Mises à jour de janvier, 2013 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 21 h 00 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : herman melville, herman melville moby dick, , melville moby dick, ministre français, mobydick   

    Pour sûr il n’y a pas de lézard… 

    Pour sûr, il n’y a pas de lézard

    Quel lien peut-il bien y avoir entre la découverte d’une espèce de lézard, encore inconnue il ya quelques temps et endémique de l’île Rouge, et la récente déclaration de l’homme fort de la transition à Madagascar ? Strictement rien ! Tout ce qu’on sait de ce lézard c’est qu’il ressemble à un cétacé, d’après les remarques et descriptions faites par une équipe internationale de chercheurs qui l’a découvert dans la Grande île, du côté de Boriziny, dans le nord de Madagascar. Cette espèce Ce lézard présente des caractéristiques anatomiques rares chez les vertébrés terrestres: vit sous terre et sa peau en est dépigmentée et ses yeux ont presque disparu aussi. Il a été baptisé Moby Dick, Sirenoscincus mobydick comme nom scientifique, car il a un «plan d’organisation morphologique» qui rappelle celui des cétacés, d’où cet hommage au cachalot du roman de Herman Melville, Moby Dick. Voilà de quoi enrichir encore ce grand répertoire d’animaux endémiques de la Grande île qui tend à s’amenuiser de plus en plus au fil des ans.

    Effectivement aucun lien entre les deux, si ce n’est que pour Andry Nirina Rajoelina, d’après le contenu de ses différentes interventions et interviews, il n’y a pas de lézard… tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est donc que partie remise pour cette fois-ci côté élection, il aura le temps de revenir à la charge en … 2018 comme préconisé par un certain ministre français. Cela n’exclurai pas non plus, selon toujours l’homme fort de la transition, un copier-coller de la méthode Poutine, une fonction de premier ministre après les présidentielles donc ? En tout cas, il ne perd pas le nord l’homme fort au pouvoir, il a déjà promis de revenir au pouvoir d’ici 5 ans, un wait and see s’impose !

    Quoiqu’il en soit, le calcul est simple pour les tenants du pouvoir : autant garder la main forte en organisant les législatives avant les présidentielles, pas fous les zozos ! Pour le moment les réactions se font mollassonnes, chaleur suffocante en ville oblige peut-être, que des approbations en chaîne côté politicards et une grande indifférence côté population. Il est encore loin finalement ces deadline de rendez-vous avec les urnes ! Bref, il n’y pas de lézard, ça passe comme dans du beurre. Force est de constater toutefois que les orientations faites par la Troïka portent enfin leur fruit, quoiqu’on en dise, tout le reste n’est que verbiage et salamalec pour sauver les meubles.

    Autant donc passer le reste du temps à suivre les périples des projets présidentiels, tels la nouvelle voie pour regagner l’aéroport d’Ivato, ou encore la réhabilitation des deux escaliers d’Ambondrona et d’Antaninarenina. Des travaux dignes des monarques bâtisseurs de la ville des milles…
    escalier

     
  • Alf Raza 20 h 52 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : en tout cas, habitants, importation, montages financiers, pertes de temps   

    TBA, une note qui donnerait le ton? 

    Point de mire du 16 janvier 2013

    Une note positive pour cette année qui commence: le centre immatriculateur d’Ambohidahy vient de lancer depuis la série minéralogique TBA. Rien n’a pourtant pas changé pour une telle vitesse dans les immatriculations: la majorité des véhicules nouvellement immatriculés sont en fait des deux-roues, en clair des motocyclettes. Et pour cause, l’enfer de la circulation en ville dans la capitale pousse de plus en p.us les gens à se trouver des moyens de locomotion intermédiaire pour échapper aux bouchons et aux pertes de temps occasionnées par ces « embouteillages » à perpète! On se demande si ceux en charge de l’organisation de la circulation ainsi que ceux en charge de l’agencement urbain oeuvrent bien de concert ou non…

