Mises à jour de février, 2011 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 12 h 22 min le 28 February 2011 Permalien | Réponse
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    Trois pour le prix d’un 

    Les malagasy ont été ému en septembre 2010 quand ils ont su qu’un malagasy, Jean-Claude Rakotorilalao, a été pris en otage avec un Togolais dans le Nord du Niger en même temps que quatre autres Français par Al-Qaïda au Maghreb Islamique. Nombreux sont ceux qui se sont demandé ce qu’il faisait parmi ces gens là, quoique ça été surement le fruit du hasard apparemment. Ce malagasy là aurait vécu en live ce que ses compatriotes voient à travers les films sur ces « thèmes » qui foisonnent dans les vidéoclubs. Les rebondissements des transferts qu’ont opérés les ravisseurs à travers le désert pour aboutir au Mali selon les derniers renseignements auront été des plus éprouvant à n’en pas en douter. Et voilà que pendant que tout le monde était occupé ailleurs, à scruter le devenir du monde arabe, presque en catimini, Niamey, puis relayé par l’Elysée ont fait l’annonce de la libération de trois otages : Françoise Larribe, Jean-Claude Rakotorilalao et Alex Awando qui sont tous en bonne santé selon le un communiqué de la présidence française. Un souci en moins pour les sociétés Areva et Vinci-Satom, bien qu’ils ne soient pas encore sorti de l’auberge pour autant avec quatre autres français toujours aux mains des ravisseurs.

    Pour l’instant, black out totale sur les conditions de leur libération. Des indiscrétions malienne et nigérienne ayant participé aux négociations ont laissé filtrer qu’une rançon aurait été payée ! Chose qui trancherait avec l’inflexibilité que veut afficher la France vis-à-vis de toute forme de terrorisme et de prise d’otage de surcroit. Alors qui aurait bien pu payer pour la libération d’un malagasy et d’un togolais ? Surement pas leurs pays respectifs qui sont à côté de leurs pompes ! A moins que ce soit les sociétés Areva et Vinci-Satom ? Mais alors elles s’en sont tiré à bon prix : trois pour le prix d’un ! Assurément, les preneurs d’otages les ont forcé la main en livrant les deux africains, deux bouches à nourrir de moins, moins de logistique à développer, et coup médiatique à la clé, tous sont « en bonne santé » ! Le tout pour augmenter la « valeur marchande » des autres otages restants, tous des français, quel coup !

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  • Alf Raza 8 h 44 min le 26 February 2011 Permalien | Réponse
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    L’Afrique à toutes les sauces 

    Dans le marasme économique dont se complaisent à végéter bon nombre d’opérateurs de la grande ile durant cette transition, il y a une certaine catégorie d’opérateurs que l’on voit au quotidien mais à laquelle on ne fait pas particulièrement attention qui commence à proliférer dans le pays et plus particulièrement dans la capitale : des opérateurs d’origine « africaine » comme on aime à les qualifier pour citer ceux qui viennent du grand continent. On avait plutôt l’habitude de fustiger les opérations commerciales des ressortissants indo-pakistanais il ya une quinzaine d’années, il y a ceux qui tentent de vilipender l’apparente opportunisme des commerçants et opérateurs chinois, mais ce dernier « quinquennat » a vu l’essor extraordinaire des opérateurs d’origine africaine dans la grande ile. Pour l’Afrique en particulier, on sait que les filières des pierres précieuses subissent la loi du monopole, et n’y entre pas qui le veut !

    L’exclusivité qu’ont eu les sri-lankais et autres thaïlandais sur le marché des pierres précieuses a finalement révolue car africains se sont engouffrés dans la brèche à Madagascar. Il n’est plus rare de voir tout au long de l’avenue de l’indépendance d’âpres négociations concernant des pierres brutes ou semi-taillées, et les africains gagnent de plus en plus de terrain dans ce secteur. Mais en faisant un tour également du côté de Tsiazotafo et Behoririka, l’on commence à s’étonner de voir des commerçants et négociants africains qui ont pignon sur rue. Ces derniers tiennent boutique et se positionnent comme des concurrents sérieux pour les nationaux dans la même catégorie d’activité. Loin de dénigrer ces « immigrés » du continent noir, la grande question n’est rien d’autre que ce qu’il en est réellement pour les visas et autres autorisations de travailler sur le territoire malagasy pour les ressortissants étrangers. Apparemment, il n’ya rien de plus facile pour ceux qui veulent s’émigrer de s’installer et « d’opérer » dans le pays. Rien que pour Tsiazotafo par exemple, plus de la moitié des commerces qui ont accès à la rue sont tenus par des africains, avec des produits quasi-similaires à des prix défiant toute concurrence. Mine de rien mais le pays devient tout doucement un eldorado pour ceux qui viennent du grand continent. Un pays où il fait bon de prospérer dans le commerce et négoce en tout genre.

