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  • Alf Raza 17 h 51 min le 27 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : animaux, bois de rose, caméléon, CITES, endémiques, environnement, exportations, , , Johannesbourg, lémuriens, mafia malagasy, , occultes, orchidées   

    Ultimatum, oui, et alors ? 

    Point de mire du 27 septembre 2016

    Ultimatum, oui, et alors ?

    Vaudrait-il mieux en rire ?  a chacun son point de vue après que le CITES (comité permanent de la Convention sur le commerce international  d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction) , vendredi dernier (23 septembre 2016)réuni à Johannesburg, a agité l’épouvantail armé d’un couperet  à l’encontre de la Grande île : la suspension totale du commerce des espèces protégées de la Grande Île, en clair, notre « chère île », ou plutôt nos exportateurs « éclairés », ne pourront plus exporter les espèces animales endémiques telles que les lémuriens (eh oui !),les crocodiles, les caméléons, les orchidées, les tortues et autres, près d’une centaine d’espèces  sur la liste (rien que ça !). Un sursis allant  jusqu’à la fin de cette année a été accordé au gouvernement malagasy pour concrétiser son action contre le trafic de bois de rose.

    Et au ministre Johanita Ndahimananjara, ministre de l’environnement de se féliciter : « Je suis soulagée. La bataille a été difficile, mais nous avons pu dissuader la Cites de prendre cette sanction qui aurait été très dommageable pour l’économie de Madagascar et pour sa stabilité politique » (sic). A la lecture de ce communiqué, au premier degré, on pourrait croire qu’effectivement l’économie malagasy repose principalement sur « ce » commerce là et que « la » politique du pays s’appuie également dessus ! Et si c’était vrai ? Car jusqu’à maintenant aucun économiste ou expert en science politique n’ont jamais pu éclairer la lanterne du malagasy lambda sur les raisons qui n’ont pas fait sombrer la Grande île dans le chaos jusqu’ici : de quelles ressources réelles dispose-t-on pour arriver à  tenir ainsi depuis ces dernières années ?  Quid de celui qui nous révélera, nous pauvres hères, les vrais chiffres sur ce que nous exportons réellement et, chose la plus importante, le montant de ces exportations ? Chiche ! Il n’y en aura pas un qui arrivera à donner les chiffres attendus ! Et pour cause ! Rien n’est transparent dans ce foutu pays !

    cameleon_madagascar

    Ce commerce qui s’appuie sur les espèces rares et endémique de l’île Rouge, ni vous ni moi ne sommes informés sur les tenants et aboutissants réels.  Tout y est opaque, et ce, depuis des décennies ! Et pourtant c’est un commerce florissant qui alimente tant le marché régulier international des espèces rares que le marché noir mondial qui laisse toujours exsangue plus d’un pays, de par les trafics (occultes) qui se pratiquent autour ! Il ne faut pas se voiler la face : en majorité ce commerce est sous la coupe d’une mafia qui arrive à faire virer au blanc ce qui est noir et à rendre chèvre le commun des malagasy. Ces trafics se font au vu et au su de tout le monde, tant des bois de rose que des animaux et des plantes, mais ô miracles, tout est réglo pour les autorités locales, où ces « produits d’exportations » sont récoltés et collectés, ainsi qu’aux yeux des « autorités compétentes » en charge des contrôles et des régulations de ces produits, pareils pour la sortie hors de notre territoire, ficelés de mains de maîtres ces trucs là ! Et ce ne sont pas les coups d’éclats sporadiques et circonstanciels qui pourront dissuader du contraire, loin de là, car on connait bien l’adage de « l’arbre qui cache la forêt », les petites prises aux aéroports et aux ports ne sont que poudres aux yeux, bon pour amuser la galerie, les gros coups se font et se feront toujours à l’insu du grand public, avec les millions de dollars(ou d’euros) à la clé…comme toujours ! Il ne faut pas se leurrer, un ces quatre, pas plus tard que l’année prochaine peut-être,  la Grande île se ramassera dans ses grandes largeurs inexorablement. Pour les malagasy en tout cas, on ne peut tomber plus bas,  à moins que… ?

