration d’Antsonjombe et la fête de la « 4ème République. Car faudrait-il rappeler qu’il y a un décret, le décret n°2010-990, qui stipulait qu’« à l’ occasion de la cérémonie de promulgation de la Constitution de la Quatrième République, la journée du samedi 11 décembre 2010 est déclarée chômée et payée. Il en sera également ainsi pour le 11 décembre de chaque année, jour d’anniversaire de la promulgation ». On joue donc dans la continuité pour cette journée du 11…
    coliseum

     
  • Alf Raza 12 h 35 min le 9 December 2012 Permalien | Réponse
    Tags : bon temps, concerts de rock, groupe rock, ,   

    Ainsi va la vie 

    Point de mire du 08 décembre 2012

    Bien avant ces mastodontes malagasy de la sonorisation d’aujourd’hui, il y avait déjà une grosse pointure dans le temps, un temps qui n’était pas très loin pourtant, qui avait ravi bon nombre d’artistes et de spectateurs du côté de Mahamasina, les jeunes et les moins jeunes le connaissaient bien. Le connaissaient bien car maintenant il n’est plus, il, c’est Bayard, qui s’en est allé rejoindre cette flopée d’artistes malagasy qui ont quitté la scène un peu trop tôt. Une pensée pour cet amoureux de la musique qui s’est singularisé par son caractère ouvert et généreux. Une icône diront de nombreux musiciens, Bayard, ce prof que ses anciens élèves qualifieraient de « super cool », était l’homme des tables de mixage lors des concerts de rock dans la capitale,un temps. Pas mal de ces rockers étaient passés dans son studio pour une répétition ou un enregistrement, du côté de Mahamasina, un amoureux de la musique qui en a appris à plus d’un les subtilités de la guitare. Les accros du monde rock s’en souviendront longtemps, il laissera une empreinte indélébile, difficile à oublier, ne serait-ce que ce groupe rock composé uniquement de filles qui a marqué profondément sa génération, « Dillie », dans lequel ses filles jouaient sans oublier « Bismak »… Et dont se sont inspirées pas mal de rockeuses malagasy d’aujourd’hui. Les « anciens » se souviennent surement des sonos de Bayard au gymnase couvert de Mahamasina où il avait presque l’exclusivité avant l’arrivée des autres géants de la sono lors des diverses rencontres sportifs ; un temps révolu pas si loin que ça pourtant, le bon temps…

    bAYARD 2

    Mr Bayard…

    Tandis qu’actuellement, au niveau national, le président de la Transition a manifesté son désaccord sur une énième rencontre avec l’ancien président Marc Ravalomanana. Manifestement, il n’a pas daigné faire le déplacement à Dar Es Salam qui abrite actuellement un sommet des chefs d’Etat de la SADC. Par contre on sait qu’Annick Rajaona et Norbert Ratsirahonana ont pris le même avion que Mamy Rakotoarivelo et Maître Hanitra Razafimanantsoa à destination de Nairobi, pour une correspondance vers Dar-es-Salam. On ignore pourtant pour l’heure si tous les quatre sont bien arrivés à Dar es Salam, tous les quatre n’ayant pas le même vol vers la Tanzanie. En tout cas, le président de la transition Andry Rajoelina a été on peut plus clair à propos de la rencontre sur le sol tanzanien : il n’ira pas en terre tanzanienne mais sollicite par contre une rencontre avec le président de la Troïka de la SADC pour l’informer des efforts fournis par la Transition afin de franchir le pas vers les élections qui sont en train de se préparer sérieusement. Pour sûr, il ne bougera pas de l’île, surtout à la veille de l’anniversaire de la quatrième république, le 11 décembre prochain, qui promet d’ailleurs d’être chaud avec les grilles de programme prévues pour cette journée, et ce malgré l’absence de « pont » pour le lundi le précédant comme le souhaitaient tout haut les « travailleurs » malagasy.