    En tout cas, l’on apprend que le programme d’amélioration de la mobilité urbaine (PAMU) de la commune urbaine d’Antananarivo vient d’être choisi par la présidence de la Transition comme modèle dans le cadre de l’importation des nouveaux bus. Une bonne chose pour la population urbaine depuis longtemps prise en otage par les bouchons et la vétusté des véhicules de transport en commun que sont les minibus, communément appelés « taxi-be ». Les détails techniques, les procédures et les montages financiers, la population tananarivienne s’en moque éperdument, ce qui leur importe c’est de résoudre ses sempiternels soucis dans le transport urbain. Pour que les usagers ne soufrent d’aucun inconfort, que les écoliers et les étudiants puissent rallonger leur temps de sommeil sans se soucier d’attraper les premiers taxi-ne le matin ni de se presser de rentrer et d’attraper le dernier taxi-be le soir, pareil pour les travailleurs, que de stress d’éviter si on pouvant passer moins de temps dans les transport en commun! Le pied quoi! On sait très bien qu’ actuellement la ville des milles n’arrive plus à contenir ses habitants, la ville s’est largement agrandi pour englober pratiquement les communes rurales alentours dans son escarcelle, du moins en théorie car travailleurs comme écoliers, lycéens ou universitaires, nombreux sont ceux qui habitent excentrés par rapport à la vieille ville.

    bus-gasy sinoa

    Les sceptiques, comme toujours, trouveront toujours à redire sur les inconvénients des grands bus nouvellement à importer, comme par exemple la taille de ces véhicules qui risquerait de poser problème de circulation. Mais faut-il rappeler que dans le temps il n’y avait pas de minibus dans le transport urbain à Antananarivo mais des bus? Et si on craint vraiment qu’il y ait un gêne, c’est à la commune d’oeuvrer pour que ça ne soit pas le cas, il y a des lois et des aménagements à faire dans ce sens. En tout cas, on ne demande qu’à voir, ceux qui ont déjà vécu l’ère des grands bus du temps de la révolution socialiste ou des bus de la première république prendront un sacré coup de vieux en accueillant ces nouveaux bus…

     
  • Alf Raza 19 h 36 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : commando, jean yves, l armée, otage, somalie   

    Des relents du passé 

    Point de mire du 14 janvier 2013

    Et voilà la France une nouvelle fois engagée dans une guerre en terre africaine. La fin de la semaine dernière a vu une opération d’envergure jamais réalisée depuis quelques décennies par l’armée française. La Somalie, ce pays africain « rebelle » qui continue de narguer bon nombre de pays avec ses faits d’armes, en piraterie ou en terrorisme, vient en effet d’être le théâtre d’une opération militaires conjointement menée par la DGSE, le COS commandement des opérations spéciales. Elle a été mise en place dans le plus grand secret pour bénéficier de l’effet de surprise afin de libérer un agent de la DGSE détenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 par les shebabs, un agent, présenté par les autorités françaises sous le nom de Denis Allex , un nom à la « Hubert Bonnisseur de la bath » mais dont on se contentera de toute façon faute de mieux, qui avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent qui a, lui, recouvré la liberté en août 2009 . Malheureusement, il s’avère que les occidentaux ne sont pas près d’arrêter de mordre la poussière de la Somalie. La déclaration du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian: « Tout donne à penser que (l’otage) Denis Allex a été abattu par ses geôliers », ne fait que conforter cette sensation gênante d’impuissance face aux shebabs en Somalie. Les américains ont bien appris à leurs dépends »l’ indomptabilité » des somaliens sur leur terre…. Il s’avère donc que l’opération menée par les équipes de la DGSE dans le sud de la Somalie, pour libérer leur camarade a été un échec, résultat des courses: un soldat français tué dans les combats et un autre est « porté disparu ».
    Il semblerait que le commando de la DGSE a dû faire face à une forte résistance de la part des shebabs…
    Presque conjointement à cette attaque en terre somalienne, la France s’est également engagée militairement en terre malienne, dans ce nord Mali, vaste région désertique, sanctuaire pour les groupes islamistes, notamment Aqmi qui détient huit otages francais .