    Alf Raza

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  • Alf Raza 4 h 59 min le 22 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique, caricaturistes, , , democtatie, diktat, expert, fiasco, , , Jean Ping, journalistes, , rue   

    La rue, une alternative démocratique ? 

    Point de mire du 22 septembre 2016

    La rue, une alternative démocratique ?

    La démocratie, un bien grand mot pour peu de chose en Afrique : aucun pays de ce continent ne peut se targuer d’être le fidèle défenseur de cette « dame » vielle de plusieurs millénaires, celle-là même dont les descendants des citoyens qui l’ont engendré ne peuvent même pas se prévaloir d’en être  de dignes héritiers, on a tous pu voir où en étaient et où en sont les grecs actuellement … Et pourtant c’est en Afrique qu’on peut trouver le plus de gens qui se plaisent et se complaisent à se dresser en champions « incontestés » de la démocratie ! Quelle vanité déplacée ! La Grande île en a eut pour son grade de ces lots de gigolos de tout acabit, se disant pourfendeurs des diktats et autres abus  et champions invétérés de dame « Démocratie » qui a été accommodée malheureusement à toutes les sauces en quelques décennies sur ce continent noir!

    Pas plus loin que la dernière transition, les malagasy ont vu défiler sous leurs yeux tout un panel de « biens pensants » donneurs de leçons, étiquetés comme étant des spécialistes « ab ante » ! Quelle aberration ! Aberration avérée et d’autant plus justifiée par les faits aujourd’hui : un de ces corbeaux volubiles,  le sieur Jean Ping, bien connu des malagasy de par ses séjours fréquents en leurs terres, aux frais de la princesse s’il vous plaît, dont les expertises et médiations ont abouti à l’élaboration et à la mise sur les rails de la fameuse « feuille de route » tant adulée par toute une frange de la classe politique locale à une certaine époque, eh bien, actuellement , ironie du sort, ce même sieur Jean Ping se retrouve dans son pays entraîné dans le tourment d’une bataille électorale qui a tournée au vinaigre : ah, démocratie quand tu te taille ailleurs que chez l’expert, quelle bazar ! Les aficionados de l’expert es démocratie en sont finalement réduits à descendre dans la rue pour revendiquer, mettant leur pays en porte-à-faux ! Un mode de démocratie de la rue?

    Juste retour des choses diront ceux qui n’ont jamais apprécié l’ingérence étrangère qui a été imposée pour régler l’imbroglio engendré par le putsch de 2009 et dont les stigmates se font encore ressentir jusqu’à maintenant, sombrant le pays dans un bourbier tel qu’une totale léthargie dont il n’est pas près d’en sortir s’en est suivi. Les caricaturistes s’en sont d’ailleurs donnés à cœur joie, poussant le bouchon jusqu’à suggérer à Jean Ping de reprendre à son propre compte « sa » fameuse feuille de route ! Il y a de quoi en rire effectivement !

    Ah démocratie quand tu nous tiens ! Ou plutôt, … quand tu nous échappe ! Car pour la Grande île, les résultats des courses n’est autre qu’un cinglant fiasco ! Et à la presse d’en faire les frais ! Avec la prolifération exponentielle d’organes de presse et de médias de toutes sortes, parsemée de fermetures forcées d’autres également, durant la transition et après la transition, le monde du journalisme n’a jamais été aussi mal en point qu’actuellement avec ce code scélérat sur la communication tant décrié. Au final, pas si « fun » que ça la démocratie dans l’île Rouge !

    presse-malagasy

    Jamais de mémoire de journaliste on n’a vu des journalistes descendre dans la rue pour manifester dans notre île ! Et ce n’est pas près d’être fini vu ces collectes, dans la rue des grandes villes de l’île, de signatures pour s’indigner contre cette nouvelle loi sur la communication qui n’est autre qu’une muselière pour les journalistes officiant dans la grande île. Alors, a fortiori, la rue est-elle devenue le seul support pour une meilleure démocratie ? Les feuilles de choux étant ce qu’elles sont actuellement, se tourner vers la rue risque fort de dénaturer le fond des revendications des journalistes au point d’en obtenir l’effet inverse, mais bon, c’est un risque à courir, non ? Comme on dit : Faute de grives, on mange des merles !

