Mises à jour de juin, 2010 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 18 h 10 min le 30 June 2010 Permalien | Réponse
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    Les cinquantenaires d’Afrique qui font pâlir 

    Les journées festives une fois passées, suivi, assurément d’un repos bien mérité après ces successions de fêtes et autres podiums, le réveil est assez brutal pour se confronter à la réalité de la vie à Madagascar. Bien que cela ait été déjà pressenti, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de Madagascar venait d’annoncé lundi le report sine die d’un référendum constitutionnel initialement prévu le 12 août 2010 : la raison du report n’est rien d’autre que le retard pris dans la rédaction du projet de nouvelle Constitution. Force est de reconnaitre que jusqu’à présent, aucun projet de Constitution, parmi les centaines proposés et recueillis par la commission, n’a été finalisé.

    Après les jours fastes où l’on a surement dépensé « sans compter », viendront les jours de vaches maigres où les problèmes irrésolus auparavant seront plus que jamais d’actualité. En cette période, même un « grand » pays comme la France subit de plein fouet les restrictions initiées par Nicolas Sarkozy qui ont frappé les esprits en annonçant une réduction « vigoureuse » du train de vie de l’État. La dure réalité de la vie ramène tout le monde à une réduction des dépenses. Madagascar en est encore loin ne serait-ce que la fleur dont les militaires se sont fait gratifié avec une rallonge d’une année sur leur carrière, preuve qu’ ici les budgets sont élastiques et étirable à souhait.

    La grande ile a passé le cap de la journée de commémoration du cinquantenaire de la fameuse « indépendance », tandis qu’ailleurs, dans un pays sujet à controverse aux yeux de la communauté internationale, la RDC, République Démocratique du Congo, anciennement colonie belge, fêtera avec faste aujourd’hui 30 juin son demi-siècle d’indépendance, avec des invités de marque dont, entre autre le roi des Belges Albert II et la reine Paola, Les rois du Maroc Mohammed VI, de Jordanie Abdallah et du Swaziland Mswati III ont également été invités, y ont été conviés aussi 18 chefs d’État africains ainsi que le secrétaire général de l’ONU. Une pléiade d’invités à faire pâlir plus d’un en somme.

    En tout cas, l’ajournement des élections chamboule tout le calendrier préétabli dans la feuille de route présentée, une pirouette des plus élégantes qui propulsera le président de la HAT Andry Rajoelina vers les horizons 2011 toujours et encore à la tête du pays à défaut d’élection présidentielle avant la fin de l’année.

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  • Alf Raza 17 h 58 min le 30 June 2010 Permalien | Réponse
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    Un anniversaire en chasse un autre 

    L’évènement majeur de la semaine passé a failli botter en touche l’importance du premier anniversaire de parution de notre journal Madagascar Matin qui, ce jour là, titrait à la une : Naissance d’un journal – Pour un pluralisme d’idées. C’était un jeudi, 25 juin 2009 pour être plus précis. Un pluralisme que le journal a toujours essayé de maintenir tout au long de cette première année d’existence, gardant le cap sur le thème « apprendre et s’informer pour mieux informer ».

    Sans aller jusqu’à faire l’éloge des collègues, cette « jeunesse » de la parution a tenu son cap contre vents et marées, en préservant une éthique propre à notre journal grâce à l’esprit vif, et jeune de l’ensemble des collaborateurs au sein du journal qui n’a eu de cesse de s’étoffer au fur et à mesure des parutions. Au fil du temps, le contenu s’est mué en une édition bien fourni et bien garni. Rien qu’à voir l’ours qui s’allonge et se rallonge de plus en plus, ont a pu sentir que les articles spécialisés se sont affinés de plus en plus, économie, société, politique, sportif ainsi que la chronique. Prétendre arriver à maturité serait bien pompeux, s’affiner de plus en plus serait le plus approprié pour arriver à plus de maturité bien évidement.

    Il est un peu regrettable que ce premier anniversaire de parution du journal soit occulté par ce grand évènement que fut la commémoration du retour de Madagascar à l’indépendance, mais en tout bien tout honneur, la patrie passe avant tout le reste. Une commémoration sous le signe d’une nuée d’évènements festifs dans toute l’ile, que ce soit pour le grand public que pour un public restreint. En tout cas, beaucoup d’innovations pour ces journées, côté cérémonial, qualités des invités à la présidence et pour les animations diverses.

