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  • Alf Raza 5 h 31 min le 8 October 2017 Permalien | Réponse
    Tags : , épidémie, grande ile, , , Mafia, mort noire, ordures, peste, toamasina   

    La mort noire qui rode 

    Point de mire du 05 octobre 2017

    La mort noire qui rode

    On essaie tant bien que mal de s’abstenir d’émettre un avis sur cette épidémie qui sévit dans la Grande Île mais par la force des choses on tombe toujours dans le piège de la grande polémique stérile si caractéristique des natifs de la Grande Île. Eh oui, nul n’y échappe car sinon comment pourrait-on expliquer cette propagation non-maîtrisée de la peste dans l’île? Depuis des lustres on aime bien brasser de l’air et parler sans rien faire de concret pour le bien-être du peuple malagasy. Et le comble c’est que cela semble bien en accommoder plus d’un!

    Depuis le premier moment où on a décelé le premier cas de mort par la peste, qu’est-ce qu’on a bien pu faire de tangible pour endiguer la propagation de ce fléau? Pratiquement rien! Si ce n’est de constater et d’essayer de minimiser voire d’étouffer l’information. Ce n’est qu’après le 20ème mort qu’on s’essaie de remuer ciel et terre pour tenter d’y mettre un coup d’arrêt. Je me suis toujours demandé si les gens qui sont au gouvernail de ce bateau ivre qu’est l’Île Rouge sont conscients de qui se passe réellement dan le pays, et si oui, ont-ils vraiment l’intention de s’occuper du peuple malagasy? Car comment expliquer que de telles choses puissent encore se produire en 2017? Les informations dont je dispose fait état de 33 morts sur 231 personnes qui ont contracté la maladie depuis août, effarant!  De quoi faire souffler un vent de panique parmi la population, surtout à Antananarivo où les pharmacies ont épuisées leurs stocks de masques consommables ainsi que d’antibiotiques, et qui a valu à la ville des Milles ainsi qu’à celle du Grand Port d’être mis sous la loupe des observateurs. Deux viles principales de la Grande Île où le laisser-aller en matière de propreté  n,est plus une légende! On se rappellera de ce qui était arrivé à la ville de Naples qui croulait sous les ordures vers les années 2000, et on sait pertinemment pourquoi c’était ainsi…la main de la camorra, la mafia italienne, en est la principale cause! Et ce n’est pas près de se régler pour les napolitains, loin de là! Mais pour nous malagasy, quelles excuses?À moins qu’ici aussi il existe une mafia qui a la main-mise sur la collecte et l’ exploitation des ordures ? Qui sait? Sinon comment expliquer ces amoncellements incroyables d’ordures à chaque coins de rues?

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    Les ordures s’amoncellent à Toamasina

    Est-il si difficile d’enlever les ordures dans ces grandes villes sans soulever à tout bout de champs les sempiternelles excuses du défaut de carburant pour déplacer les camions bennes ainsi que le manque de budget et tout le tralala qui viennent avec!On en a plus que marre de ces jérémiades! Encore plus des atermoiements à perpète des tenants du pouvoir qui usent de ces prémices d’épidémie pour le capitaliser en demande d’aides et d’assistances venant de l’extérieur comme ils le savent bien le faire! Quel dommage! C’est la populace qui morflent encore une fois de plus!

    Alf Raza

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  • Alf Raza 1 h 49 min le 17 April 2017 Permalien | Réponse
    Tags : 20.000 Ariary, , Andriamandavy, île Maurice, , , , , grande ile, haïtisation, indice de perception de la corruption, inflation, , tontons macoutes   

    Et la girouette qui tourne … et tourne… 

    Point de mire du 16 avril 2017

    Et la girouette qui tourne … et tourne…

    Observer de loin ce qui se passe dans la Grande île, essayer de prendre du recul et tenter de trouver un tant soit peu de sens sur ce qui se trame dans cette île, jadis paradisiaque, revient à se masturber l’esprit pour rien, et pour cause, rien de positif ni d’encourageant ne s’est démarqué en suivant le fil de l’actualité et les faits, dits saillants, véhiculés par les médias locaux. Je pense que commenter les faits de ces dernières semaines ne mènera à rien, mais alors là à rien! Le problème de la Grande île semble bien rester entier: corruptions à tous les niveaux, passivité maladive voire morbide de la population, paupérisation galopante, inflation exponentielle immaîtrisable! Bref, tout pour faire voir la vie en … noire.