     

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 16 h 49 min le 21 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : barbus, , hydre, imams, justice, , moramora, politique, stalinien, tabligh   

    Réveiller l’eau qui dort ?

    Point de mire du 21 septembre 2016

    Réveiller l’eau qui dort ?

    Toujours cette velléité maladive d’avoir prise sur tout. Une main mise quasi-stalinienne d’une autre époque qui commence à peser de plus en plus sur la société malagasy. On la sent sans que l’on s’en offusque outre mesure dans les différentes couches de la population, subrepticement « la main » se tend et s’étends irrémédiablement au-dessus de nos têtes telle une pieuvre qui déploie ses tentacules, une hydre qui sera là à perpétuité au train où vont les choses !
    Mais quoiqu’il en soit la vie semble suivre son cours comme à l’accoutumée malgré les soubresauts d’une ou plusieurs franges de la population écœurées par les turpitudes des sbires de l’hydre malagasy. Les faits qui devraient être saillants tombent inexorablement dans le carcan de la banalité à force ! Ainsi ces litiges entre la commune urbaine de la capitale, un privé et l’Etat n’émeut plus personne, tout le monde se perdent en conjectures et pour cause : un mélimélo de procédures inextricables difficilement accessible aux communs des mortels s’y rattache ! Autant laisser le temps au temps, attendre et voir, un « wait and see » de plus…
    Dans une autre mesure, jouer avec le feu ne fait plus peur, titiller un foyer ardent, un jeu d’enfant dont certains sont passés maître ? Aucune entité n’ose émettre son avis concernant le litige au sein de la communauté musulmane, un sujet toujours sensible partout dans le monde, avec la tentative, encore une fois, de supplanter une structure déjà établie pour en prendre le contrôle. Litige déjà remis entre les mains de la justice (oui, il y en a qui y croie et qui s’y remet encore !) mais qui n’a pas pu empêcher les antagonistes à se livrer à une « bataille de rue » jusqu’à en venir aux mains, surenchère d’agressions verbales qui a basculé facilement vers des agressions physiques. Mais quel intérêt y-a-t-il à semer le trouble là où tout semble se la couler douce ? Mystère et boule de gomme ! A force d’habitude, certains tombent dans la démesure allant jusqu’à réveiller l’eau qui dort… Démesure car il serait puérile de croire que pareils mésententes puissent en rester là, après ces voies de fait dont ont été témoin la population via les retransmissions des médias privés. Loin de l’idée de dramatiser un fait (divers), il ne faut pas écarter de l’esprit qu’il n’y qu’un pas pour pousser les gens vers la violence.

    turkish-barbus

    Bien sûr ; le gouvernement a fait un sursaut de protection ou de vigilance, allez savoir pourquoi, en procédant à l’expulsion de dix imams barbus, venus direct du Pakistan, qui se sont incrustés dans les mosquées et autres écoles coraniques de Vohipeno et Manakara pour y enseigner le « tabligh », une prédication très prosélyte prônant une application ultra-rigoriste et littérale de l’Islam. Mais tout de même, la main de l’hydre qui semble mettre son grain de sel dans la vie de la communauté musulmane semble un tantinet suspect …
    Quoiqu’il en soit, les faits saillants qui s’égrènent dans la vie quotidienne malagasy ne manquent pas d’attirer l’attention des différents observateurs de la vie politique malagasy sans toutefois pouvoir soulever le moindre holà de leur part. Nombreux sont les fait qui en offusquent plus d’un mais qui tombent finalement dans la banalité. Tout est d’une platitude désarmante, certains frappant aux mauvais endroits, polémiquant là où il aurait fallu plus d’action, tout le monde se complaisant encore dans cette mare gluante qu’est le « moramora » nationale. Que l’on ne s’étonne plus alors , qu’ à force, l’eau qui dort nous noie en un éclair.