    MALI FR

    L’engagement du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal avec des bataillons de 500 hommes de chaque a été annoncé ainsi que le Nigeria qui devrait dépêcher 600 hommes au Mali.
    Cette coalition devront donc faire face à l’Ansar Dine, l’un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali depuis juin, avec les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ansar Dine est surtout composé de Touareg maliens.
    Ces mouvements ne sont sans rappeler de lointains souvenir pour l’Afrique, le bruit des bottes du colonisateurs foulant leur sol, soulevant la poussière sur son passage … Mais cela évoque également des vagues de souvenirs du temps des croisades, quand les croisés foulaient les terres conquises par l’Islam… mais on est bien loin de ces considérations actuellement, ces actions militaires sont désormais régies par des résolutions des nations unies…n’est-ce pas?

     
  • Alf Raza 19 h 25 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : , pesante, tort, voiture   

    Circulation et vendeurs à la sauvette, amalgame détonnant sur l’asphalte 

    Point de mire du 12 janvier 2013

    La trêve entre gestionnaire de la ville des milles et les commerçants ambulants, champions de l’informels est elle finie ou pas ? Plus on s’avance vers les échéances nationales tant attendues, plus on se sent de plus en plus à l’étroit dans cette ville des milles tant convoitée par les politicards de tout temps et de tout bords, celle ville étant considérée, à tort ou à raison, comme le poumon politique de la Grande île. Irrésolu, le problème de la circulation chaotique dans la ville le restera toujours, du moins jusqu’à ce qu’on arrive à se décider à prendre des réelles mesures drastiques pour le résoudre. L’anarchie on ne peut plus pesante en centre ville et plus particulièrement à Analakely le long de l’Avenue de l’indépendance, à Soarano, Ambodifilao, Antanimena, ou encore du côté d’Anosibe et alentours est des plus harassantes, plus que barbantes même. Circuler en voiture dans ces rues-là, et ailleurs aussi d’ailleurs est des plus chaotiques, les bouchons empoisonnent étrangement la vie au quotidien à toute heure de la journée, et un ras-le-bol gagne de plus en plus les usagers. Avec les chars à bras, le défaut de signalisation, l’incivilité des automobilistes et l’opportunisme des motards, rouler dans le centre relève d’un véritable calvaire à Antananarivo, la confusion aidant, c’est d’un compliqué mais alors…

    analakely

    On sait pourtant que les vendeurs à la sauvette, qui ne sauvent plus d’ailleurs, s’octroient des places fixes en plein trottoir, déployant leurs étals sans vergogne encombrant la chaussée, les parkings. Une anarchie poussant les uns et les autres à contrevenir aux codes de la route élémentaires, les uns roulant à contre-sens, les autres coupant ici et là sans respect pour les priorités et les stops. Quand on sait que la CUA a décidé, une fois encore, de prendre le problème à bras le corps, on se dit bien que c’est une bonne chose, l’intention étant bonne, reste à voir l’action, toute l’action… Les grandes échéances pointant leurs nez, on se demande si les agents de la circulation vont « casser » du contrevenant, vu le besoin de ménager la susceptibilité de « l’électorat », les gens ayant les nerfs à fleur de peau au risque d’avoir des réactions épidermiques à la moindre contrariété. On se surprend de voir la nonchalance des policiers de la circulation face aux « scooteristes » sans casques passant à proximité des agents de la circulation qui tournent volontairement le dos à ces fans du deux roues. D’ailleurs actuellement, pas mal de ces agents sont des utilisateurs de deux roues et on peut en croiser certains en tenue et sans casque s’il vous plait, comment peuvent-ils prétendre sanctionner alors ? En tout cas, les agents de la CUA ont du pain sur la planche pour renverser la tendance face aux incivilités caractérisées qui se perpètrent dans cette ville des milles. Pour le moment, les piétons n’ont qu’à bien se tenir, ou plutôt marcher, sur les supposés trottoirs, les opérateurs de l’informel qui trustent les trottoirs, les arcades et les parkings auront toujours leurs mots à dire, jusqu’à preuve du contraire.