     
  • Alf Raza 8 h 41 min le 26 February 2011 Permalien | Réponse
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    A chacun sa croix 

    Ce qui se passe en Libye ne peut laisser indifférent, avec le développement des moyens de communication actuels, rien ne peut rester caché bien longtemps. Ainsi en Libye, malgré les tentatives de black-out des tenants du pouvoir, la révolte du peuple libyen qui a tourné au bain de sang n’a pu être escamotée par le dirigeant Mouammar Kadhafi et sa clique. Ces derniers sont d’ailleurs de plus en plus isolé tant à l’intérieur, lâchés par certains clans laissant l’est du pays aux mains des « révoltés ». Revers de la médaille, les prix du pétrole ont frôlé les 120 dollars à Londres hier dans la matinée !

    Décidément tout tourne au vinaigre dans le monde arabe, particulièrement en Libye où les massacres perpétrés par les gens du clan Kadhafi versent rapidement dans le chapitre de crimes contre l’humanité comme on aime à le qualifier actuellement. Car en Libye, des témoins affirment que des blessés sont laissés pour morts à l’abandon dans les rues. Un bilan approximatif, pas facile à vérifier avance le chiffre de 1.000 morts si ce n’est plus. Et voilà que la communauté internationale se mobilise pour condamner le leader libyen alors qu’il fut un temps où certains pays se sont répandus en salamalecs pour avoir les bonnes grâces de kadhafi, allant jusqu’à déployer le tapis rouge et céder à ses caprices de déploiement de tente qui dénotait un dédain certain de la capacité d’accueil de ses hôtes. Mais, c’est du passé maintenant car les voilà qui sont gênés de l’avoir fréquenté ! Le comble !

    Les français n’en finissent pas d’être éclaboussé par ce vent de folie des beurs et consorts, les ventes d’armes françaises au leader libyen lors de sa visite officielle, controversée, à Paris en décembre 2007 jouent en défaveur de la France. Autant ne pas mentionner les déboires du «couple MAM », son compagnon le ministre chargé des relations avec le Parlement, Patrick Ollier, ayant été l’ancien président du groupe d’amitié France-Libye à l’Assemblée nationale, lors de la visite controversée du leader libyen à Paris en 2007, toujours.

    A chacun sa plaie en tout cas, le peuple libyen étant encore loin de sortir de l’auberge car le vieux lion du désert ne veut pas lâcher facilement le morceau et use de multiples subterfuges pour amadouer les manifestants en rébellion : tantôt se positionnant au-dessus de la mêlée en se comparant aux souverains britannique et thaïlandais, ou brandissant la menace d’une invasion des américains et compagnie tout en tournant en bourrique les manifestants les taxant d’être des drogués à la solde … d’Al Qaïda ou pire encore, offrant des opportunités sécessionnistes pour les régions qui ne sont plus sous sa coupe !

     
  • Alf Raza 8 h 40 min le 26 February 2011 Permalien | Réponse
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    La peste à nos portes ? 

    Rapporté par un quotidien de la place, la menace d’une épidémie de peste pulmonaire se profile à l’horizon. La mort de trois personnes ayant travaillées dans l’est du pays dernièrement résonne comme une sonnette d’alarme sur l’éventualité de propagation de cette maladie. Des signes qui deviennent inquiétant car de tout temps, la peste est toujours associée à la saleté due à la misère ambiante. Des mesures se doivent d’être prises pour éradiquer cette menace. Avec le marasme où est plongé le pays, la feinte d’ignorer la possible épidémie sera toujours rattrapée par la triste réalité : la peste se solde toujours par la mort. Nul n’ignore que le vecteur principal de la peste reste toujours être le rat, et la saleté et le cumul d’immondice est favorable à sa prolifération. Le manque de moyen et de stratégie pour assainir les localités est flagrant dans la plupart des communes de la Grande Ile. Et même pour les grandes agglomérations, le problème reste toujours entier quant aux procédés de recyclages des ordures, quasi-inexistants, ne laissant d’autres alternatives que de stocker à ciel ouvert dans des lieux qui malheureusement sont situés trop près des villes.