    Il y a de quoi être sceptique quant à l’avenir de la Grande île. Finalement personne n’est prêt à changer! Les corrompus et les corrupteurs sont toujours en place plus fort que jamais, se complaisant à manipuler l’opinion publique, quitte à prendre le peuple pour le dernier des nigauds. Rien qu’à voir la fuite rocambolesque de dame Claudine Razaimamonjy vers l’île Maurice et tout se conforte: on se joue de la crédulité des pauvres malagasy qui comptent pour du beurre dans toute cette histoire.

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    L’arrestation spectaculaire de Claudine Razaimamonjy 

    A bien y regarder, dès le début de l’histoire, les malagasy n’étaient pas dupe pour autant! Personne n’a cru à un possible emprisonnement de dame Claudine, car on le sait très bien, les loups ne se mangent pas entre eux ! Alors pourquoi avoir fait du vent pour rien? A moins que ces scenarii montés gauchement à la hâte n’étaient pas destinés à la plèbe? Mais quand bien même, les « destinataires » seraient-ils si naïfs pour avaler un tel « boa »? Car c’était trop gros pour être une couleuvre, non? La pression se fait-elle trop forte de la part des soit-disant bailleurs de fonds pour pousser les tenants du pouvoir à faire n’importe quoi ? En tout cas, il est clair que le dindon de la farce dans toute cette histoire de Claudine, BIANCO, IST et autre facéties  c’est le peuple malagasy et nul autre, le « petit peuple » se retrouve de plus en plus démuni, de plus en plus maniable, de plus en plus minable, il en est ressorti que seuls les petites frappes (et les innocents sans argents) sont « justiciable » ( à souhait) dans la Grande île et encore, c’est loin d’être le cas au vu de ces vindictes populaires perpétrées dans les quatre coins de l’île.

    Et l’inflation galopante qu’on n’ose pas nommer, elle sera maîtrisée comment? A moins que tout le monde s’en foute! On se pressera surement à palier au plus pressé et procéder au plus facile comme d’habitude: la méthode classique de la planche à billets. Et au nouveau billet de 20.000 Ariary d’éclore dans la foulée! Comme il est loin le temps où une pièce de 1 franc (FMG) valait encore quelque chose! Maintenant les pièces de 1 Ariary vont surement tomber en désuétude ou disparaître carrément …comme son prédécesseur « l’iraimbilanja » (1 franc -FMG). Il est bien loin le temps, pour moi particulièrement, où avec 1 « iraimbilanja » (1franc)  je pouvais encore courir chez « le chinois », l’épicier du coin, m’acheter un bonbon !

    Mais maintenant tout semble flou dans la Grande île, on dirait qu’on n’arrête pas de tourner en rond, sans trouver une issue favorable pour le pays, eh oui! Car pour les tenants du pouvoir on sait, suite à l’affaire Claudine, l’issue n’est autre qu’un envol vers l’extérieur si ça sent le roussi quelque part. Et aux pauvres malagasy de rester dans le pays dans l’insécurité et l’indiscipline qui règnent actuellement. Il suffit de peu pour que le pays tombe dans l’anarchie totale, les prémices sont là, corruption généralisée, pour Transparency International en 2016 la Grande île se retrouve au 145ème  rang avec l’Indice de perception de la corruption 2016  de 28,  insécurité galopante avec les braquages et les kidnapping, la peur et les harcèlements de bandes armées dans les campagnes et les grands bourgs, mais surtout avec cette perte de confiance en la justice et de ses bras (car on le sait, dans tout système démocratique, les bras de la Justice ne doivent pas seulement fonctionner efficacement, mais également prouver cette efficacité de façon à forcer le respect du citoyen) poussant la population vers les tribunaux populaires à la va vite qui se soldent généralement par des mises à mort! Pire que les verdicts des tribunaux issus de la Charia! Et le comble, la prolifération de milices privés (bien qu’on se prive de le dire ou le dénoncer) à la solde des gros bonnets au vu et au su de tout le monde dans les quatre coins de l’île sans que l’Etat ne lève le petit doigt pour les demanteler, complice ou victime? Allez savoir!  « les faits d’armes » de la clique sous les ordres d’Andriamandavy VII pour faire pression au siège du BIANCO en est une manifestation la plus proche et la plus flagrante: attaque orchestrée contre un bâtiment d’une Institution, le BIANCO, qui reste impunie, même pas dénoncée par le pouvoir en place!. On se précipite rapidement et inexorablement  vers une « haïtisation » de notre pauvre pays, vers l’hégémonie de caïds servi par des tontons macoutes sans foi ni loi …vivement qu’on n’en arrive pas là, mais je crains le pire!

