Mises à jour de octobre, 2010 Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 20 h 59 min le 30 October 2010 Permalien | Réponse
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    « Fasimainty », les grains qui grippent le mécanisme 

    Madagascar ne fera pas exception sur les généralités qui prévalent sur les scènes internationales. Rio Tinto a ce qu’elle a comme casseroles qu’elle traine depuis ses débuts. N’en déplaise aux écolos et consorts, elle continue, vaille que vaille à extraire les minerais des mines « rentables » à travers le monde. Les conflits sociaux, ça les connait et bien que les signes de mécontentement se pointent à l’horizon, sur les différents sites qu’exploitent ce multinational, ces différents entre employeurs et salariés, population autochtone sont quasi récurrents.

    Dernièrement, l’usine de Mandena a été fermée par un barrage de manifestants. Les responsables du QMM ont précisés que ce ne sont pas leurs employés qui érigent ces barrages. Rio Tinto QMM, dans sa campagne médiatique, a même précisé que le blocage par l’association Fagnomba en continu de la mine mettra en péril cet exploitation entraînant à terme la fermeture « définitive de la Société » (sic). Les multinationales n’ont pas leurs pareils dans les batailles médiatiques, les communiqués sont savamment distillés pour émouvoir, apeurer, culpabiliser à souhait. Mais qu’en sera-t-il des revendications de ceux qui bloquent l’usine ? Apparemment, c’est subsidiaire.

    De toute manière, la « contremesure » a été lancée car une nouvelle association s’est créée pour contrecarrer le mouvement de l’association Fagnomba, du grand art, éprouvé à travers le monde, tout en finesse. De toute manière, dès le début, on savait que le ce rififi à propos de recrutement local et d’achats locaux est voué à être stérile. Il est rare de trouver des régions minières, et surtout dans des pays au développement hypothétique, où la population autochtone puisse profiter réellement des retombés des extractions. Rentabilité et rendement oblige, recruter ailleurs où c’est plus qualifié et disponible de suite, s’approvisionner là où il y a de la quantité et de la qualité combinées est des plus logiques. Les promesses initiales resteront des promesses, au nom du la rentabilité.

    C’est un problème qui ne concerne pas que QMM, le même grabuge s’est produit à Toamasina, à quelques détails près. Et ce n’est pas près de se terminer avec les autres projets en cours, le fer, le pétrole, l’uranium et bien d’autres encore. Malheureusement, les régions à fort potentiel minier sont généralement à faible capacité humaine et matérielle. La vie est ainsi mal faite…

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  • Alf Raza 6 h 57 min le 29 October 2010 Permalien | Réponse
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    Boycott (des hologrammes) qui tient la côte 

    On est à quelques jours de la date du 3 novembre 2010. Une date fatidique pour les artistes et les pirates sangsues qui vivent de ces derniers. En effet, un arrêté interministériel stipule qu »à partir du 3 novembre 2010, la pose de l’hologramme sur disque, cassette, sonore et audiovisuel, ou tout autre support audiovisuel, est obligatoire avant distribution. Toute œuvre manquant à cette règle, sera considérée comme pirate.

    Chose curieuse, cette décision ne plait ni aux artistes, ni aux producteurs ni aux distributeurs. Pourtant, ces puces électroniques sont déjà disponibles depuis décembre 2009 selon un responsable suite à un financement conjoint du ministère de la Culture et le projet de coopération franco-malagasy, Artmada, qui a débloqué 25 450 euros pour la commande de 1 million d’hologrammes, fabriqués en Angleterre en 2009 selon des normes européennes (sic).

    Assurément, à chaque hologramme des « piastres » à payer pour l’Etat ! On peut comprendre les artistes qui jusqu’à maintenant n’ont pas vraiment eu à suivre un quelconque formalisme quant aux impôts dû correspondant à l’ensemble de leurs activités. Ailleurs, en France, des artistes de renom ont reconnu que la pression fiscale qu’ils subissent dans l’Hexagone les pousse à s’expatrier vers des « cieux à fiscalité plus cléments ». Johnny Hallyday n’a pas caché, lui, qu’il payait 70% de ses revenus au fisc français d’où son expatriation.