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 21 h 21 min le 15 September 2016 Permalien | Réponse  

    Far far away

    Point de Mire du 15 septembre 2016

    Far far away

    Dans un des ces dessins animés à succès, dont seul DreamWorks Pictures a le secret ; qui a marqué l’imaginaire des grands et des petits ces dernières années, on voyait un âne qui faisait une de ces entrées bruyantes dans le fameux pays « Fort, fort lointain » (Far far away) avec les yeux qui sont près de sortir de leurs globes à force d’émerveillement ; une entrée genre « bushman » entrant pour la première fois en ville. Et à lui de s’étonner et de s’émerveiller des scintillements de la ville ! Il faut croire que les lumières et les grands boulevards, les gratte-ciels et les grands palais ne sont point d’un commun dans le « bush » ! Jusqu’à une certaine proportion, on pourrait comprendre que les apparats d’une grande ville moderne puisse donner l’eau à la bouche à plus d’un « bushman » jusqu’à en baver, de quoi le faire débiter des âneries à la pelle rien qu’en y pensant.
    Telle une luciole qui se perd dans l’immensité d’une cité en lumière le soir, ne sachant trop à quoi se donner la tête, certains « nouveaux » politiciens tombés dans l’exécutif par « inadvertance », peut-être, pêchent par leur crédulité naïve une fois sorti de leur « cocon ». Et l’on ne s’étonne plus, effet DreamWorks oblige, que des gens importants du pays nous débitent des verbiages digne des années 70, classant encore les pays voisins africains dans la catégorie des sous-développés alors que… La Grande Ile de par son insularité est toujours loin d’être en phase avec le reste du monde, toujours à se croire être le nombril du monde, ou du moins de l’Afrique … à moins que ce soit de l’Océan Indien …ou des îles à l’est de l’Afrique… ? Enfin, bref, on se comprend ! Bon nombre de nos jeunes, et des moins jeunes aussi d’ailleurs, se sont fait greffer cette tare indélébile qui plombe à longueur d’année les volontés de développement et de croissance de cette île qu’est la notre : le nombrilisme exacerbé ! L’accès à l’autoroute de l’information qu’est l’internet n’a pas pu donner l’éclair de lucidité qui aurait pu secouer la poussière des habits de nos compatriotes malagasy trop imbu d’eux même.
    Comment peut-on encore ânonner en ce début du troisième millénaire des propos digne des années yéyés pour endormir le (petit) peuple malagasy, de quoi penser que certains ont comme livres de chevet des manuels piochés chez les bouquinistes d’Ambohijatovo, des abrégés politiques de l’ère Brejnev, à moins que ce ne soient des guides inédits de « 101 idées soporifiques » pour endormir l’auditoire, des lexiques sortis des greniers des écoles du défunt URSS.
    Car comment expliquer l’inexplicable culot de nos dirigeants pour endormir le peuple malagasy en leur faisant croire qu’on est loin d’être à la traîne par rapport aux « autres » alors qu’on est , malheureusement, loin , bien loin derrière nos colistiers ! Eh oui, colistiers dans ce fumeux classement des pays les « moins avancées » ! La dernière visite en pays membre de la SADC fut surement le choc de leur vie pour ces visiteurs venus de l’île Rouge. Les autoroutes, les ors des palais, en un mot l’avancée visible du Swaziland en a bouché un coin à notre délégation, de la poudre aux yeux peut-être mais qui en a secoué plus d’un. Nourri du stéréotype occidental à la « Tintin au Congo », grande fut leur surprise en mettant pied dans ce pays, pays qui est non moins classé parmi les « en retard ». Alors, nous, pauvres malagasy, où nous en sommes vraiment ? Car à pédaler près des traînards, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on se retrouver dans le peloton de …queue !

    Alf Raza

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