     

    Alf Raza

     

     

     
  • Alf Raza 22 h 00 min le 24 March 2017 Permalien | Réponse
    Tags : Ahmad, barea, CAF, federation, FIFA, foot, football, grande ile, , issa hayatou   

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien? 

    Point de mire du 24 mars 2017

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien?

     

    Il n’y a pas à dire, Mr Ahmad a été a bonne école: les leçons prodiguées par les éclairés au pouvoir dans l’île Rouge ont porté leurs fruits! Et pour cause! Mr Ahmad a porté un sacré coup à l’oligarchie footbalistique africaine en détrônant « l’Empereur » Issa Hayatou, fort de se 7 mandats consécutifs à la tête de la CAF, bousculant ainsi une hierarchie viellissante. Enrichi de l’experience de son égérie , à la tête du pouvoir actuellement dans laGrande île, il a frappé au plus fort,  là où on ne l’attendait point. Car avant le vote qui s’est déroulé à Addis Abeba , la capitale éthiopienne, qui s’est terminé avec 34 voix en son faveur contre 20 pour Issa Hayatou, qui aurait osé miser un kopek pour sa réussite?

    Et pourtant les faits sont là: il a gagné sa bataille pour se hisser au plus haut de la tour. N’en déplaise à ses détracteurs, il su travailler pour être élu, 34 voix ce n’est pas rien et …ce n’est pas donné non plus, tout se négocie à ces niveaux là, rien n’est gratuit, loin s’en faut. Reste à savoir les voix contre quoi? ou plutôt non, on ne le saura jamais sauf en cas de mésalliance future … En tout cas, les dernières élections qui se sont tenues à travers le monde ces derniers temps ont apporté leurs lots de surprises et non des moindres: nombreux sont ceux qui ont cassé la baraque jusqu’à se faire élire et contrecarrant toutes les prévisions et autres pronostics les plus inspirés qui soient. François Hollande a bien su surfer dessus, le président malagasy actuel a bénéficié de la clémence de la vague et dernièrement Donald Trump a donné un sacré coup a l’ establishment américain! Du jamais vu diront certains! Mais voilà, ces hommes ont pris à contre-pied ce qu’on pensait être un ordre établi, immuable, qui coulait de source.

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    Ahmad Ahmad Président de la CAF

    Mais la grande surprise a été surtout pour les amoureux du ballon rond malagasy, personne dans la Grande île n’avait pu atteindre un niveau aussi élevé depuis un bon bout de temps dans le milieu sportif, avec le marasme où est plongé la Grande île, le foot avec, pareil succès relève du miracle pour le malagasy lambda. Il faut savoir que le Sieur Ahmad Ahmad est aussi un dur à cuire qui s’est éternisé sur son siège de président de fédération, indétrônable à l’instar de son prédécesseur à la CAF.  Et maintenant , une fois propulsé aux firmaments du foot africain, lâchera-t-il aussi facilement du lest? Pas si sûr! Le prochain remplaçant du « Président » sera, à ne pas manquer, son poulain. Et pourtant, les déboires des Baréas on les connait, et ce n’est pas la petite victoire de 1-0 contre Sao Tomé-et-Principe à l’issue du match comptant pour les préliminaires en vue des éliminatoires de la Can 2019 qui y changera grand chose, il ne faut pas se leurrer , c’est tout l’ensemble du foot malagasy qui est à la traîne qu’ on le veuille ou non. Sans plonger dans un pessimisme exacerbé, difficile de croire que tout changerait du jour au lendemain.