    Les artistes malagasy iront où si par malheur il leur arrivait de payer des impôts au … disque près ? Car à partir du moment où l’on saurait combien d’hologramme s’est procuré un artiste, l’on pourrait, si l’on veut bien sûr, faire des projections sur les …rentrées d’argent des artistes…

    Il est difficile de faire rentrer ceux qui sont habitués à louvoyer dans les méandres de l’informel dans le circuit formel. Ce cas de figure ne concerne pas seulement le milieu artistique mais se retrouve également dans la rue, au quotidien. Ne serait-ce que les difficultés qu’éprouve la CUA pour faire rentrer les vendeurs à la sauvette dans le giron du formel, pour en percevoir les taxes et redevances.

    Mais à quoi bon s’en préoccuper ne pareil moment ? D’ailleurs, les appels aux boycotts des artistes, samedi, n’ont pas eu grand écho sur leurs partenaires des médias et de l’audiovisuel. Les diffusions et les insertions ont été les mêmes que les autres jours ! Epouser une cause est encore loin d’être la tasse de thé du malagasy lambda, encore moins en cette période de marasme.

     
  • Alf Raza 7 h 19 min le 27 October 2010 Permalien | Réponse
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    Toussaint Louverture s’en retournerait dans sa tombe 

    Il est un pays où tous les malheurs du monde semblent s’être abattu sans retenu sur sa population. A voir les sorts qui s’acharnent sur les haïtiens, on se dit sans arrière pensée qu’on est mieux loti que ces pauvres bougres. Car comment oublier Le puissant séisme du 12 janvier, d’une magnitude de 7 dont l’épicentre a été localisé à près de 25 km de la capitale et ayant fait plus de 250 000 mortset 1,5 million de déplacés. Les décombres laissés par le séisme sont là pour témoigner de la puissance du cataclysme qui a changé du tout au tout la vie de cette population classée parmi les plus pauvres de la planète.

    Un besoin monstrueux pour reloger près de 2 millions de personnes nécessitant la construction de 500.000 logements, pas moins que ça ! Et pourtant voilà que le fléau des pays pauvres frappe à nouveau ce pays déjà tant éprouvé : le choléra ayant fait 284 morts, selon un nouveau bilan fourni mardi, s’est réinstallé dans le pays conduisant à l’hospitalisation de 3.612 personnes.

    Triste sort pas du tout enviable, mais malgré tout, les haïtiens se résignent à faire face tout en se préparant à de futures élections. Des élections présidentielle et législative qui doivent se tenir le 28 novembre, à quelques jours du référendum malagasy du 17 novembre.

    Mais chose curieuse, la mobilisation internationale pour Haïti ne connait une forte participation qu’à parti de la déclaration des décès du à l’épidémie. En effet, Le gouvernement canadien a offert un hôpital militaire et a promis de verser jusqu’à un million de dollars canadiens. Les Etats-Unis ont proposé de grandes tentes pour monter des hôpitaux de campagne et la Croix rouge américaine a envoyé trois cargaisons de médicaments. La France quant à elle a annoncé l’envoi de deux missions médicales et le déblocage d’une subvention de 100 000 euros. Une aide française bien loin des gestes tant attendu par les haïtiens des français : la restitution de la dette « à la liberté », ce lourd tribut de 150 millions de francs-or que Haïti, s’était vu contraint de devoir payer pour son indépendance et le « dédommagement des anciens colons ». Une dette qui a appelé des dettes à n’en plus finir, mettant à genou le pays et entrainant un retard économique et social en Haïti, limitant par la même occasion son développement. Maintenant, bon nombre d’haïtiens soutiennent et réclament la restitution de la dette de l’indépendance haïtienne tandis que d’autres demandent réparations pour l’esclavage.