    Mais au lendemain de ces frivolités, la dure réalité rappellera aux autochtones les tribulations et autres trivialités qui vont être leurs lots pour on se sait combien de temps encore, avec le dénouement de cette crise qui risque fort d’être renvoyé aux calendes grecques. Vivement une prise de conscience, de part et d’autre, pour faire jouer réellement le sens du mot « consensus » que l’on s’est fait fort d’oublier, ou pire d’enterrer six pieds sous terre au détriment du bon sens. Quand on sait que les malagasy sont les champions du retournement des morts…alors…attendre et voir.

     
  • Alf Raza 10 h 43 min le 26 June 2010 Permalien | Réponse
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    Independence Day 

    26 juin 2010, un début de week-end à graver dans l’Histoire de Madagascar, malgré le ton morose des débuts des festivités pour ce 50ème anniversaire et les couacs à répétition lors des premiers évènements d’animation, la population d’Antananarivo n’ont pas coupé à la traditionnelle veillée des « arendrina ». Bien que l’organisation ait été quelque peu spontanée dans certains quartiers de la ville, la grande tendance était la convergence vers Anosy ainsi que les hauteurs de la ville des milles afin d’apprécier les feux d’artifices offerts par le pouvoir en place. Une nouveauté, et pas des moindres, le spectacle de son et lumières projetées sur des jets d’eau, une grande première pour les malagasy qui ont savourés les prémices de l’excellence en matière de spectacle.
    Il faut rendre à César ce qui est à César, force est de reconnaitre qu’en regroupant sous son giron des professionnels du spectacle, le président de la HAT, qui n’en est pas moins un pro lui aussi, a réussit un coup de poker digne de grand loueur : il a su bluffer toute la population et les fédérer autour d’une nuée de festivités, gratuites de surcroit, faisant oublier pour quelques jours les différents et les bisbilles qui divisaient encore auparavant, et qui reprendront surement une fois les fêtes passées.
    Un coup de maître en somme pour un bref instant malheureusement, car on n’est pas près de sortir de l’auberge avec les tergiversations concernant le respect probable du calendrier électoral proposé, ni de la nature même des futures élections à venir tant la confusion plane tant dans le camp de la HAT que des ses sympathisants, autant ne pas parler de leurs opposants qui auront des avis diamétralement opposés à tout ce qui pourraient être avancées.
    En tout cas, cette commémoration du 26 juin, pour l’année 2010, verra pas mal de pratiques bousculées, ne serait-ce que dans l’utilisation des traditionnels lampions « arendrina » qui ont été supplantées par ceux d’origine chinoise. Un choix des ménages qui veulent jouer dans la durée ? Ou carrément un revirement à 180° pour se tourner l’est, l’Asie et ses décorations festives autrement plus colorées et nettement économiques.
    Un revirement à 180° avec le costume du numéro 1 de la HAT, lors du discours de présentation de vœux télévisée, abandonnant le costume-cravate occidental pour endosser une « tunique » quasi-militaire avec des galons aux manches, un bref clin d’œil à un costume de scène d’un artiste malagasy, Njakatiana, dans le temps.
    Innovation dans la manière de faire la revue des troupes, par le président de la HAT, tout le long du lac Anosy, précédant l’inauguration d’une stèle pour ce cinquantenaire qui fut littéralement accaparée par les forces armées.
    Une année charnière, à coup sur, avec l’unanimité ou non des nationaux et de la communauté internationale, ailleurs une transition de plus d’une dizaine d’années s’est déjà vu, alors, résignation ou indignation ? Quid de la bonne attitude à adopter, avec la réactivité mollassonne propre à la population malagasy ?

     
    • MRANDRIANALY 11 h 47 min le 26 juin 2010 Permalien | Réponse

      Et, oui on a beau innové , modernisé ou autre les festivités pour cette date commémorative mais hélas la clé du succès n’est pas de célébrer un anniversaire avec des moyens aussi grands soient -ils mais d’adopter enfin une attitude franche et honnête pour le bien du pays . Mais là encore , on peut toujours rêver car naturellement, au delà du principe de base, « Dieu est dans les détails », et le diable aussi. Il n’est pas question d’affirmer que la situation nouvellement créée serait parfaite, mais simplement que ses effets pervers seraient bien moins problématiques que ceux engendrés par les grandes politiques sociales nationales. Forcément ; on est résigné dans l’indignation . Happy Indepence day quand même!