     
  • Alf Raza 12 h 31 min le 9 December 2012 Permalien | Réponse  

    Quand le vent tourne, on oublie facilement le printemps 

    Point de mire du 07 décembre 2012

    Inquiétant ces troubles qui secouent la société égyptienne, partagée après les actions entreprises par son nouveau leader Mohamed Morsi, les troubles ont éclaté avec l’annonce le 22 novembre d’un décret présidentiel sur le renforcement de ses pouvoirs désormais placés au-dessus de tout recours judiciaire, provoquant l’ire d’une grande partie de la magistrature divisant du coup le pays. Mohamed Morsi a tout simplement eut le culot d’assurer que « ses » pouvoirs exceptionnels sont censés se terminer avec l’adoption de la Constitution ; Constitution qui a été taillée sur mesure par et pour les islamistes. Actuellement, deux courants s’affrontent: les Frères musulmans et les libéraux.
    Une nouvelle constitution censée être soumis au jugement des urnes le 15 décembre prochain. Il est vrai que la société égyptienne se sentent divisée et partagée, rien qu’au d’un article de la constitution par exemple, dans l’article 2 il est précise que la Constitution se réfère aux « principes de la charia, sources principales de la législation » tandis qu’un net recul est constaté quant au statut des femmes, les références à l’égalité des sexes sont introuvables avec des assertions selon lesquelles la femme doit trouver « un équilibre entre ses devoirs familiaux et professionnels ».

    Mohamed Morsi, president of Egypt

    Toujours est-il que des affrontements entre militants islamistes et révolutionnaires (libéraux), mercredi 5 décembre, aux alentours du palais présidentiel dans le quartier cossu d’Héliopolis, ont continués jeudi avec un bilan de cinq morts et de centaines de blessés. Le vent semble avoir tourné pour ce chef d’Etat issu du printemps arabe, il faut croire que cet hiver n’est pas du tout favorable à Mohamed Morsi et ses partisans. Le bateau commence à prendre l’eau, trois conseillers du président égyptien Mohamed Morsi ayant démissionné mercredi en signe de protestation.
    Décidemment, nul ne peut être à l’abri de contestation, si on parle de dirigeants, quand bien même des élections aient été organisées « dans les règles » pour leurs accessions au pouvoir, Mohamed Morsi en fait l’expérience bien malgré lui et ce n’est pas Bachar El-Assad non plus qui dira le contraire, lui qui continue à résister aux « répliques » de ce fameux printemps arabe de touts les dangers. Et Bachar El-assad n’est pas près de sortir de l’auberge surtout quand une intervention préventive d’une coalition multinationale se profile à l’horizon avec en toile de fond la volonté de mettre la main sur les armes chimiques à la disposition du pouvoir de Damas. Saddam Hussein en a déjà subi la triste expérience quant à cette « quête » d’armes chimiques, ça lui a couté la vie. Et de plus le mode opératoire ne diffèrera surement de ce qui s’est tenu en Libye, avec peut ou pas d’engagement de troupes au sol, seulement des frappes chirurgicales solidement appuyés par des avions et des hélicoptères, afin de mettre la main sur le stock d’armes chimiques. En tout cas, la constitution d’une coalition représentative dirigée par Ahmad Moaz al-Khatib a beaucoup changé la donne, l’éventualité d’une frappe n’est alors plus à écarter.