     
    • François 19 h 48 min le 6 avril 2011 Permalien | Réponse

      Ah la la, la fameuse dette de l’indépendance (pas 150 millions mais beaucoup moins cas le montant a été revu à la baisse) qui serait la cause des malheurs d’Haïti. Le sous développement d’Haïti tient en premier lieu aux Haïtiens eux même dont les dirigeants du XIXe, véritable caste, ont construits des palais, des forteresses et gaspillés les ressources du pays après avoir exproprié les propriétaires terriens et saccagé les plantations.

      Seconde cause la mise sous tutelle d’Haïti par les Américains de 1915 aux années 30.

      Puis, 3e cause encore les dirigeants Haïtiens avec comme point d’orgue la bande à Duvalier avec depuis la chute de la dictature le clientélisme et populisme des présidents successifs.

      Alors la dette de l’indépendance c’est un leurre instrumentalisé ponctuellement par les dirigeants Haïtiens pour se dédouaner de leurs fautes et un moyen de détourner une population maintenue dans l’analphabétisme des vrais problème. La somme versée ne représente « que » 15 milliards d’Euros soit 10 ans de recettes fiscales du budget de l’état haïtien. Or les recettes fiscales sont très faibles concernant l’activité économique de production manufacturée tout simplement parce que l’implantation d’activités n’est pas fiable. De plus on aurait dû voir un boum économique lorsque la dette a été remboursée intégralement or ce n’est pas le cas… CQFD La France n’a pas a rembourser une dette contractualisée et acceptée par Haïti et la dette n’est pas la cause de la pauvreté.

  • Alf Raza 8 h 48 min le 26 October 2010 Permalien | Réponse
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    Ah ! Internet et ses surprises ! 

    Un spot publicitaire d’un opérateur en téléphonie à Madagascar est devenu un incontournable pour les jeunes enfants, un spot contant « (…) une rencontre…une envie…une claque…(…) ». On imagine mal l’expression qu’aurait pu avoir Mr Rajemison Rakotomaharo Ambassadeur malagasy nommé par la HAT en Suisse en entendant « Vous êtes invité à partir » lors du XIIIème sommet de la Francophonie le 23 octobre dernier. Il a été en fait convié à sortir après le discours d’ouverture officielle du Sommet lancé par la Présidente de la Confédération suisse Doris Leuthard. Une claque qui pourrait donner l’expression des deux zobs du spot publicitaire devant le tableau de nu…une claque…

    Mais bon, qui ne tente rien n’a rien, c’est archi-connu… ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Décidemment, cette grande toile qu’est l’internet met à nu en un seul clic tous les grands de ce monde qui se mettent en avant en diverses circonstances. La télévision suisse romande n’a pas coupé à cette pratique en dégainant et en fustigeant la Grande Ile sur sa situation actuelle ayant justifié la délocalisation du sommet de la francophonie à Montreux en Suisse, n’hésitant pas à diffuser sur son site d’information « tsr.ch » une vidéo d’information tiré de son journal télévisé de 19h30 relatant l’ouverture du sommet de la francophonie.

    En tout cas, l’Ile Rouge a raté le coche pour l’accueil de pareil sommet. On a pu voir la Présidente de la Confédération Doris Leuthard se féliciter de la chance et l’opportunité qu’a eut la Confédération suisse d’accueillir ce sommet qui réuni presque un tiers des chefs d’états membres de l’ONU. Doris Leuthard qui a ouvert ce sommet avec une petite anecdote : en réalité, elle est francophone de cœur mais sa langue maternelle est allemande !