      • razanajatoma 12 h 00 min le 26 juin 2010 Permalien | Réponse

        Résigné dans l’indignation, des mots qui font mal mais qui résument le triste lot des malagasy, tant au pays qu’en dehors.
        Happy Independence day!

  • Alf Raza 21 h 58 min le 25 June 2010 Permalien | Réponse
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    Anniversaire, quand tu nous tiens 

    Les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas. Une année est passée depuis la disparition du roi de la pop, Michael Jackson. Ses fans à travers le monde se feront fort de commémorer la mort du chanteur. Ainsi, aux Etats-Unis, le Forest Lawn Memorial Park de Glendale, le cimetière des stars où repose Michael Jackson, sera ouvert au public. Assurément, bon nombre de ses fans voudront y être pour se communier au souvenir encore vivace de Bambi, la star tant adulée.

    Les fans de la star à Madagascar auront bien du mal à se fédérer en cette période tumultueuse pour l’ensemble de la société malagasy. A la veille du jour J de la commémoration du premier 26 juin, jour où l’on a recouvert l’indépendance, l’effervescence de la population dans les rues de Tana, surtout en centre ville où les commerçants « pullulent » littéralement laissant se poser des questions sur la pertinence de pareil affluence : il y aurait surement plus de vendeurs que d’acheteurs à ce rythme là.

    Sur un autre volet, le « nouvel » Hôtel de ville d’Antananarivo s’effeuille petit à petit pour dévoiler sa face aux tananariviens, bien que l’édifice ne soit pas encore terminé, le peu qu’on puisse voir actuellement laisse les riverains sur leurs soifs. Les travaux ne sont pas près de se terminer, et par voie de conséquence l’avenue de l’indépendance ne retrouvera pas ses lustres d’antan pour ce jubilé. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement avec la vétusté d’environ le quart des bâtiments composant cette avenue, et pire, il y en a plusieurs en « ruine » ou qui ont été démolis.

    Assurément, les jours fastes de cette avenue ne seront pas pour bientôt, il faut bien le reconnaitre, avec le capharnaüm permanent qui règne tout le long de cette avenue, l’atmosphère y serait toujours délétère. Ce lieu, abandonné à son propre sort est actuellement à la merci des « professionnels » informels qui se gaussent d’éventuelles réhabilitations de ce grand artère. Ils ne sont pas près d’être délogés et leurs affaires y sont d’ailleurs florissantes, échappant à toutes formes de taxes et autres redevances.

    Malheureusement, la léthargie de la commune depuis un certain temps, a favorisé le laisser-aller ambiant. En tout cas, on est bien loin des grandes avenues des grandes capitales à travers le monde, se prélasser sur les terrasses des cafés ne sera jamais le lot des malagasy, loin s’en faut.

     
  • Alf Raza 9 h 30 min le 24 June 2010 Permalien | Réponse
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    Veni, vidi …et puis ? 

    300 tonnes de bois de rose dans 15 containers ont été saisies par les autorités comoriennes aux Comores sur un bateau, immatriculé à Toamasina, et qui porte le nom de Soavina III, le week-end dernier. Il aurait fallu qu’une lourde délégation de la HAT malgache, dirigée par son Premier ministre Camille Vital lui-même ainsi que du ministre de l’Environnement et des forêts, viennent aux Comores afin de constater de visu le trafic pour arriver à rapatrier ces bois de rose à Madagascar.

    On est en droit de se demander en quoi un tel incident pourrait bien justifier pareil déplacement. Mais à la lumière d’une interview du général Albert Camille Vital, le brouillard semble se dissiper un tout petit peu : ’’Ce trafic de bois de rose fait l’objet d’une grosse polémique et même mon nom est cité comme étant à l’origine des autorisations illicites. C’est ce que nous allons tout aplanir en identifiant ceux qui sont vraiment derrière ce trafic ». Pour un simple constat, des agents des douanes auraient fait l’affaire. Mais là, l’intervention d’un premier ministre en bouche un coin à plus d’un!

    Si c’était pour un coup médiatique, ça a été mené de main de maître ! Une visite éclair aux Comores, en cette période où les sanctions pleuvent contre les dirigeants de la HAT, relève d’un pied de nez envers les pays et organisations qui les sanctionnent. Apparemment, des subterfuges existent pour contourner toute forme d’embargo à l’encontre du pouvoir en place.