     
  • Alf Raza 9 h 05 min le 11 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : chefs de file, dernière chance, ombre, peau de chagrin, proportions   

    Est-ce que les chimères font peur ? 

    Point de mire du 11 janvier 2013

    Depuis plus de quatre ans, pas mal de politiciens se sont agrippés à trouver le salut ailleurs que dans leur propre sérail. A croire que courir après des chimères ne leurs font pas peur. Les appels du pied vers la FFKM, Conseil œcuménique de Madagascar, se sont fait de plus en plus pressants de la part de certaines entités afin « d’intercéder » dans la résolution de « la » crise malagasy. Le comble c’est que même parmi la population, il y en a qui croient que « l’entité » FFKM restera encore comme un gage de salut, un salut ultime pour d’improbable médiation de la dernière chance. Il serait futile de croire qu’un dialogue facilité par le FFKM entre les 4 chefs de file pourrait encore résoudre définitivement la crise politique malagasy. Un scénario que bon nombre d’observateurs estimaient pouvoir réussir un temps mais qui se heurte à grand mur: la dénommée FFKM l’ombre d’elle-même, moribonde pour ne pas dire fini! Comment peut-il en être autrement avec les prises à parties des débuts de la crise ? Beaucoup en aurait viré leur cuti ! La représentativité effective de la FFKM pour la communauté chrétienne à Madagascar s’est effritée comme peau de chagrin, comment peut-il en être autrement actuellement ? Les proportions ont sensiblement évoluées en défaveur de l’ensemble FFKM en matière d’ouailles, la mettant en position minoritaire sur l’ensemble de la population chrétienne de la Grande île. Pas étonnant que côté notoriété et légitimité, ce n’est plus ce que c’était! Il faut croire qu’en ce début d’année 2013, la FFKM n’aura son salut qu’en élargissant et acceptant en son sein d’autres courants, d’autres églises que les « quatre » ont toujours considéré comme « déviant », voire « antéchrist » !

    ffkm

    Les quatre grandes églises regroupées au sein du FFKM ont certes joué des rôles importants dans la vie sociopolitique par le passé mais maintenant elles ont fait leur temps. Avec les positions indécises actuelles des hommes d’église, l’estime de la population envers cette entité est descendue au plus bas. D’autant que des ombres, et des voix, du passé ont ressurgi et se font de plus en plus présentes dans le quotidien, la notoriété des « Ampanjaka, Tangalamena et autres Andriana », prennent de plus en plus d’importance, allez savoir pourquoi, ils ont commencé à donner de la voix n’hésitant pas à montrer leurs inquiétudes quant à l’avenir du pays, accusant même, à tort ou à raison, les « déviants ». Au moins on se rend à l’évidence : la Grande île n’est pas chrétienne à 100%, et au risque de choquer, il faut bien reconnaitre que la proportion est de moitié chrétiens et moitié non-chrétiens pour globaliser. En fait l’influence chrétienne se fait surtout sentir dans les grandes villes et leurs alentours. Hors des grandes agglomérations, l’influence et l’autorité des chefs traditionnels sont largement acquises. Le poids de la tradition vaut encore son pesant d’or dans certaines contrées, et en cette période de mutisme caractérisé de la FFKM, faire appel à elle serait un non-sens, la légitime majorité n’étant plus acquise.