    La francophonie qui se gausse de réunir 220 millions d’âme sous une même langue : le français. Un peu moins ou un peu plus, toujours est-il que l’hégémonie de la langue subit des fluctuations pas toujours évidentes. Les observateurs en tout cas osent avancer que d’ici 10 ans, on parlera plus le français en Afrique qu’en Europe ! Ahurissant mais un fait qui tend à se vérifier de jour en jour, rien que dans la capitale malagasy, la tendance des petites écoles, et des grandes aussi d’ailleurs, c’est à l’expression française…à la langue d’enseignement en français…

     
  • Alf Raza 7 h 25 min le 25 October 2010 Permalien | Réponse
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    A quoi peut bien rimer performance sous nos cieux 

    Il est des plus malheureux que le sport « roi » pour bon nombre de pays, qu’est le foot, soit un sport riche en …déboire à Madagascar. Des journalistes malagasy ont même émis des critiques acerbes sur l’incapacité du football malagasy à gravir les étapes menant à des sommets continentaux ou mondiaux. Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir essayé ! Reste à reconnaitre qu’on s’y est mal pris, malheureusement !

    Au fil des articles de presses, une interview du président de la Fédération de Football interpelle sur la teneur incongrue de celle-ci : « (…) j’estime que même par honnêteté uniquement nous ne méritons plus de siéger au sein du Com. Nous devrions laisser la place aux autres dans le respect de l’alternance démocratique. » Un éclair de lucidité dans l’éternel marasme où se vautre le football malagasy. Loin de fustiger son président sur la pertinence de son mandat au sein de «sa Fédération », on est quand même amener à se poser des questions sur les réelles performances de celles-ci depuis qu’elle existe.

    Car il est des sports dont on s’est peu soucié et qui se révèlent comme « performants » avec un faible rapport « qualité-prix ». La pétanque, ce sport d’équipe dont on aime à s’accaparer les victoires et les performances, mondiaux excusez du peu, dont on ne se rend compte qu’aujourd’hui. Pourtant des efforts ont été consenti par des présidents de Fédération, dont le défunt Ravaoja pour ne citer que lui, qui se sont plié en quatre sans appui « étatique » pour arriver à un niveau mondial et s’y maintenir.

    Et que dire du rugby malagasy, un autre sport d’équipe dont la Fédération n’arrive pas pour ainsi dire à joindre les deux bouts, tant de fois en difficulté pour ses déplacements à l’extérieur et qui malgré tout s’est hissée au plus haut niveau continental avec les maigres ressources qu’elle a à sa disposition. Le souvenir d’une finale à Paris, dans le froid, avec des équipements inadéquats et une préparation insuffisante faute de budget est encore cinglant pour nous aficionados du ballon rond. Une victoire qui a échappé au MAKI de Madagasikara face au Maroc autrement mieux préparé.

    Un peut triste de voir la Fédération de Rugby quémander ses « billets » aux généreux « sponsors » afin d’assurer leur déplacement pour la phase finale du Car trophy tournament de la Confédération africaine de rugby (un besoin de 175millions d’Ariary dont 80% juste pour les « billets »). Triste sort pour des « performers », en antinomie avec des « loosers » que sont les « footeux » en mal de performance depuis toujours.

     
  • Alf Raza 17 h 24 min le 23 October 2010 Permalien | Réponse
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    L’ombre d’un spectre 

    Revoilà le spectre des queues interminables pour s’approvisionner en PPN, les ombres noires des « famantsiam-pokotany » refont surface. Rien de surprenant quand on sait que le maitre à penser, l’instigateur du système est en train d’agiter l’épouvantail du retour au pays avec surement dans ses bagages des « vary mangatsiaka » à réchauffer faute d’avoir eût satisfaction en son temps.