    En tout cas, une image forte ressort de cette intervention : le premier ministre de la HAT peut être sur tous les fronts, véhiculant le message d’une omniprésence sur tous les points chauds qui touchent la grande ile, que ce soit aux quatre coins du pays qu’aux dehors des frontières. La main de fer militaire semble se resserrer sur les affaires de l’Etat, un militaire peu en cacher un autre ? Car en l’absence du premier ministre de la HAT, le vice amiral Hippolyte Ramaroson, ministre des affaires étrangères le remplace au pied levé en conseil des ministres. A la veille du jour de commémoration du 26 juin, les civils se rabattent sur les animations qui battent leurs pleins dans la capitale, un peu boudées dans certains coins, mais en deux où trois lieus, c’est même devenu chaud jusqu’à en devenir dangereux.

     
  • Alf Raza 10 h 49 min le 23 June 2010 Permalien | Réponse
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    Une année charnière 

    Décidément, cette année 2010 est belle et bien une année charnière. Madagascar n’est pas en reste, il est en passe de tourner le dos à bon nombre de choses, abandonner des pratiques quasi-séculaires, et épouser de nouvelles, jugées pas très catholiques par les observateurs extérieurs mais qui passent comme lettres à la poste pour le pouvoir actuel.

    Le Mondial en Afrique du Sud est assez révélateur, à l’instar des pays de la « zone euro » qui subissent des turbulences avec leur monnaie commune qui se déprécie et peut-être par voie de conséquence leurs football qui dégringolent également.

    Le football français était déjà partie d’Europe en « demi-teinte » pour rejoindre ce Mondial, elle des plus à plaindre avec ce déconfis d’une équipe « mi-black, mi-blanc ». Un peu comme si le concept de la « Franceafrique » s’essayait sur le terrain du foot. Ironie du sort, à l’approche du 14 juillet que le président Sarkozy a voulu marquer d’une pierre blanche en mettant en exergue le cinquantenaire de l’octroi de l’indépendance par la France à ses colonies.

    La tentative de resserrer dans son giron les brebis égarés à travers le continent noir risque fort de faire ombrage, car qu’on le veuille ou non, le continent noir prend subrepticement sa revanche sur son colonisateur en colonisant en douce de l’intérieur cette puissance qui jadis avait la mainmise sur leurs destinées. On voit qu’actuellement, la France change de plus en plus de « teint » et les « basanés » sont de plus en plus visibles en France métropolitaine.

    D’ailleurs comment peut-il en être autrement ?rien qu’à voir la composition de cette équipe des bleus avec une majorité de joueurs « noirs », et qui loin de toute attente arrive à gripper le mécanisme que l’on pensait être immuable lors de pareil compétition. Arriver à entrainer toute une équipe nationale à faire la grève, il fallait le faire, il aurait bien fallu qu’il y ait une majorité pour entrainer le reste….et il ne faut pas être sorcier pour deviner d’où venait le coup ! Onze noirs contre dix blancs, il n’y a pas photo ! En tout cas, à compter de demain, les donnes seront différents dans le pays des bleus, au-delà du volet sportif, le regard sur les minorités visibles changeront que ce soit en mal ou en bien, il faudrait les prendre en compte désormais au risque d’être désavoué par la majorité dans le cas contraire ; une année charnière en somme.

     
  • Alf Raza 8 h 15 min le 22 June 2010 Permalien | Réponse
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    Le code de la route, ce grand ignoré 

    Les accidents de la circulation, on en perçoit les échos presque chaque jour dans les feuilles de choux à sensation. Il aurait fallu que ce soit un accident mortel touchant un cortège présidentiel pour que les gens se souviennent des règles élémentaires de la circulation. Au quotidien, les transgressions du code de la route sont légions, perpétrées tant par les piétons que par les conducteurs de véhicules, motorisés ou non. Ces écarts au code de la route se sont banalisés au fil des ans, loin des injonctions des agents de la circulation qui, par dépit ou pire, par méconnaissance des règles de base, se réduisent à regarder impassible les contrevenants. Combien de fois ne voit-on pas des piétons traverser n’importe où, n’importe quand au mépris des règles élémentaires de prudence. Il est sidérant de voir des gens courir pour traverser la chaussée carrément devant des voitures en mouvement tel des toréadors, loin des passages piétons. Au fond, ces pratiques se font par méconnaissances du code, et l’absence totale du sens de la prudence.