     
  • Alf Raza 8 h 59 min le 11 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : assertion, entrer en lice, explicite, situation politique, tapis   

    Plutôt soft comme discours ! 

    Point de mire du 10 janvier 2013

    La question restera donc entière : ce n’est encore le moment de savoir si oui ou non le président de la transition compte entrer en lice lors des présidentielles de mai 2013. Le discours d’hier au Palais d’Etat d’Iavoloha a été on ne peut plus explicite, personne ne pourra obliger l’homme fort de la transition de faire ce qu’il veut, surtout pas des « étrangers » qui comptent mettre la pression sur ses démarches. En tout cas, le suspense tient toujours quant à la candidature ou non du leader de la transition, quoiqu’on en dise, et Andry Nirina Rajoelina est bein décidé à ne pas se laisser faire tout en renvoyant les petits curieux au rendez-vous des urnes car selon lui « le choix d’élire son dirigeant appartient au peuple ».

    Mais on a surtout vu hier dans leurs discours respectifs une vraie différence de verbiage et une discordance manifeste entre le président de la transition et le chef de l’exécutif. Le premier ministre de la Transition, ainsi que le président du Congrès aussi d’ailleurs, ont fermement soutenu que Madagascar ne peut se passer de la Communauté internationale pour la résolution de la crise ; assertion carrément à l’opposée de ce le président de la Transition a martelé dans son discours : aucune intervention étrangère n’est nécessaire pour pouvoir sortir de cette crise. Qui a le vrai qui a le faux ? En fait, pareil propos ne pourrait étonner vu l’antagonisme certain entre ces différents intervenants suscités.

    Avec de pareille topographie, on se demande si la réunion du Comité ministériel de la Troïka de la SADC qui s’est tenue hier en Tanzanie portant dans son ordre de jour la situation politique à Madagascar soit encore nécessaire. D’autant qu’aujourd’hui au Sommet de l’Organe de la Troïka de la SADC c’est encore remis sur le tapis.

    En tout cas, la tenue des élections en mai prochain semble bien inéluctable, n’en déplaise aux sceptiques, et ce malgré les divers couacs par-ci par-là. D’ailleurs, rare sont ceux qui s’étonne du fait qu’à quelques mois des élections présidentielles, la constitution d’un organe comme le Comité de Réconciliation Nationale ne soit pas encore effective. D’autant que selon la fameuse feuille de route, ce dernier est chargé d’instruire les dossiers de l’amnistie. Une autre paire de manche en perspective ! Avec une note d’optimisme pourtant, si ça s’avérait exact, la Commission Électorale Nationale Indépendante, via sa présidente, affirme que le taux d’enregistrement des listes électorales atteint aujourd’hui les 90%, avec un taux d’exactitude de l’ordre de 97%. On fonce tout droit vers les élections à ce rythme là.

     
  • Alf Raza 8 h 56 min le 11 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : concours national, femmes gendarmes, jour j, , tableau   

    Un bon départ pour la nouvelle année ne serait pas de refus 

    Point de mire du 09 janvier 2013

    Lentement mais surement on est finalement arrivé au fameux jour J, jour des présentations de vœux du côté du Palais d’Etat d’Iavoloha. Présentations de vœux oui, mais jour de la traditionnelle présentation de bilan de l’année précédente également. Pour sûr, on aura droit à un tableau mirifique avec les réalisations diverses récemment inaugurées. Sans jouer les médiums, il n’est pas sorcier de savoir que le discours du Président de la transition abordera dan ce sens, du moins en partie, reste à savoir ce que pourrait bien contenir le reste, présentations de vœux mises à part. On restera donc dans l’expectative quant au corps même du discours, car il est clair que pour toute déclaration politique, sur quelque sujet que ce soit, « un autre rendez-vous » serait nécessaire, du moins selon ceux de présidence. Risquerait-on de rester sur notre soif pour le contenue du discours de ce jour ? Rein n’est moins sûr !

