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  • Alf Raza 3 h 08 min le 30 March 2017 Permalien | Réponse  

    Réseaux sociaux: haro sur le « taom-baovao malagasy »? 

    Point de mire du 28 mars 2017

    Réseaux sociaux: haro sur le « taom-baovao malagasy »?

    En surfant sur FB (facebook) grande fut ma surprise en lisant les différents « posts » se rapportant à « l’Alahamady be », le « taom-baovao malagasy » (nouvel an malagasy),  les avis étant partagés, certains approuvant la célébration de « l’Alahamady be » du 28 mars 2017, d’autres reprouvant cette célébration déniant la date et les rituels des festivités, tandis que d’autres se gaussent ouvertement de ceux qui s’essayent de perpétuer une tradition séculaire occultée durant la période coloniale . Bref, la date de célébration du nouvel an malagasy ne fait pas l’unanimité pour ceux qui s’y intéresse. Car il ne faut pas se voiler la face: ce nouvel an, qui a été jeté aux oubliettes durant la colonisation et le début de la période post-coloniale est parfaitement méconnu par le grand public, et pour cause, ceux qui ont persévéré à le célébrer, de purs traditionalistes, ont été souvent taxés ou assimilés à des animistes ennemis du monde chrétien instauré par les colons.

    Mais il faut reconnaître que ces dernières années beaucoup d’efforts ont été déployés par les nouveaux gardiens de la tradition malagasy qui ont gagné en respectabilité étant plus instruits ( à l’occidental) et faisant partie de plus en plus de « l’establishement » malagasy.  Eh oui, a voir de près les têtes dirigeantes des dernières éditions médiatisées, entre autre la « Maison Royale De Madagascar » dirigé par le Prince Rabarioelina, descendant de la branche ainée de la Famille Royale de Madagascar(?),Docteur en Théologie, assisté par le Conseil des Rois Traditionnels et Princes de Madagascar.

    Cette année, un peu partout à Antananarivo des cérémonies ont été organisées pour commencer à célébrer avec faste cet « Alahamady Be ». Ainsi à Mahamasina on a vu Rakotondrazafy, un Tangalamena venant de Sahapetraka,  dans le district de Soavinandriana , Région Itasy  âgé de 111 ans. donner sa bénédiction. Cet événement a été sous l’égide du Comité d’organisation  de nouvel an malagasy 2017 dirigé par Président de Fitohasina Mbola Tina Ramamonjisoa.

    printsy Rabarioelina

    Le Prince Rabarioelina à Ambohitrabiby

    Quoiqu’en dise, petit à petit , l’oiseau fait son nid! Les malagasy initiés glissent subrepticement vers une période commune, si ce n’est une date commune pour cette célébration. Reste à démocratiser et l’affaire est dans le sac! Mais ce ne sera pas une mince affaire au train ou vont les choses, à décrypter les différents commentaires sur FB par exemple, le fait même d’avoir la particularité d’un nouvel an malagasy autre que celui que propose le calendrier grégorien en offusque plus d’un, allez savoir pourquoi! Trop imprégné par la culture occidentale qui a imposé le calendrier grégorien pour en concevoir l’existence d’un autre?  Mais qu’ils le veuillent ou non, nombreux sont les calendriers utilisés pour les usages religieux ou traditionnels à travers le monde. Alors pourquoi les malagasy y échapperaient-ils?

    Le grand bémol dans cette quette d’unité dans le calendrier, car il s’agit bien d’une quette, est justement la disparité dans les dates de célébration suivant les associations ou les régions. Les malagasy ne sont pas encore sorti de l’auberge pour arriver à accepter d’être un seul et même peuple, là pour une simple question de date commune, les têtes pensantes divergent dans leurs avis. La rhétorique colonialiste sur la diversité ethnique est encore très vivace dans certaines couches de la population pour arriver à se débarrasser du fameux « diviser pour régner » si chère aux colonialistes d’antan. On sait bien qu’on est bien loin des contrées où les diversités ethniques signifient vraiment quelque chose : disparité de culture, disparité d’origine, disparité de langue mais dans un même pays. Tandis que dans la Grande île, du nord au sud et d’est en ouest, la langue est la même à quelques nuances près, les rites, les us et les coutumes ne diffèrent pas si tant que ça et le comble c’est que tous les malagasy sont condamnés à vivre, cohabiter sur cette seule et unique grande île!