    On ne peut s’empêcher de penser aux temps où les gens se réveillaient très tôt le matin, à trois ou quatre heures du matin, pour faire la queue au bureau du « fokotany » afin de s’approvisionner en denrées de première nécessité, rationnées en ces temps là. Le « carnet-pokotany » réveille des souvenirs, telles des blessures, enfouillée aux tréfonds de la mémoire et qu’on n’a pas pensé ressurgir de si tôt. Le souvenir des nuits courtes et des bagarres pour être servi parmi les premiers, des micmacs et trafics des « komitim-pokotany » si ce n’est du président-pokotany lui-même, les marchés noirs qui se sont nourries de ces denrées détournées, et la liste est longue…

    Au-delà du caractère « abordable » du prix des denrées qui seront proposées, on peut être sceptiques sur la rentabilité de pareille mesure, car toute subvention retombera toujours sur le dos des contribuables sous une forme ou une autre à un moment ou à un autre, pareil pour toute exonération. Les vrais nécessiteux auront-ils vraiment leurs parts dans cette opération ? Aménager un créneau pour les laissés pour compte, sans domicile ou vivant sous des abris de fortune, qui sont assurément hors des circuits des fokotany, pas inscrits donc pas de carnet de fokotany, et donc pas le droit de s’approvisionner là où c’est « mora », et donc … serait une idée lumineuse mais bon…

    Autant ne pas parler du contexte dans lequel l’opération a été enclenchée, le fait est que c’est sur les rails, reste à maintenir le cap et couvrir toute l’ile pour une meilleure équité loin de toute démagogie. Car il est bien beau d’innover dans la capitale, pour s’approprier ses bonnes grâces, sans en faire bénéficier tout l’ensemble de l’ile.

    Encore que le temps n’est pas à la fête avec cette sècheresse latente faute de pluie ! L’atmosphère pesante due à la pollution devient de plus en plus insupportable favorisant l’apparition d’une pléiade d’allergies et de maladies respiratoires, grevant encore un peu plus le porte-monnaie déjà mal en point.

     
  • Alf Raza 10 h 03 min le 22 October 2010 Permalien | Réponse
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    Chaos et embrouillaminis en crescendo 

    Plus on se rapproche de l’échéance du référendum, plus l’anarchie se fait de plus en plus pesante en centre ville et plus particulièrement à Analakely le long de l’Avenue de l’indépendance. La circulation en voiture est devenue des plus chaotiques, les bouchons empoisonnant étrangement la vie au quotidien presque à toute heure. Comment ne pas s’offusquer au vu des déviations qui affolent les automobilistes qui y roulent occasionnellement, créant encore plus de confusion là où c’est déjà compliqué.

    Déjà, que les vendeurs à la sauvette, qui ne sont plus « à la sauvette » que de nom, se sont accaparés des places fixes, déployant des étals sans vergogne encombrant de plus en plus la chaussée, les parkings, l’avenue toute entière. Une anarchie poussant les uns et les autres à contrevenir aux codes de la route élémentaires, les uns roulant à contre-sens, les autres coupant ici et là sans respect pour les priorités et les stops. Finalement, quand on est assez courageux pour s’immiscer dans la circulation à Analakely, par esprit grégaire ou par mépris de l’ordre, allez savoir, on se prend à enfreindre les plus élémentaires des règles régissant la circulation.

    Il est vrai que sévir n’est pas dans l’air du temps, le temps qui n’est pas à la répression, se souciant plutôt de préserver la susceptibilité de l’électorat, ce dernier qui a les nerfs à fleur de peau et qui risque d’avoir des réactions épidermiques à la moindre contrariété. Sur que la politique de l’autruche pour la commune est des plus indiquées quitte à fermer les yeux sur les incartades et incivilités répétés et caractérisés qui se perpètrent en centre ville. Pareil situation mettra pourtant, à terme, la CUA en porte à faux, au risque de précipiter sa chute.

    On peut se demander ce qu’il en retournera des 35 millions d’euros qui devront être investis par l’Agence Française de Développement pour le développement du milieu urbain. Quand on sait que trois rubriques sont privilégiées par ce financement: les voiries urbaines, l’accès à l’énergie et la réhabilitation des ports. Aucune considération sur les assainissements ou autres réorganisations de l’urbanisation. Cela va être une autre paire de manche alors pour assainir l’avenue de l’Indépendance et ses alentours qui souffrent de milles maux. Il vaut mieux mettre sur le compte de la reconstruction de l’Hôtel de ville ce mélimélo sans nom qui importune à tout bout de champs les riverains, les usagers, les promeneurs qui se font déborder par les opérateurs « informels » qui « trustent » les arcades et les parkings.

