So long et..à un de ces quatre 

So long et..à un de ces quatre

Juillet 2009 est si loin et pourtant si près. 2009, l’année du début de la transition dans la Grande ile, l’année de la renaissance d’un journal également, et voilà quatre années déjà de passées sans qu’on ait vraiment conscience que le temps filait à vitesse grand … V. Mais c’est à l’image du pays, que voulez-vous! Avec un TGV à la tête du pays, la vitesse grand V pouvait en saouler plus d’un. En tout cas, tenir une chronique dans ce quotidien dont le titre a été et restera, je l’espère, évocateur n’a pas été donné à tout le monde et j’en suis vraiment reconnaissant au directeur de publication – qui vous abreuve aussi de sa verve journalistique dans l’éditorial – de m’avoir confié cette rubrique. Mais voilà, toute bonne chose a une fin et en ce fin du mois d’août, est venu le temps pour moi de tirer ma révérence.
Je ne peux que remercier tous ceux qui ont suivi quotidiennement cette chronique durant plus de quatre années, il y en a qui l’ont apprécié, d’autres qui l’ont sûrement détesté et d’autres qui en sont resté indifférents, et nombreux aussi sont ceux qui ignoraient son existence vu la couverture restreinte de sa distribution, mais bon, c’est dans la nature des choses je n’y peut rien, c’est ainsi et c’est tout. En tout cas ça a été gratifiant de collaborer avec les – collègues -professionnels dans le domaine du journalisme et ça a été un réel plaisir de voir également éclore de jeunes et nouveaux talents, de nouveaux journalistes. Enfant, j’ai été abreuvé à l’aune de l’ancien journal qui avait malheureusement rendu l’âme bien trop tôt. Adulte j’avais participe à la renaissance de celui-ci, et bien que la ligne éditoriale n’ait rien à voir avec celle de l’ancien, j’ai essayé tant bien que mal d’honnorer chaque parution quotidienne qu’il vente ou qu’il pleuve avec la seule certitude – sans prétention aucune – qu’il y aura au moins quelqu’un qui lira mon texte. Mais comme il a été dit plus haut, il y a une fin à tout, alors autant s’éclipser en cette période de fin des vacances, pourquoi pas?
Et puis, c’est toujours mieux d’ explorer d’autres horizons, voir comment c’est fait ailleurs … Alors, à mon grand regret, ces lignes auraient été les dernières à paraître dans ce cher journal. Un peu d’amertume peut-être aux bords des lèvres mais beaucoup de reconnaissance toutefois pour ceux qui m’ont suivi quotidiennement dans cette colonne. Maintenant tirons le rideau et laissons la place à d’autres talents qui se feront une joie, j’en suis sûr, de faire mieux que ce j’ai pu écrire jusqu’à aujourd’hui dans ce journal. Alors, à un de ces quatre matins peut-être…

Alf Raza

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