    Quoiqu’il en soit, la vie continuera toujours, déclaration politique pour aujourd’hui ou non. Il y a même des corporations qui avancent coûte que coûte en se projetant bien au-delà de la date fatidique du 08 mai 2013, la Gendarmerie par exemple lancent leur concours pour le recrutement de 540 hommes-gendarmes et 60 femmes-gendarmes à partir d’un concours national qui se tiendra les 25 et 26 mai prochains. On joue dans la continuité dans la Gendarmerie et au moins on sait qu’ils ne perdent pas le nord dans cette corporation. Il faut croire qu’en ce début d’année, tout le monde se plie en quatre pour se redorer le blason, grand ou petit. A l’instar de la commune urbaine d’Antananarivo qui a décidé de frapper fort en titillant la susceptibilité de pas mal de gens, notamment ceux auxquels la commune a déjà eut des « litiges » par le passé, et pour cause, les marchands ambulants seront une fois de plus dans le collimateurs des gros bras de la CUA. Les jeux « traditionnels » des courses poursuites vont donc reprendre avec les tours de forces habituels des agents de la CUA et entêtements des vendeurs ambulants à revenir toujours sur le point de leur délit ! A n’y rien comprendre ! Il faut croire que le circuit formel doit bien faire peur ou faire horreur, allez savoir, à ces gens là ! Mais tout de même, il faut bien se rendre à l’évidence, la CUA veut surement ratisser large, sinon à quoi bien se « taper » pauvres bougres de marchands de brochettes qui officient du côté de Mahamasina, devant l’épicerie l’indétrônable « Bazar du quartier » ? Bof, si ça les amuse en ce début d’année…autant généraliser pour frapper dans tous les quartier de la ville, car il n’y apas qu’à Mahamasina qu’on trouve ce genre de commerce, et il est plus que temps d’assainir et penser à l’Hygiène pour les tananariviens qui subissent le dictat des noctambules addicts de ce genre de restauration, il faut le reconnaitre, la fumée des barbecues, l’odeurs des victuailles, les bruits assourdissants des « convives » qui s’enivrent généralement. De la pollution pure et dure que nul n’a osé réprimer jusqu’ici. Reste à savoir si ce ne sera qu’un feu de paille de plus ou si ça va perdurer.

     
  • Alf Raza 22 h 00 min le 8 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : handicap, , lice, ,   

    A J-1, on ne est où ? 

    Point de mire du 08 janvier 2013

    On est à jour J-1 de la date (fatidique ?) des présentations de vœux au Palais d’Etat d’Iavoloha. J-1 et rien ne laisse transparaitre des vraies intentions du Président de la transition actuel ; rien à moins que tout ait été déjà dit, à demi-mot. Pour le moment, le désistement du grand rival de Rajoelina Andry Nirina après l’épisode tanzanienne et la déclaration qui s’en suivi n’a fait ni chaud ni froid au camp des tenants du pouvoir. Le fameux « ni…ni… ,» n’est apparemment pas à l’ordre du jour, du moins jusqu’à aujourd’hui, reste à savoir si le contenu du discours du Président de la HAT de demain pourrait aborder dans ce sens ou non, ce qui serait étonnant d’ailleurs vu l’obstination qui s’est suintée lors des différentes interventions médiatisées de l’homme fort du pouvoir sur son indépendance quant aux décisions qu’il aura à prendre pour sa propre gouverne et concernant le pays. En tout cas, demain, tout le monde sera suspendu aux lèvres du Président de la HAT, chaque minute comptera pour les auditeurs de tout bord, dira ou dira pas ? Entrera en lice ou n’entrera pas ? Pour le moment le suspens est entier. Au moins, la présidence de la transition n’a plus prêté le flanc aux critiques en ayant évité la réédition de la version 2012 des présentations de vœux qui s’était décliné en plusieurs épisodes. Mais que ce soit en une ou en plusieurs « entrées », le clou des cérémonies sera assurément la déclaration du président en place de sa candidature ou non aux élections de mai prochain.
    Finalement, cette nouvelle année 2013 de tous les défis pour le pouvoir en place est en attente d’un bon starter, starter qui ne se dévoilera que demain, reste à savoir si c’est de bonne manufacture ou non. Quoiqu’il en soit, nombreux sont ceux qui se bousculent sur la ligne de départ, handicap ou pas, pour se lancer dans la mêlée des élections qui se tiendront à partir du mois de mai. On sait pertinemment que bon nombre de politiciens voulant franchir la ligne de départ sont « lestés » par les tergiversations concernant les mesures d’amnistie. Car il n’y a pas que les présidentielles qui comptent dans ces courses aux élections. Les autres échéances telles les législatives et régionales devront intéresser plus d’un à coup sur. Les gros ténors de la politique tels les Boniface Zakahely, Jean-Eugène Voninahitsy, Tantely Andrianarivo ou Pierrot Rajaonarivelo, ont encore leurs situations en suspend, si toutefois ils comptent passer par le sas de l’amnistie. Fort heureusement pour eux, personne ne se soucie trop de ce qu’il en est vraiment, pas trop de chichi donc quant à leurs situations juridiques incertaines pour le moment.