     
  • Alf Raza 20 h 45 min le 21 October 2010 Permalien | Réponse
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    L’Ile Rouge n’est pas l’Afrique ? 

    Ailleurs, en Guinée, un malien a été nommé à la tête de la Ceni en remplacement d’un guinéen dénoncé comme favorable à l’un des deux candidats au second tour de l’élection présidentielle. Le malien le Général Siaka Toumani Sangaré, représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en Guinée, vient en effet de remplacer Louncény Camara. Ce choix semble faire l’unanimité des deux camps. Un cas de figure impensable dans la Grande Ile.

    Quoi qu’il en soit, l’élection prévue se tenir le 24 octobre risque fort d’être reportée au 31 octobre 2010. En tout cas, le médiateur burkinabè Blaise Compaoré a pu voir ses efforts porter leur fruits avec la tenue de ces présidentielles. Nulle ressemblance avec la dénégation de toutes actions des médiateurs «étrangers » dans les affaires malagasy.

    Pour la Côte d’Ivoire, la tenue des élections présidentielles est prévue également pour le 31 octobre. Des élections attendus depuis de nombreuses années, mais maintes fois reportées depuis 2005. On est là à « espérer » le maintien de Laurent Gbagbo pour qu’il maintienne « sa main de fer » et éviter tout éclatement du pays.

    Le Niger quant à lui doit tenir son référendum constitutionnel le … 31 Octobre malgré les tentatives de déstabilisation. D’ailleurs, Le colonel Abdoulaye Badié, ancien numéro deux de la junte, a été arrêté vendredi ainsi que trois autres officiers supérieurs. Le flou sur ces arrestations est tout de même senti au Niger.

    On aurait dit qu’une instance supérieure aurait imposée à ces pays de …rendre leurs copies ensemble le …31 octobre ! Quelle coïncidence !

    Bien malgré lui, l’Afrique cultive en son sein des poudrières qui peuvent exploser à tout moment. La Burundi, où L’ONU « s’inquiète énormément » de la situation. Après 13 ans de guerre civile, de nouvelles violences ont fait plus d’une trentaine de tués ces dernières semaines et confirment les rumeurs sur la présence de nouvelles poches de rébellion dans le pays.

    Le Congo qui s’est vu refuser l’annulation de ses dettes par le club de Paris pour un report éventuel en 2011. Plusieurs pays créanciers se posent des questions sur la gouvernance économique du gouvernement du Premier ministre Adolphe Muzito.

    Alors, on se dit…Madagascar n’est pas l’Afrique…quoique…

     
  • Alf Raza 19 h 40 min le 20 October 2010 Permalien | Réponse
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    Jamais deux sans trois… 

    La France, le pays des grèves va au devant d’une paralysie. Une paralysie agrémentée de guérilla urbaine, à l’instar des heurts entre jeunes et forces de l’ordre. Face aux multiples débordements, le chef de l’État français a lancé un appel à la retenue « Dans une démocratie, chacun peut s’exprimer, mais on doit le faire sans violence et sans débordement (…). Il faut faire très attention à l’arrivée d’un certain nombre de casseurs (…). » Au fur et à mesure que les journées de grève se prolongent, le mouvement se radicalise de plus en plus.

    L’étrange sensation que la France soit en train de faire le siège de Sarkozy ne laisse pas indifférent. Assiégé, un bien grand mot, quoique presque adéquat face aux grands maux que subissent la population française. Il est bon tout de même de rappeler que les syndicats français ont déjà pu par deux fois, en 1995 et 2006, faire plier des gouvernements, alors…

    La réforme des retraites fait grincer des dents, et voilà qu’une autre réforme, celle des gardes à vue se fait critiquer par l’Union européenne qui confirme que la France était en infraction avec les règles européennes, la Cour de cassation vient d’ouvrir une nouvelle brèche dans cette procédure policière coercitive très controversée.

