Elections: c’est du pipeau!

Point de mire du 23 mars 2018

Elections: c’est du pipeau!

C’est tout de même frustrant de voir à quel point tout est si prévisible dans la Grande île. Beaucoup aiment dire que l’histoire est un perpétuel recommencement et surement que notre île n’échappera pas à cette règle mais quand même… A chaque période électorale, les mêmes vilenies, les mêmes intrigues se perpétuent inexorablement, s’affinent même au fil des élections qui se succèdent.

 

Toujours ces sempiternels problèmes sémantiques à propos des pré-campagnes et campagnes électorales qui n’en finissent pas! De faux problèmes dont les politiciens malagasy se gaussent et se gargarisent à profusion faute de corps consistants dans leurs   diatribes habituelles. Plutôt pitoyable mais il faut bien alimenter l’imaginaire de la plèbe pour la faire se perdre en conjecture comme il se doit pardi! Car comment peut-on interpréter le fait d’attendre le dernier moment, la dernière minute,  pour s’atteler à  préparer des élections dont on sait depuis belles lurettes devoir se tenir inéluctablement, à une période bien précise, dans un mandat présidentiel? Le plus simple et le plus sûr aurait été de s’y prendre en début de mandat et d’être « tranquille » en fin de mandat! Mais non, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Enfant on nous a bien dit de « ne jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire aujord’hui » non?

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Mais comme je disais toujours, rien ne peut nous  étonner dans cette île rouge, pas même le grand nombre de candidats aux dernières présidentielles: et rebelote pour les prochaines qui doivent se tenir … on ne sait quand! Déjà depuis le début de l’année on entend les diverses déclarations d’intention qui se suivent et qui se ressemblent, et ça se bouscule au portillon s’il vous plait, et ce n’est pas près d’être fini! De nouveaux « outsiders » quand même dans cette « primeur », en tout cas, et comme toujours, les programmes proposés resteront abstraits, aucun projet de société qui tiendront la route comme lors des précédentes campagnes électorales, on se contentera toujours des improvisations du « gagnant » après la « victoire finale » comme il se doit! Pitoyable!

On se demande qui de ces hurluberlus aura assez d’entregent pour fédérer toute une nation à la dérive et la mener vers la prospérité, si tant est que ce soit le but initial. Déjà que les coups bas commencent à pleuvoir avec leurs lots de dommages collatéraux. A croire que les intérêts individuels primeront toujours au détriment de l’intérêt général. Pour moi, les jeux sont pipés d’avance, tout a été mis en place au cour de ce quinquennat pour que la machine a gagner ne se grippe pas, reste aux tenants du pouvoir de trouver la bonne martingale pour éliminer d’entrée de jeu les indésirables de tout bord, ce qui n’est pas si facile que ça avec la grande surprise de la coalition contre-nature qu’on subodorait depuis la fin de l’année 2017 mais qui s’est concrétisée en cette fin de premier trimestre 2018: de la fine politique diront les avertis mais de la politique de bourrique quand même pour le commun des malagasy qui y perdent leur latin!

En tout cas la bonne vielle politique de multiples candidats, qui a fait ses preuves, ne sera point abandonnée pour cette brassée 2018: éclater les suffrages et faire prévaloir le fameux adage « diviser pour mieux régner » fera encore ses preuves à coup sûr, à moins d’une surprise de taille qui reste peut probable pour le moment. Tout ça pour dire que l’on s’avance malheureusement vers une triste mascarade, perte de temps et de ressources qu’ on aurait pu engager ailleurs mais bon, rien n’est parfait ici bas!

 

Alf Raza

 

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