    Et dire que le cas rapporté des trois décès n’est pas isolé. Le nord du pays a également enregistré des décès, environ une quinzaine, portant le bilan officiel à près de 23 morts. A noter que le mode de transmission de cette peste pulmonaire est des plus facile car cela arrive par inhalation de gouttelettes infectieuses, gare donc aux gens qui ne se ménagent pas à postillonner à tour de bras. Ce qui est regrettable pour l’ile rouge c’est que ceux qui sont au pouvoir semblent être trop préoccupé à d’autres priorités, politiques, pour s’activer à promouvoir des plans d’action afin d’éradiquer cette maladie. La feuille de route accapare la plupart, et pourtant aux dires du Dr Simao dernièrement, « La SADC n’a pas de feuille de route. Elle ne fait que mettre des balises et donner des instructions(…) ». Une volte-face qui en désarçonne plus d’un, mais qui devient une suite logique à l’entretien de Joachim Chissano avec l’ancien président Marc Ravalomanana à Maputo, bien que rien n’ait été divulgué sur la possible teneur de cet entretien. Il ne faut pas se voiler la face : tout est remis en cause après la démonstration de force de samedi dernier, le processus de sortie de crise proposé par la SADC est à réviser obligatoirement avec de nouvelles donnes qui n’ont pas été incluses initialement.

     
  • Alf Raza 17 h 52 min le 23 February 2011 Permalien | Réponse
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    Ce jeu d’échec permanent des politicards 

    Une belle esquive diplomatique que celle qu’a faite le ministre français à la coopération Henri de Raincourt dans ses déclarations : « Je part avec la conviction qu’on est en passe d’entrer dans une phase qui débouchera rapidement à un résultat positif »(…) « le projet de retour de Marc Ravalomanana est une situation qui regarde les Malgaches. La France n’a pas de jugement ou de remarque personnelle à faire là-dessus. Je n’ai aucun commentaire. » Pourtant les coups d’esbroufe de ces derniers jours ont bien coïncidés à sa venue ! Autant dire que le hasard fait bien les choses, car assurément la démonstration de force du week-end dernier des pro-Ravalomanana n’était pas un acte gratuit en elle-même sinon cela n’aurait pas eu aucun sens. Car ce n’est pas un secret, tout bon missionnaire se doit de rapporter en haut lieu ses constatations et ses réalisations : le ministre n’a pas manqué de déclarer qu’il va évoquer la question de Madagascar et des aides mardi, hier donc, à Bruxelles, lors de la réunion des ministres de l’Union Européenne du développement et de la coopération. Rien n’a été donc fortuit, et ce jeu d’échec auquel se livrent les politicards malagasy continuent d’instrumentaliser le peuple dans les différents déplacements de pions et de pièces sur l’échiquier géant qu’est Madagasikara.

    Il ne faut pas se leurrer, tout dirigeant s’engagent, volontairement ou non, vers un jeu d’échec dont le peuple n’est que le composant des pions de ce jeu, des pions bons au sacrifice pour faire avancer le jeu. La Lybie illustre ce contexte avec une violence et une célérité inimaginable. Seïf Al-Islam, fils du » guide libyen », une des pièces maitresse du jeu libyen, s’est adressé au peuple lors d’une allocution télévisée en criant au complot étranger contre la Lybie et comble de la situation il a également déclaré d’un ton menaçant que le peuple devait choisir soit de construire une «nouvelle Libye», soit de plonger dans la «guerre civile», il ‘est clair que le peuple subira encore et encore des sacrifices, sacrifices qui se chiffrent à des centaines de morts, près de 400, les forces armées libyennes ayant mené une opération de grande ampleur, tirant sur la foule. 42 ans de pouvoir en lasserait plus d’un, dans ce pays qui se prétend être une république et qui vit telle une monarchie ! La longévité d’exercice des dirigeants arabes les ont corrompu jusqu’à les mener vers une dérive dynastique vomit par le peuple actuellement.

     
  • Alf Raza 8 h 47 min le 22 February 2011 Permalien | Réponse
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    Et si on parlait d’autre chose ? 