    Mais pour l’instant, les sondages montrent que le soutien à la mobilisation contre la réforme est très fort, une étude CSA, publiée lundi, indique un soutien de 71% des Français pour la mobilisation bien que la résistance des français soit durement mise à l’épreuve avec la pénurie d’essence, les blocages routiers, les violences et débordements des jeunes qui sont entrées dans la danse. Il est clair que le mouvement est en passe d’échapper au contrôle des syndicats au grand dam de la population.

    Dans tous les cas, la loi sur la réforme des retraites qui a été adoptée par les députés, est en cours de traitement par le Sénat. Avec le flot d’amendements déposés par l’opposition, le vote traine en longueur. Le vote final n’aura lieu que vers le 26 ou 27 octobre. Le projet de loi devra ensuite être examiné par une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs. Le cas échéant, la promulgation de la loi sera faite après son examen par le Conseil constitutionnel. Il est fort probable que celui-ci soit saisi par le Parti socialiste. Bref, encore un mois de galère en perspective pour l’héxagone.

     
  • Alf Raza 18 h 58 min le 19 October 2010 Permalien | Réponse
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    Octobre, mois de toutes les surprises 

    Un fait significatif pour le mois d’octobre est la floraison des jacarandas. Le jacaranda, cet arbre originaire du Mexique et qui fleuri ici et là dans la capitale en cette période. On a failli rater le mois d’octobre en omettant d’admirer cet arbre en fleur. Même les arbres jacarandas de l’avenue de l’Indépendance, quoique un peu rabougri sur les bords, ont daignés offrir leurs fleurs aux usagers de cette avenue. Octoberfest mis à part, c’est l’un des évènements qui annonce l’arrivée de la saison des pluies. Malheureusement, la pluie tarde à venir dans la capitale, laissant une atmosphère pesante, alourdie par la pollution ambiante ainsi que la fumée provenant des feux de brousse qui se dressent un peu partout aux alentours de Tana. Feux qui ont failli atteindre le palais présidentiel d’Iavoloha, ravageant une cinquantaine d’hectares environnant.

    Les jacarandas en fleur, mais les jacarandas en pleur également, ces « larmes » qui vous tombent dessus, rafraichissant pour un peu, donnant un faux espoir de …pluie. Un mois d’octobre qui se réserve des surprises, les annonces de retour au pays si ce n’est le retour tout court des anciens dirigeants exilés du pays. L’ancien chef d’Etat Didier Ratsiraka étant prévu arriver à Madagascar le mercredi 20 octobre prochain. Wait and see…

    Des surprises avec la marche, sans anicroche, des partisans des trois mouvances partant d’Anosy jusqu’à Ambohijatovo. Des surprises avec les échauffourées au niveau du Magro Behoririka, des personnes en …pleurs suite aux tirs de gaz lacrymogènes.

    Surprise encore avec ce meeting improvisé des partisans des 3 mouvances qui s’est tenu sur la place de la … Démocratie. Et surprise encore avec l’annonce de Fetison Andrianirina à ses partisans de se redonner rendez vous aujourd’hui à Ambohijatovo !

    Une autre surprise de taille qui ne fait pas rire du tout : l’invitation de la JIRAMA à l’intention des usagers à ne faire usage de l’eau que pour des besoins domestiques ! Le temps qui devrait être à la pluie et qui se fait attendre chamboule tout, obligeant tout un chacun à prendre conscience du manque éventuel d’eau.

    Autant ne pas mentionner la énième convocation de Fetison Rakoto Andrianirina, une suite logique au vu des évènements d’hier à Behoririka. Fait nouveau peut-être, l’association de Lalatiana Ravololomanana à cette convocation émanant du colonel Richard Ravalomanana, commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie à Analamanga.

     
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