     
  • Alf Raza 9 h 47 min le 6 December 2012 Permalien | Réponse  

    La face cachée de la vanille… 

    Des quotidiens en ligne ont partagé des informations qui n’a pas manqué de soulever des interrogations et titiller la curiosité. Ces quotidiens ont déclaré que selon l’Organisation Internationale du travail, dixit son directeur pour l’Océan Indien, Christian Ntsay, près de vingt-mille enfants et adolescents de 12 à 17 ans travailleraient dans le secteur vanille dans la Grande île, représentant à peut près 30% de la main d’œuvre totale. Des conclusions issues d’une étude faite par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) depuis 2009 dans la région de la SAVA. Des résultats qui, mine de rien, pourraient bien en choquer plus d’un dans les pays occidentaux, si ça venait à être connu.
    Elles ne sont pas loin les années (1996) où des enquêtes ont été menées au Pakistan, en Inde, en Chine et en Thaïlande, des pays où étaient, et sont encore, produit les ballons de foot destinés au grand public. Il en est ressorti que les mauvaises conditions de travail de milliers de travailleurs indépendants chargés de coudre des millions et des millions de ballons de foot ont conduit à l’emploi d’enfants, des enfants contraints à travailler quand le salaire des parents est insuffisant. Cela avait même valu l’adoption d’une convention, celle d’Atlanta, en 1997, qui a mis en place un mécanisme de contrôle à Sialkot, une ville du Pakistan où sont produits 70% des ballons de foot vendus au grand public dans le monde afin d’éradiquer le travail des enfants. La Grande île, premier pays exportateur de vanille, elle, produit 60% de la vanille dans le monde, et 80 % des plantations se trouvent dans la zone étudié, dans la SAVA. Si les chiffres sortis par l’OIT sont exacts, on est plutôt mal barré ! Reste à savoir si les pays « clients » en feraient des réactions épidermiques, la vanille n’ayant pas la même portée de consommation que le ballon rond …

    ballon-football
    Quoiqu’il en soit, il est sur qu’avec cette mondialisation à outrance, les flux d’information sont difficile à maitriser, tout se sait rapidement à partir du moment où quelqu’un s’applique à ce ç se sache. Les mesures correctives corollaires à ces révélations n’auront pas d’effet immédiat, cela s’entend. Il faudra du temps pour que la population productrice de cet or vert comprenne et s’adapte aux nouvelles contraintes que l’OIT ne manquera pas de prodiguer. Car ces enfants, quoiqu’on puisse dire ont toujours été là, aux côtés de leurs parents, pour les assister dans la pollinisation, l’entretien, la cueillette, le séchage, le tri, le conditionnement de la vanille, bref dans toutes les étapes de la vie d’une …gousse de vanille. Difficile de changer ça en un clin d’œil ! Tristes perspectives pour les exportateurs si…
    Et il n’y a pas que la vanille qui se fait maltraiter, le litchi également subi de fortes pressions surtout avec les nouvelles conditions d’exportation du Groupement des exportateurs de litchi (Gel). Cela a conduit à un quasi-monopole exercé par Univeg et Dole Paris Compagnie Fruitière sur les litchis de Madagascar. Les anciens importateurs concurrents, eux, se tournent vers le litchi d’Afrique du Sud encore très loin des volumes fournis par Madagascar mais dont le fret aérien est moins cher ! Les litchis de l’Ile Maurice aussi entrent également dans la danse pour la même période, dure dure la concurrence !

     
  • Alf Raza 19 h 14 min le 5 December 2012 Permalien | Réponse  

    Le flouze, il y en aura, reste à savoir quoi en faire… 

    Point de mire du 05 décembre 2012

    Quand l’argent commence à affluer de toute part, on ne peut s’empêcher de se demander : finalement on a de quoi voir venir ? Surtout lorsque le «bailleur» de fond traditionnel, la Banque Mondiale, refait surface, bien qu’elle ne se soit guerre éloignée depuis le début de la crise car ayant pignon sur rue du côté d’Anosy. La Banque Mondiale n’a pu se défaire de sa vocation première et compte débloquer un fonds d’urgence, à titre exceptionnel dit-on, pour porter assistance à la population malagasy. Et attention, ce n’est pas de la gnognote car s’élevant à 167 millions de dollars soit 129 millions d’euros. Depuis le temps que les bailleurs avaient suspendu leurs aides financières, ce fond débloqué tombe telle une manne, reste à savoir si ça va être utilisé à bon escient pour enrayer « l’état préoccupant du contexte socio-économique actuel ».
    On ne peut s’empêcher non plus de jouer avec la calculette en évoquant l’achat par un groupe américain de casino implanté dans le Nevada, Las Vegas Sands Corporation, l’avion Air Force One II à hauteur de 25 millions de dollars environ, l’équivalent de19 millions d’euros, sans compter les ristournes provenant des sites d’extraction minières, du genre d’Ambatovy par exemple qui tournerait au bas mot autour de 50 millions de dollars annuel en sus des 25 millions de dollars octroyé dans le cadre d’investissements sociaux. Vraiment, ça commence déjà à représenter une sacré masse d’argent qui rentre pour cette nouvelle année 2013, non ? Bien sûr, les différentes affectations de ces sommes ne conviendraient pas à tout le monde, loin de là, chacun pensant devoir bénéficier en urgence de ces pactoles, il y aura toujours des mécontents, mais c’est déjà mieux que rien ! Autant jeter la calculette pour éviter les faux espoirs…
    dolaka