    Et oui, changer d’air pour une fois et lorgner vers un autre horizon autrement plus cool que le quotidien de ces derniers jours. Ailleurs, une monarchie marie son héritier, car le mariage de son altesse royale le prince William de Galles K.G. avec mademoiselle Kate Middleton aura lieu très bientôt à l’abbaye de Westminster, le vendredi 29 avril 2011 à 11 heures pour être plus exact. Mariage qui aura environ 1 900 invités comprenant une quarantaine de représentants de familles royales étrangères ainsi que 200 membres du gouvernement, du parlement ou du corps diplomatique britanniques confondus, et bien entendu 60 dirigeants étrangers. Grandiose en somme de par la qualité de ses invités.

    L’éthique « british » étant, le code vestimentaire a été recommandé d’emblée sur le carton d’invitation : «Uniforme, Jacquette ou tenue de ville». Seul bémol pourtant à cet évènement royal : les 1 900 invités à l’abbaye de Westminster ne seront pas tous conviés aux festivités qui suivront la cérémonie religieuse. Le tiers seulement participera à la réception offerte sur invitation de la reine Elizabeth II au palais de Buckingham, et au final 300 personnes auront le privilège de dîner et aller au bal organisé par le prince Charles au palais de Buckingham. Il faut reconnaitre que les grands mariages dans la grande ile arrivent à accueillir plus que ces 300 personnes à table ! Mais bon, noblesse aidant… « L’austérité » devient un « must » !

    Austérité qui n’aurait pas étouffé Ben Ali et sa famille qui mine de rien vivait comme un…nabab ! Le peuple tunisien, et le monde entier aussi d’ailleurs, viennent de découvrir, stupéfaits, sur la chaîne nationale 1 de Tunisie, et rapidement relayé sur internet via Youtube et consort, le trésor caché du couple présidentiel déchu. Assurément, telle la fable d’Ali Baba et des 40 voleurs, la famille Ben Ali s’est constituée un sérieux pactole. On a découvert en fait des liasses et des liasses de billets de 500 euros, 200euros, 100 euros, 100 dollars, ainsi que des liasses de dinars. Il y avait également des montres en or, des colliers d’or, de perles et de pierres précieuses de grande valeur. Un trésor de …guerre qui aurait pu alimenter une … guerre en Tunisie ! Mais surement par pingrerie ou roublardise, le couple présidentiel déchu n’a pas daigné lâcher le morceau pour tenter d’acheter les bonnes grâces de leurs détracteurs !

     
  • Alf Raza 9 h 51 min le 21 February 2011 Permalien | Réponse
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    Encore du punch à revendre 

    L’arrivée en terre malagasy de différentes entités étrangères qui veulent infléchir le cours de la transition dans la grande ile ne peut laisser indifférent tous les acteurs de la vie politique et sociale dans le pays. Ainsi, les trois mouvances qui n’acceptent guerre qu’elles soient laissés en dehors du processus de sortie de crise on joué un atout de taille le week-end dernier : une démonstration de force sans précédent depuis le début de cette transition qui s’éternise. Une lecture facile des évènements qui se déroulés dans la journée du samedi, dans la mesure où la venue de Ravalomanana Marc en terre natale dans le contexte actuel n’est favorable ni pour ses partisans ni pour l’autre camp. L’affluence monstre tout au long de la route qu’aurait du emprunter le président déchu en dit long sur sa popularité, et quant bien même il aurait été indésirable, sa seule venue aurait déclenchée un lever de bouclier pas possible du côté du pouvoir en place.

    En tout cas, les étrangers qui sont là pour avaliser la fameuse feuille de route de Simao y regarderont par deux fois. Pareil mouvement de foule prêterait à réfléchir et même pour les politicards de tout bord à Madagascar, la naissance d’une nouvelle donne politique dans la grande ile est pendante. Au-delà de toute velléité d’écarter les trois mouvances, la rue rattraperai la réalité : loin d’être muette, elle peut bouger selon les circonstances, calmement, sans violence outrancière. Triste sort que celui des malagasy qui sont pendus aux lèvres d’un ministre français, celui chargé de la Coopération, Henri de Raincourt ! Ce dernier comptait rencontrer tous les acteurs politiques Malagasy, du moins c’est ce qu’il escomptait vu que cela est relativement irréalisable au point où en sont les choses, à moins d’être Superman pour arriver à couvrir des milliers de kilomètres en un rien de temps.