    Il n’aurait pas été nécessaire de rappeler, comme la sécurité présidentielle le fait que « dans les pratiques universelles et selon les textes en vigueur, tout cortège officiel est prioritaire là où il passe » si un tant soit peu d’éducation civique allant dans ce sens avait été fait auparavant. Car il faut bien le reconnaitre, l’incivisme exacerbant que l’on voit au détour de chaque ruelle actuellement est corolaire de l’absence d’instruction civique dans le système éducatif depuis plusieurs générations.

    Les transgressions aux codes de la route, les mauvaises habitudes à déféquer et uriner partout, l’irrespect patent des jeunes vis-à-vis de leurs ainés, la crasse et la saleté devenues secondes natures pour les marchands dans les marchés, et on en passe dans cette litanie d’incivilité sont les résultats des errements du système éducatifs depuis quelques décennies. On en est à un point, tel que, même sanctionnées par un drame touchant le plus haut niveau de l’état, en l’occurrence la présidence de la HAT, ces incivilités ne seront pas près de disparaitre du jour au lendemain. Les « choses de l’Etat » mis à part, les « Olobe » auront encore du blé à moudre pour et plancher sur ce fléau qu’est l’incivilité et sortir le pays de l’ornière.

     
  • Alf Raza 18 h 52 min le 20 June 2010 Permalien | Réponse
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    Les cinquantièmes rugissants 

    L’insularité de Madagascar lui confère un statut bien particulier de par son isolement. L’absence de pays frontalier a engendré des comportements particuliers pour les natifs de l’ile rouge. Tout à fait « nombriliste », le malagasy se targue souvent d’être le faîte de l’évolution dans le continent africain, une grosse tête à côté de ses pompes peut-être, mais une grosse tête quand même. D’ailleurs, les « africains » qui viennent du « continent » ressentent,à tous les coups, cet air de condescendance que les malagasy manifestent au quotidien.
    Pourtant, bien des choses lient les gens de l’ile avec ceux du continent, du moins ceux francophones, ne serait-ce que ce fameux cinquantenaire de octroi de l’indépendance aux pays qui étaient sous le joug du colonisateur commun. Le Sénégal a par exemple déjà célébré le sien au mois d’avril agrémenté de la tonitruante déclaration de son président, Wade, sur le « départ » définitifs des contingents militaires français des bases existants au Sénégal, déclaration qui relèverait de la démagogie pour certains vu l’importance stratégique que représentent ces bases.
    A l’instar du cinquantième parallèle sud où le mauvais temps est très fréquent, Madagascar est dans une latitude des plus difficiles, victime de gros temps fréquents et incontournables. Le fameux cinquantenaire du 26 juin, sujet à polémique depuis quelques temps n’est pas près de livrer tous les mystères de ses entrailles. La remise en cause de la célébration de cet évènement est d’ailleurs présente dans une certaine frange de la société malagasy, faisant fi de l’esprit patriotique et du nationalisme. Les menaces de troubles ne sont pas non plus à prendre à la légère, les confrontations armées de Fort Duschènes pouvant servir de leçon de ce que pourrait être l’intensité des perturbations si le cas se présente. Dans les annales des célébrations de fête d’indépendance, celle du jour du 06 octobre 1981, jour de l’assassinat du président d’Anwar al Sadate, lors d’une revue militaire, reste encore gravée dans la mémoire de bon nombre de gens.
    Au-delà de la participation d’un contingent de militaires malagasy aux parades du 14 juillet à Paris, signe pour certains d’un renouveau de l’allégeance envers l’ancienne « mère patrie », la grande muette malagasy aura fort à faire pour redorer son blason, déjà entaché par moult tumultes qui ne sont pas près de se dissiper.

     
  • Alf Raza 8 h 48 min le 19 June 2010 Permalien | Réponse
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    Blocus …hocus-pocus…ouvre toi 

    Aux yeux du monde, le blocus de Gaza dure depuis plus de quatre ans, et il est imposé à plus d’un million et demi d’individus. Mais actuellement, pour la plupart des Israéliens, et bon nombre de juifs à travers le monde, il n’y a pas de blocus de Gaza, cela relèverait plutôt de propagande de désinformation d’en parler. Et pourtant, la bande de Gaza, ce petit enclave pauvre et surpeuplée, abrite une population dont plus de 80% dépend de l’aide étrangère.

