Un anniversaire en chasse un autre

L’évènement majeur de la semaine passé a failli botter en touche l’importance du premier anniversaire de parution de notre journal Madagascar Matin qui, ce jour là, titrait à la une : Naissance d’un journal – Pour un pluralisme d’idées. C’était un jeudi, 25 juin 2009 pour être plus précis. Un pluralisme que le journal a toujours essayé de maintenir tout au long de cette première année d’existence, gardant le cap sur le thème « apprendre et s’informer pour mieux informer ».

Sans aller jusqu’à faire l’éloge des collègues, cette « jeunesse » de la parution a tenu son cap contre vents et marées, en préservant une éthique propre à notre journal grâce à l’esprit vif, et jeune de l’ensemble des collaborateurs au sein du journal qui n’a eu de cesse de s’étoffer au fur et à mesure des parutions. Au fil du temps, le contenu s’est mué en une édition bien fourni et bien garni. Rien qu’à voir l’ours qui s’allonge et se rallonge de plus en plus, ont a pu sentir que les articles spécialisés se sont affinés de plus en plus, économie, société, politique, sportif ainsi que la chronique. Prétendre arriver à maturité serait bien pompeux, s’affiner de plus en plus serait le plus approprié pour arriver à plus de maturité bien évidement.

Il est un peu regrettable que ce premier anniversaire de parution du journal soit occulté par ce grand évènement que fut la commémoration du retour de Madagascar à l’indépendance, mais en tout bien tout honneur, la patrie passe avant tout le reste. Une commémoration sous le signe d’une nuée d’évènements festifs dans toute l’ile, que ce soit pour le grand public que pour un public restreint. En tout cas, beaucoup d’innovations pour ces journées, côté cérémonial, qualités des invités à la présidence et pour les animations diverses.

Mais au lendemain de ces frivolités, la dure réalité rappellera aux autochtones les tribulations et autres trivialités qui vont être leurs lots pour on se sait combien de temps encore, avec le dénouement de cette crise qui risque fort d’être renvoyé aux calendes grecques. Vivement une prise de conscience, de part et d’autre, pour faire jouer réellement le sens du mot « consensus » que l’on s’est fait fort d’oublier, ou pire d’enterrer six pieds sous terre au détriment du bon sens. Quand on sait que les malagasy sont les champions du retournement des morts…alors…attendre et voir.

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