    Qu’à cela ne tienne, la diplomatie française part en vrille dans le continent ces derniers mois en Afrique, ne serait-ce que du côté de la Tunisie où bourde sur bourde se succèdent telle les imbroglios de MAM, ou la perte de sang-froid du nouvel ambassadeur Boris Boillon face aux journalistes qualifiant les questions de ces derniers de «questions débiles» ou de «n’importe quoi» ! Chaque tunisien sait maintenant que malgré ses excuses sur le tard, il n’en pensait pas moins vu sa qualité et sa position qui ne souffre d’aucun écart de verbiage, loin de là.

     
  • Alf Raza 18 h 34 min le 20 February 2011 Permalien | Réponse
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    Wait and see… 

    Eh bien c’est parti ! Au train où vont les choses, il faudra dire adieu à la tranquillité pour un temps, si tranquillité il y avait, avec l’orage politique qui se profile à l’horizon. Bingiza, le cyclone tropical bien que s’étant affaibli a fait figure d’épouvantail pour tout l’ensemble de l’ile, mais les vents de folies que va engendrer l’éventuelle arrivée de l’ancien président ce jour. Pour l’instant, Marc Ravalomanana et consort persistent contre vents et marées à organiser le grand retour. D’ailleurs, en écoutant bien la conférence de presse faite à Johannesburg, le doute est à écarter sur d’improbable empêchement à la venue en terre malagasy du mentor du mouvement Ravalomanana. Mais alors, en ce samedi, à quoi peut-on bien s’attendre ? D’autant que les organisateurs de la réception de la venue de Marc Ravalomanana à Ivato tablent sur 150.000 personnes qui viendront l’accueillir, voire le double pour certains, les risques de heurts entre pro et contre sont à craindre. Sans compter le pouvoir en place qui se délecte déjà de l’éventuelle arrestation du leader charismatique du TIM.

    Les retours d’exil pour cette année 2011 ont surpris pas mal de gens, notamment en Haïti où Bébé Doc, l’ancien président Jean-Claude Duvalier est retourné après 25 ans d’exil. Et même Jean-Bertrand Aristide a entamé des démarche pour qu’il soit admis à retourner dans son pays, en Haïti. Mais là s’arrête la comparaison, car pour la Grande Ile, le problème politique reste encore irrésolu, faute de consensus apparemment, faute de reconnaissance internationale pour beaucoup, faute de financement très certainement.

    Ce vent violent qui succède à Bingiza soulève pas mal d’inquiétude donnant pas mal de réaction dans les différentes institutions du pouvoir de transition, craignant des tendances séditieuses, notamment du côté des militaires où le ministre de la défense nationale, le général Lucien Rakotoarimasy agite le bâton de la punition à l’encontre d’éventuels mutins sécessionnistes. Pareil pour le commandant de la circonscription de la gendarmerie nationale, Richard Ravalomanana, qui règlemente d’emblée les circulations de véhicules sur les axes reliant Ivato et la ville d’Antananarivo pour cette journée de samedi. En général, les tenants du pouvoir n’ont eu de cesse de rappeler que Marc Ravalomanana a déjà fait l’objet d’un mandat d’arrêt international et national depuis sa condamnation judiciaire, martelant que l’Etat appliquera toutes les mesures qui ont été décidées à son encontre dès qu’il aura foulé le sol du territoire. Qui vivra verra comme on dit alors !

     
  • Alf Raza 8 h 38 min le 18 February 2011 Permalien | Réponse
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    Ce n’est pas près d’être gagné 

    C’est la saison des coups de bluff à Madagascar. Texas Poker Holdem aidant, tous joueurs confondus se prêtent volontiers aux jeux des annonces, des relances et autres coups qui font la beauté du jeu de poker. Même les politicards s’y sont mis, chamboulant pour une fois les mises avec des surenchères pas très commodes, pas très catholiques. Décidément, ce grand tournoi de poker qu’est le « Lemurian poker tour » fait de l’ombre et de toute évidence, tout est devenu moyen et prétexte pour faire toutes sortes de … relance. D’ailleurs, certains spécialistes ont déjà avancé l’idée d’une diversification des manières de vendre la destination Madagascar, des idées de relance en quelque sorte, vu le marasme qui prévaut dans le secteur du tourisme, et dans d’autres secteurs de l’économie malagasy aussi d’ailleurs. En tout cas, à chacun sa relance, tant pour le tourisme qui s’essaye à ouvrir d’autres chemins pour attirer les touristes et se défaire de la sempiternelle carte écolo vantant la faune et la flore, que pour les politiques qui innovent avec cette « bombe annonce » sur le retour de l’ancien président en exil.