    En tout cas, pour le début de l’année 2013, ça s’annonce plutôt bien. Surtout face aux échéances du premier semestre que sont les élections présidentielles. Reste donc à « transformer » l’essai comme diraient les rugbymen. Rugbymen qui verront bientôt leur « Temple » s’ériger et être opérationnelle du côté d’Andohatapenaka. A coup sûr, son ouverture entrera dans la série d’inaugurations entamée par le président de la transition, dont le coup d’envoi a débuté à Antsiranana en fin de semaine dernière. De nouvelles infrastructures donc pour Antsiranana, incluant les fameux logements sociaux « Trano mora », de la nouvelle gare routière ainsi que du nouveau centre hospitalier « manara-penitra ».

     
  • Alf Raza 16 h 43 min le 5 December 2012 Permalien | Réponse  

    Et on y va à la queue leu leu… 

    Point de mire du 24 novembre 2012

    Décidément, dans cette crise politique malagasy personne ne semble arriver à prendre de leçon des différents flops qui ont égrenés les tentatives de négociation menées pour la dénouer. Là on se retrouve encore à tirer des plans sur la comète en lorgnant vers cette « Troïka de la SADC » qui comptent se réunir une énième fois début décembre pour tenter de trancher sur le cas de la Grande île. Un énième flop en perspective pour la Troïka ? En tout cas il y en a qui ne tablent pas trop là-dessus, ne serait-ce que la France et la Tanzanie qui depuis un certain temps opteraient pour une autre rencontre entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, Pierrot Rajaonarivelo a même révélé que le président tanzanien Jakaya Kikwete, président actuel de la Troïka de la SADC, compte discuter du cas de Madagascar en France. Que ce soit l’un ou l’autre, à quoi pourrait-on bien s’attendre ? De toute façon, troïka ou pas troïka, rencontre ou pas rencontre, le pouvoir en place œuvre à grande enjambée pour la réussite des élections prévues se tenir à partir du mois de mais 2013.

    Fatma Samoura  et Léonidas Tezapsidis

    Fatma Samoura et Léonidas Tezapsidis

    D’autant que selon Fatma Samoura et Léonidas Tezapsidis de l’Union européenne le calendrier électoral se maintiendra en s’appuyant sur la cérémonie de signature des conventions de financement par les bailleurs de fonds qui constitue en elle-même une garantie suffisante de la volonté de la communauté internationale d’accompagner Madagascar dans la réussite du processus électoral. Simple coïncidence ou calcul judicieux, le pouvoir en place vient de se faire du blé avec la vente de l’avion présidentiel Air Force One II, cédé à une compagnie américaine, la compagnie Sands, pour la coquète somme de 24,5 millions de dollars. De quoi voir venir jusqu’au mois de mai ?
    Pas étonnant donc de voir les futurs candidats à la présidentielle s’activer bien avant l’heure pour battre le pavé et entamer une précampagne active. Les observateurs de remarquer qu’il y a un vide juridique sur les éventuelles règlementations de la période précédant la campagne proprement dite. Et ils y vont allègrement les futurs candidats, du moins selon la hauteur de leurs moyens ! Apparemment tout le monde y croit à ces élections pour s’activer autant en précampagne pour ne pas dire en campagne électorale tout court. Et tout ce bazar indépendamment de ce que pourrait être la décision du FFKM sur sa possible participation afin de mener une médiation pour ce qu’on clame à tout bout de champ comme réconciliation « nationale ». La FFKM dont la décision devrait être connue le 25 novembre prochain, reste à savoir « qui » elle doit mener vers la réconciliation, les membres des différentes mouvances ou les différents politiciens à la tête de celles-ci ?

     
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