     

    Alf Raza 

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  • Alf Raza 1 h 56 min le 26 March 2017 Permalien | Réponse  

    29 mars 1947, une amnésie collective? 

    Point de mire du 25 mars 1947

    29 mars 1947, une amnésie collective?

    Faudrait-il en parler? Une question qui soulève pas mal de points noirs dans l’Histoire de Madagasikara, des pans entiers de l’Histoire de la Grande île qui ont été sciemment détournés voire occultés. Car jusqu’à maintenant les événements relatés sur les soulèvements de mars 1947 n’ont jamais offert une « version commune » sur ce qui s’est réellement passé ni sur le nombre exact – ou s’y rapprochant du moins – des victimes, que ce soit du côté des colonisateurs ou des « indigènes ». Ceux qui ont pondu des chiffres là-dessus se perdent en conjectures,alors? 40 000 ? 80 000 ? 100 000 ? Nul ne le saura, ça remonte à si loin…quoique ce n’est pas si loin que ça après tout! Car de 1947 à 2017, ça ne fait que 70 ans en fait. Eh oui! Des témoins oculaires de ces événements sont encore en vie disséminés un peu partout dans la Grande île, encore en vie mais non reconnus, et même ceux qui ont vécu ces moments à distance sont encore là, dans l’ombre peut-être mais toujours vivants. Alors, par devoir de mémoire pour ceux qui sont tombés, oserions-nous laisser dans l’oubli ces moments douloureux pour nos compatriotes, nos pères et mères, nos grands-pères et grands-mères ? Car il n’y a pas plus pire qu’une génération privée de mémoire, et pourtant la tendance dans la Grande île est de passer à la trappe la commémoration de ces événements de mars 1947.

    Il y a bien ceux qui tentent tant bien que mal de réveiller le patriotisme endormi, une tentative luminescente qui prend le risque de détourner le cour réel de l’Histoire! Les médias malagasy d’aujourd’hui s’essayent à recueillir des témoignages ici et là mais quid de l’authenticité de ces histoires racontées avec beaucoup de verves et pas mal de « sels »? Les charlatans de tout bord ne se privent pas de fabuler devant les caméras sans se soucier du mal qu’ils font à l’Histoire de leur pays, et qu’ils se font à eux-même par la même occasion.

    Mais au fait, pourquoi tant de flou autour de ces événements de 1947? Faudrait-il rappeler, ou au pire apprendre, aux malagasy, aux jeunes d’aujourd’hui, aux moins de 85 ans plus précisément que ces fumeuses et tristes événements de 1947 ne tournaient pas seulement autour du jour du 29 mars 1947 mais s’est étendu dans l’île, surtout dans la partie orientale, durant une vingtaine de mois? Le pourquoi de ce black-out de l’Histoire de la Grande île est en fait multiple mais la principale est que l’insurrection malagasy de 1947 avait été l’un des précurseurs du déclin du colonialisme français: bien que réprimé fortement, ça n’a pas empêché d’attiser le feu de la révolte dans les colonies menant à la défaite cuisante française en Indochine, le début de la guerre d’Algérie quelques années plus tard. Mais l’Histoire de la Grande île est malheureusement parsemée d’intrigues , de traîtrises en tout genre et cette période noire n’a pas échappé à la triste règle.

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    Une rédition douloureuse pour les survivants!

    Il a été relaté quulo’environ 1 900 partisans -autochtones- des français ont été tués ainsi que 550 « européenures », dont 350 militaires. A noter que la Grande Île comptait 4 millions d’habitants en ce temps là, comprenant 35 000 Européens. Toutes proportions gardées, environ 02% de la population, de part et d’autre, ont péri durant ces événement! Mais il a fallut à la France un fort contingent de militaire, près de 18.000 hommes pour arriver à bout de la révolte malagasy, il a été rapporté que « les troupes françaises dont les principales forces terrestres sont constituées de trois bataillons de tirailleurs malgaches sont environ 8 000 dans l’île au début de l’insurrection ». Ce contingent a été porté à 18 000 hommes avec le renfort de sept bataillons :  la 2éme  bataillon du 4 ème régiment étranger d’infanterie, la 1 er  bataillon du 1 er régiment de tirailleurs marocains , deux bataillons du 2 ème régiment de tirailleurs marocains, deux bataillons de tirailleurs sénégalais et du 1 er  escadron du 2ème régiment étranger de cavalerie . Alors, les nombres estimés aux alentours de 100.000 morts côté malagasy sont-ils surfaits ou non dans ces proportions là?