    Justice-marteau

    Toujours est-il qu’à jour J+1 de ce discours de toutes les attentes, le paysage politique malagasy verra un tohubohu certain pour démarrer tout les machines pour les élections. A coup sur, seuls ceux qui ont les reins assez solides, et les finances bien garnies, pourront engager la première dans cette course aux élections. Bien que certains aient déjà pris un « faux départ » pour les précampagnes et les campagnes électorales, d’autres ne manqueront pas de suivre le pas histoire de ne pas se laisser trop distancer. Il ne faut pas se bercer d’illusion, le coup de départ était déjà parti depuis longtemps, sans qu’on y trouve à y redire.

     
  • Alf Raza 21 h 36 min le 8 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : aéroport de bordeaux, , airbus a 340, b737, boeing 737   

    Mimétisme diriez-vous ? 

    Point de mire du 07 janvier 2013

    On a beau crier sur tous les toits que la Grande île est à la traîne mais qu’on le veuille ou non, elle prend tout de même une position de figure de proue pour l’Afrique depuis quelques temps. Les « révolutions » et autres renversements de régimes, qu’on les appelle « printemps arabe » ou autre, on les a connu depuis bien longtemps dans l’île. Les périodes transitoires, la Grande île en a connu une flopée depuis qu’elle a recouvert son indépendance. Les élections biseautées, elle en a connu des masses, pareil pour les mouvements de rues et les contestations de résultats d’élections. Idem pour ces sursauts militaires, avortés ou réussis, qui ont caractérisé bien malgré eux les pays africains. Mais là où le mimétisme semble presque parfait c’est dans la propension de ses dirigeants à acquérir des aéronefs pour leur besoin personnel. On ne s’étonnera donc pas d’apprendre qu’en Tunisie, où la révolution du printemps arabe a balayé son dirigeant de longue date Ben Ali, ce dernier se soit permis d’avoir un Boeing 737-700 à disposition. Mais le plus frappant est qu’en sus du Boeing 737-700, le Sieur Ben Ali se soit également payé le luxe d’acquérir un Airbus A 340-500 avec un aménagement VIP ! Excusez du peu !
    Eh bien, tout ce petit lot va suivre le sort du fameux Air Force One II dont on a pu finalement pu se débarrasser, avec pas mal de malus mais au moins il n’encombrera plus le tarmac d’Ivato. Pour sa part, le B737-700 du président déchu tunisien trouvera acquéreur semble-t-il ce mois-ci. Pour ceux friands de détail, cet appareil est actuellement exposé à Dubaï, et sa valeur d’acquisition a été estimée à 26 millions d’euros ; tandis que le second, l’A 340-500, il est actuellement parqué sur l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. La dernière offre faite en septembre 2012, a été 122 millions d’euros, offre qui n’a pas été suivi d’achat.