    Il faut croire que la CAF s’est trouvé un nouvel « Empereur » qui ne manquera pas de s’y éterniser (comme d’habitude) avec la bénédiction des caciques de la FIFA, c’est du « blanc bonnet et bonnet blanc » tout craché, qu’on ne s’y trompe pas. Le chaperonnage du président de la FIFA dans cette élection du président de la CAF y est à coup sûr pour quelque chose, ce sera du béni oui à tout va qu’on n’en serait pas surpris!

     
  • Alf Raza 17 h 51 min le 27 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : animaux, bois de rose, caméléon, CITES, endémiques, environnement, exportations, grande ile, , Johannesbourg, lémuriens, mafia malagasy, , occultes, orchidées   

    Ultimatum, oui, et alors ? 

    Point de mire du 27 septembre 2016

    Ultimatum, oui, et alors ?

    Vaudrait-il mieux en rire ?  a chacun son point de vue après que le CITES (comité permanent de la Convention sur le commerce international  d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction) , vendredi dernier (23 septembre 2016)réuni à Johannesburg, a agité l’épouvantail armé d’un couperet  à l’encontre de la Grande île : la suspension totale du commerce des espèces protégées de la Grande Île, en clair, notre « chère île », ou plutôt nos exportateurs « éclairés », ne pourront plus exporter les espèces animales endémiques telles que les lémuriens (eh oui !),les crocodiles, les caméléons, les orchidées, les tortues et autres, près d’une centaine d’espèces  sur la liste (rien que ça !). Un sursis allant  jusqu’à la fin de cette année a été accordé au gouvernement malagasy pour concrétiser son action contre le trafic de bois de rose.

    Et au ministre Johanita Ndahimananjara, ministre de l’environnement de se féliciter : « Je suis soulagée. La bataille a été difficile, mais nous avons pu dissuader la Cites de prendre cette sanction qui aurait été très dommageable pour l’économie de Madagascar et pour sa stabilité politique » (sic). A la lecture de ce communiqué, au premier degré, on pourrait croire qu’effectivement l’économie malagasy repose principalement sur « ce » commerce là et que « la » politique du pays s’appuie également dessus ! Et si c’était vrai ? Car jusqu’à maintenant aucun économiste ou expert en science politique n’ont jamais pu éclairer la lanterne du malagasy lambda sur les raisons qui n’ont pas fait sombrer la Grande île dans le chaos jusqu’ici : de quelles ressources réelles dispose-t-on pour arriver à  tenir ainsi depuis ces dernières années ?  Quid de celui qui nous révélera, nous pauvres hères, les vrais chiffres sur ce que nous exportons réellement et, chose la plus importante, le montant de ces exportations ? Chiche ! Il n’y en aura pas un qui arrivera à donner les chiffres attendus ! Et pour cause ! Rien n’est transparent dans ce foutu pays !