    La menace d’un retour de Marc Ravalomanana en terre malagasy a ainsi chamboulé le petit train-train qui s’est installé dans la résolution de la crise dans le pays. Prise au sérieux, la stabilité politique déjà précaire risque de voler en éclat. Au demeurant, il est tout de même étonnant que le pouvoir en place donne du crédit aux annonces faites par les partisans de l’ex-président, quoique comme prouvé dans pas mal de pays, notamment en Afrique dernièrement, les effets Facebook ou twitter ne sont pas à minimiser, car il faut bien le reconnaitre, le coup était parti du mur d’un certain… Guy Rivo Randrianarisoa, un petit texte qui a fait l’effet d’une bombe. Une annonce qui fait figure d’épouvantail pour le pouvoir transitoire, pas toujours tranquille sur d’éventuel retour en force des autres mouvances antagonistes. En tout cas, le bâton est agité bien haut pour dissuader toute velléité de retour pour le leader déchu, nonobstant la présence de délégations venues dans l’ile pour tenter d’avaliser la feuille de route établi par l’équipe Simao. A bien y réfléchir, la venue de ces délégations n’arrange en rien les affaires des opposants au régime en place, opposants qui ont rejeté la dite feuille en l’état actuel de celle-ci tout en avançant d’éventuelles retouches de leurs parts pour arriver à une approbation conjointe. Objectivement, ce ne serait pas demain la veille que l’on arrivera à pareil résultat !

     
  • Alf Raza 8 h 36 min le 18 February 2011 Permalien | Réponse
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    Coup de bluff ou canular ? 

    L’entourage de Marc Ravalomanana a annoncé que ce dernier prévoit de rentrer samedi à Madagascar. Raison invoquée de ce retour : contribuer à la recherche d’une solution à la crise politique déclenchée par son renversement en mars 2009. Surement que dans son exil en Afrique du Sud, l’ancien président doit se morfondre pour se décider enfin à retourner au pays. Pourtant, dans le contexte actuel, la configuration d’une sécurité maximale, tant pour lui que pour l’ensemble de la population en général, n’est pas favorable. Le pouvoir en place taxe d’ailleurs cette annonce de rumeur tout simplement. Pour le camp de Marc Ravalomanana pourtant, cette annonce s’apparente à une remobilisation des troupes, reste à savoir ce qu’il y a réellement en vue pour qu’un tel niveau de motivation soit requis pour leurs partisans. En tout cas, c’est une suite logique à la libération de leurs leaders qui ont été incarcérés, pareille mobilisation est de bonne guerre pour tout bon stratège.

    Parallèlement, la distribution du fameux « riz mora » a battus son plein dans la capitale occasionnant des affluences monstres aux points de vente. Par les temps qui courent, bon nombre de ménages se retrouvent dans le besoin et se rabattent vers ces produits bon marché qui se distribuent, ou plutôt qui se vendent à bas prix pour être exact. La misère aidant, même les malfrats en herbe s’ingénient à innover dans leurs activités. Ainsi, des voleurs se sont introduits dans le supermarché Jumbo Score Ankorondrano à partir des conduits d’égouts du Marais Masay. Du déjà vu diront certains, le film « le paradis des égouts » ayant fait des émules à quelques variantes près.

    Quoiqu’il en soit, la fin de cette semaine sera riche en arrivées de personnalités dans la Grande Ile. Les médiateurs de la SADC sont attendus pour s’atteler à finaliser la feuille de route. Le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt a également été annoncé. Le président de l’Union des Comores, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est également attendu, que du beau monde donc pour que l’idée d’annoncer l’arrivée de l’ancien président de l’ile dans la mêlée pour la poursuite des négociations soit utilisée. La recommandation faite dans la feuille de route sera vicié par ce retour annoncé, celle-ci invitait Marc Ravalomanana à ne rentrer à Madagascar avant « l’instauration d’un climat politique et de sécurité stable ». Un pied de nez donc à ceux qui ont avalisé d’emblée cette feuille de route concoctée par Leonardo Simao et consort.

     
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