    Les israéliens n’ont pas fait dans la dentelle avec le blocus : Israël n’autorise que l’importation de 97 produits à Gaza, contre 4 000 avant 2007. Pour les mordu de la comparaison, un supermarché arrive à proposer 10 000 à 15 000 articles sinon plus. Il est des plus étonnants aussi de constater la participation de l’Égypte dans ce blocus. Le contrôle de Gaza par les israéliens remonte à une quarantaine d’années, des millions d’individus ont subi ainsi une situation d’occupation et de désespoir.

    Pourtant là, Israël, sous la pression internationale, s’est engagé jeudi à faciliter l’entrée des biens à usage civil dans la bande de Gaza. Le comble, comme dans un conte des milles et une nuit, par enchantement avec le fameux « hocus pocus… », un subterfuge est trouvé par les israéliens pour lâcher le moins de lest possible : au lieu d’avoir une liste des biens autorisés, il y aura à l’inverse une liste des produits interdits. Aussi simple que ça ! Israël est une puissance occupante, et des décennies d’occupation ont rendu Gaza dépendante de l’état hébreux.

    Mais tout compte fait, le reste du monde est bien gêné de faire des remontrances à l’état hébreu. Sans pousser jusqu’à leur pardonner, ni d’expier leurs fautes, l’Union européenne et l’ONU dans la dénonciation de ce blocus n’ont pu réellement infléchir la volonté des israéliens de le maintenir. Seul l’adhésion, au début du mois, des États-Unis dans la pression diplomatique entamée par l’Union européenne et l’ONU a permis de peser sur la balance et assouplir ce blocus «intenable».

    Il ne faut pas se leurrer pourtant, la levée partielle du blocus est le résultat d’un «accord donnant-donnant.» Israël s’y serait résolu en échange de la constitution d’une commission d’enquête non plus internationale, mais israélienne, pour faire la lumière sur l’assaut du 31 mai. Décidément, les juifs ne failliront jamais à leur réputation : pharisaïsme jusqu’au bout des ongles.

     
  • Alf Raza 19 h 45 min le 18 June 2010 Permalien | Réponse
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    Banco ! BP passe à la caisse 

    Mercredi 16 juin est à marquer d’une pierre blanche pour le locataire de la Maison Blanche. Après trois heures d’âpre discussion, La réunion de Barack Obama à la Maison Blanche avec l’état-major de BP a finalement accouché d’une résolution « énorme » : la compagnie pétrolière a accepté de verser 20 milliards de dollars soit 16,3 milliards d’euros pour indemniser les personnes et les entreprises sinistrées par la catastrophe dans le golfe du Mexique. Le chiffre est astronomique et c’est une première, avec un montant aussi élevé, concernant l’indemnisation de victimes de catastrophes environnementales.

    Un bon point à mettre dans l’escarcelle du président américain, qui s’est rattaché les services de l’influent avocat Kenneth Feinberg, qui avait été chargé des indemnisations des victimes du 11-Septembre, pour superviser et gérer de manière indépendante les 20 milliards, qui seront provisionnés sur une période de quatre ans, au rythme de cinq milliards par an, et ce dès cette année, dixit la Maison-Blanche. En tout cas, rien ne sera plus comme avant au pays de l’oncle Sam, les pollueurs de tous bords réviseront à coup sur leurs copies pour les années à venir, une révolution verte instiguée par Obama.

    Une brèche est finalement ouvert pour faire payer les responsables des éventuelles catastrophes écologiques, reste à savoir, et ça va être surement le cas, si ces indemnisations ne seront pas répercutées sur les couts d’exploitation à venir et donc vont être inclus dans les prix de vente des produits de ces entités qui ont été contraint à payer. Au final, ce sera le petit consommateur qui payera les pots cassés, comme toujours, faisant les frais des calculs pervers des multinationaux .

    Et dire qu’il y a autant d’argent qu’on peut mobiliser en un rien de temps, des milliards et des milliards comme on dit, pour une catastrophe en un point du globe, alors que pour la plus grande des catastrophes qui sévit dans le monde et qui touche une large partie de la planète qu’est la famine, lever des fonds relève du parcours des combattants. La démesure et l’injustice de la répartition des richesses sur cette terre est plus que jamais mis à cran dans pareil cas, quand bien même cela aurait relevé de l’exploit de la part d’Obama d’avoir fait fléchir un géant tel la BP.

     
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