    cameleon_madagascar

    Ce commerce qui s’appuie sur les espèces rares et endémique de l’île Rouge, ni vous ni moi ne sommes informés sur les tenants et aboutissants réels.  Tout y est opaque, et ce, depuis des décennies ! Et pourtant c’est un commerce florissant qui alimente tant le marché régulier international des espèces rares que le marché noir mondial qui laisse toujours exsangue plus d’un pays, de par les trafics (occultes) qui se pratiquent autour ! Il ne faut pas se voiler la face : en majorité ce commerce est sous la coupe d’une mafia qui arrive à faire virer au blanc ce qui est noir et à rendre chèvre le commun des malagasy. Ces trafics se font au vu et au su de tout le monde, tant des bois de rose que des animaux et des plantes, mais ô miracles, tout est réglo pour les autorités locales, où ces « produits d’exportations » sont récoltés et collectés, ainsi qu’aux yeux des « autorités compétentes » en charge des contrôles et des régulations de ces produits, pareils pour la sortie hors de notre territoire, ficelés de mains de maîtres ces trucs là ! Et ce ne sont pas les coups d’éclats sporadiques et circonstanciels qui pourront dissuader du contraire, loin de là, car on connait bien l’adage de « l’arbre qui cache la forêt », les petites prises aux aéroports et aux ports ne sont que poudres aux yeux, bon pour amuser la galerie, les gros coups se font et se feront toujours à l’insu du grand public, avec les millions de dollars(ou d’euros) à la clé…comme toujours ! Il ne faut pas se leurrer, un ces quatre, pas plus tard que l’année prochaine peut-être,  la Grande île se ramassera dans ses grandes largeurs inexorablement. Pour les malagasy en tout cas, on ne peut tomber plus bas,  à moins que… ?

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 4 h 59 min le 22 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique, caricaturistes, , , democtatie, diktat, expert, fiasco, grande ile, , Jean Ping, journalistes, , rue   

    La rue, une alternative démocratique ? 

    Point de mire du 22 septembre 2016

    La rue, une alternative démocratique ?

    La démocratie, un bien grand mot pour peu de chose en Afrique : aucun pays de ce continent ne peut se targuer d’être le fidèle défenseur de cette « dame » vielle de plusieurs millénaires, celle-là même dont les descendants des citoyens qui l’ont engendré ne peuvent même pas se prévaloir d’en être  de dignes héritiers, on a tous pu voir où en étaient et où en sont les grecs actuellement … Et pourtant c’est en Afrique qu’on peut trouver le plus de gens qui se plaisent et se complaisent à se dresser en champions « incontestés » de la démocratie ! Quelle vanité déplacée ! La Grande île en a eut pour son grade de ces lots de gigolos de tout acabit, se disant pourfendeurs des diktats et autres abus  et champions invétérés de dame « Démocratie » qui a été accommodée malheureusement à toutes les sauces en quelques décennies sur ce continent noir!

    Pas plus loin que la dernière transition, les malagasy ont vu défiler sous leurs yeux tout un panel de « biens pensants » donneurs de leçons, étiquetés comme étant des spécialistes « ab ante » ! Quelle aberration ! Aberration avérée et d’autant plus justifiée par les faits aujourd’hui : un de ces corbeaux volubiles,  le sieur Jean Ping, bien connu des malagasy de par ses séjours fréquents en leurs terres, aux frais de la princesse s’il vous plaît, dont les expertises et médiations ont abouti à l’élaboration et à la mise sur les rails de la fameuse « feuille de route » tant adulée par toute une frange de la classe politique locale à une certaine époque, eh bien, actuellement , ironie du sort, ce même sieur Jean Ping se retrouve dans son pays entraîné dans le tourment d’une bataille électorale qui a tournée au vinaigre : ah, démocratie quand tu te taille ailleurs que chez l’expert, quelle bazar ! Les aficionados de l’expert es démocratie en sont finalement réduits à descendre dans la rue pour revendiquer, mettant leur pays en porte-à-faux ! Un mode de démocratie de la rue?

    Juste retour des choses diront ceux qui n’ont jamais apprécié l’ingérence étrangère qui a été imposée pour régler l’imbroglio engendré par le putsch de 2009 et dont les stigmates se font encore ressentir jusqu’à maintenant, sombrant le pays dans un bourbier tel qu’une totale léthargie dont il n’est pas près d’en sortir s’en est suivi. Les caricaturistes s’en sont d’ailleurs donnés à cœur joie, poussant le bouchon jusqu’à suggérer à Jean Ping de reprendre à son propre compte « sa » fameuse feuille de route ! Il y a de quoi en rire effectivement !