    avion-ben-ali

    Comparaison mise à part, on se rend tout de même compte qu’ailleurs la gestion de la cession de ces appareils a été confiée (rationnellement ?) à leur compagnie aérienne nationale, Tunisair qui, une fois les ventes conclues, verront les fonds récoltés servir à moderniser la flotte de la compagnie aérienne nationale tunisienne, Tunisair qui n’a pas échappé à la crise du secteur aérien, avec une perte de 35 millions d’euros au premier semestre 2012, et qui est soumise à un plan d’économies de 113 millions d’euros d’ici 2015, incluant une réorganisation du travail et une réduction de sa masse salariale avec un chiffre hallucinant de 1 700 licenciements d’ici 2014. Autre pays autre mœurs diront les « éclairés » de l’administration…

     
  • Alf Raza 17 h 25 min le 5 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : article 9, dispositions, grand dam, , souvenirs, subi   

    Une exception ne fera jamais la règle… 

    Point de mire du 05 janvier 2013

    Jusqu’à preuve du contraire, les cérémonies de présentation de vœux pour le nouvel an à Iavoloha se feront en une seule édition. Une fois n’est pas coutume dit-on, ça on le savait déjà et ça se vérifie en ce début d’année vu que pour le 09 janvier, jour J des présentations de vœux, les fastes de l’année dernière ne seront que de lointains souvenirs. Eh oui, les cérémonies qui se sont étalées sur quelques jours en 2012 n’ont pas fait école, au grand dam des opportunistes de différents bords qui se sont trouvé une occasion en or pour fricoter avec le gotha dans un palais d’Etat rarement ouvert au grand public.

    iavoloha 2012

    Mais qu’à cela ne tienne, le focus pour cette journée ne sera pas le même que celui de l’année dernière, ce sera du sérieux avec les enjeux des élections en mai qui s’avancent à grand pas. D’autant que les « hostilités » sont maintenant ouvertes pour se bousculer au portillon et s’octroyer les bonnes places sur les starting-blocks des candidatures et des propagandes qui en seront corollaires. Sans grande délicatesse mais avec une grande efficacité tout de même, les 343 partis politiques existant à Madagascar ont subi le sas de la sélection administrative qui les ont mis devant leurs obligations de « vrais » partis politiques. Plus d’un an aurait pu permettre à la majorité de ces dits partis pour se conformer aux textes adoptés pour la circonstance, mais choses étranges, la grande partie de ces partis n’ont pu se plier aux contraintes administratives.
    Ainsi pour le moment, neuf partis politiques seulement parmi le nombre pléthorique de 343 se sont légalement inscrits dans le registre national des partis politiques d’après les dispositions de l’article 9 de la Loi relative aux partis politiques du 9 septembre 2011. Le Registre National des Partis politiques tenu au niveau du ministère chargé de l’intérieur pour l’enregistrement des partis politiques légalement constitués joue donc bien le rôle de sas d’entrée dans la cour des …grands. En tout cas, bien rare seront ceux qui pourront se régulariser avant le 09 de ce mois pour être « aptes » à entrer en lices pour les prochaines élections de 2013. Il n’est pas sorcier de savoir que l’échéance pour régulariser l’existence de tout parti politique fixé au 09 janvier 2013 arrange bien l’affaire de ceux déjà répertoriés légalement, les autres organisations politiques se plaçant en position d’illégalités d’office, gâchant à jamais, du moins pour l’instant, toute chance de pas participer aux prochaines élections. Apparemment, les exceptions n’existant pas, les « exceptés » seront bientôt légion. Ah la là , la politique sera de plus en plus difficile à jouer cette année pour les amateurs.

     
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