     

    Alf Raza

     

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  • Alf Raza 22 h 00 min le 24 March 2017 Permalien | Réponse
    Tags : Ahmad, barea, CAF, federation, FIFA, foot, football, , , issa hayatou   

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien? 

    Point de mire du 24 mars 2017

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien?

     

    Il n’y a pas à dire, Mr Ahmad a été a bonne école: les leçons prodiguées par les éclairés au pouvoir dans l’île Rouge ont porté leurs fruits! Et pour cause! Mr Ahmad a porté un sacré coup à l’oligarchie footbalistique africaine en détrônant « l’Empereur » Issa Hayatou, fort de se 7 mandats consécutifs à la tête de la CAF, bousculant ainsi une hierarchie viellissante. Enrichi de l’experience de son égérie , à la tête du pouvoir actuellement dans laGrande île, il a frappé au plus fort,  là où on ne l’attendait point. Car avant le vote qui s’est déroulé à Addis Abeba , la capitale éthiopienne, qui s’est terminé avec 34 voix en son faveur contre 20 pour Issa Hayatou, qui aurait osé miser un kopek pour sa réussite?

    Et pourtant les faits sont là: il a gagné sa bataille pour se hisser au plus haut de la tour. N’en déplaise à ses détracteurs, il su travailler pour être élu, 34 voix ce n’est pas rien et …ce n’est pas donné non plus, tout se négocie à ces niveaux là, rien n’est gratuit, loin s’en faut. Reste à savoir les voix contre quoi? ou plutôt non, on ne le saura jamais sauf en cas de mésalliance future … En tout cas, les dernières élections qui se sont tenues à travers le monde ces derniers temps ont apporté leurs lots de surprises et non des moindres: nombreux sont ceux qui ont cassé la baraque jusqu’à se faire élire et contrecarrant toutes les prévisions et autres pronostics les plus inspirés qui soient. François Hollande a bien su surfer dessus, le président malagasy actuel a bénéficié de la clémence de la vague et dernièrement Donald Trump a donné un sacré coup a l’ establishment américain! Du jamais vu diront certains! Mais voilà, ces hommes ont pris à contre-pied ce qu’on pensait être un ordre établi, immuable, qui coulait de source.

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    Ahmad Ahmad Président de la CAF

    Mais la grande surprise a été surtout pour les amoureux du ballon rond malagasy, personne dans la Grande île n’avait pu atteindre un niveau aussi élevé depuis un bon bout de temps dans le milieu sportif, avec le marasme où est plongé la Grande île, le foot avec, pareil succès relève du miracle pour le malagasy lambda. Il faut savoir que le Sieur Ahmad Ahmad est aussi un dur à cuire qui s’est éternisé sur son siège de président de fédération, indétrônable à l’instar de son prédécesseur à la CAF.  Et maintenant , une fois propulsé aux firmaments du foot africain, lâchera-t-il aussi facilement du lest? Pas si sûr! Le prochain remplaçant du « Président » sera, à ne pas manquer, son poulain. Et pourtant, les déboires des Baréas on les connait, et ce n’est pas la petite victoire de 1-0 contre Sao Tomé-et-Principe à l’issue du match comptant pour les préliminaires en vue des éliminatoires de la Can 2019 qui y changera grand chose, il ne faut pas se leurrer , c’est tout l’ensemble du foot malagasy qui est à la traîne qu’ on le veuille ou non. Sans plonger dans un pessimisme exacerbé, difficile de croire que tout changerait du jour au lendemain.

    Il faut croire que la CAF s’est trouvé un nouvel « Empereur » qui ne manquera pas de s’y éterniser (comme d’habitude) avec la bénédiction des caciques de la FIFA, c’est du « blanc bonnet et bonnet blanc » tout craché, qu’on ne s’y trompe pas. Le chaperonnage du président de la FIFA dans cette élection du président de la CAF y est à coup sûr pour quelque chose, ce sera du béni oui à tout va qu’on n’en serait pas surpris!

     
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