    Ah démocratie quand tu nous tiens ! Ou plutôt, … quand tu nous échappe ! Car pour la Grande île, les résultats des courses n’est autre qu’un cinglant fiasco ! Et à la presse d’en faire les frais ! Avec la prolifération exponentielle d’organes de presse et de médias de toutes sortes, parsemée de fermetures forcées d’autres également, durant la transition et après la transition, le monde du journalisme n’a jamais été aussi mal en point qu’actuellement avec ce code scélérat sur la communication tant décrié. Au final, pas si « fun » que ça la démocratie dans l’île Rouge !

    presse-malagasy

    Jamais de mémoire de journaliste on n’a vu des journalistes descendre dans la rue pour manifester dans notre île ! Et ce n’est pas près d’être fini vu ces collectes, dans la rue des grandes villes de l’île, de signatures pour s’indigner contre cette nouvelle loi sur la communication qui n’est autre qu’une muselière pour les journalistes officiant dans la grande île. Alors, a fortiori, la rue est-elle devenue le seul support pour une meilleure démocratie ? Les feuilles de choux étant ce qu’elles sont actuellement, se tourner vers la rue risque fort de dénaturer le fond des revendications des journalistes au point d’en obtenir l’effet inverse, mais bon, c’est un risque à courir, non ? Comme on dit : Faute de grives, on mange des merles !

     

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 23 h 02 min le 17 October 2014 Permalien | Réponse
    Tags : dahalos, , gendarme, grande ile, insécurité, militaire, policiers, sécurité   

    La sécurité pour qui au juste ? 

    Point de mire du 17 OCTOBRE 2014

    La sécurité pour qui au juste ?

    Depuis le temps qu’on recevait des nouvelles des différentes contrées de la Grande ile relatant les actes de banditismes et autres attaques à mains armées perpétrés par les fameux « dahalos », on se croyait blasé et immunisé face aux malheurs des victimes de ces actes. Eh bien non ! « Ce n’est même pas vrai » comme diraient les petits enfants ! Plus ça se rapproche de nous, plus on se sent de plus en plus concerné, touché dans nos trippes avec ce sentiment d’impuissance qu’ont surement dû ressentir les nombreuses victimes (vivants ou morts) de ces actes de banditisme. Loin de dire qu’avant on était indifférent, non, pas du tout mais pour les citadins qui sont bien calfeutrés dans leurs appartements ou leurs maisons, les récits des attaques dans les brousses ou les campagnes leurs parviennent un tantinet édulcorés. A chacun ses problèmes diront la plupart des gens, les gens des villes ne sont nullement épargnés des soucis d’insécurité, à chacun son calvaire, mais tout de même…

    Nombreux sont les gens qui s’interrogent sur les réelles priorités de l’Etat. Ce dernier se préoccupe-t-il de ses administrés ? Il faut croire que non ! Sinon comment les actes de banditisme peuvent-ils se perpétrer et croitre avec autant de fébrilité, tant en zone urbaine qu’en zone rurale ? Dernièrement du côté de Betafo dans la localité d’Alakamisy, une attaque de « dahalos » s’est soldée par un blessé par balle, tout l’argent et  le parc bovin volés et…toutes les habitations brulées ! Après le passage des « dahalos », les villageois sont restés démunis, sans un sous, pas même pour assurer les soins du blessé qui avait encore une balle dans la jambe ! Que font les gendarmes censés les protéger, eux et leurs biens ? Ils étaient où lors du drame ?

    A tort ou à raison les gens disent que les gendarmes et les policiers ne sont disponibles que pour les gens des « villes », pour les gens riches et les «gens du pouvoir ». Comment ne pas leur donner raison quand on voit l’agglutinement de ces éléments des forces de l’ordre dans ces dites « villes », dans le confort de leurs foyers respectifs loin des feux des « dahalos » et autres bandits. A les voir, on est loin de penser que les contribuables les payent, de par les impôts dont ils s’acquitter, pour assurer la sécurité de leurs biens et de leurs personnes, ceux des contribuables cela s’entend bien sûr !

    commando

    Des hommes baraqués et bien armés disponibles…mais pour qui en fait?

    Et les évènements de ces derniers jours semblent encore une fois étayer cette assertion des gens de la rue : on a tous vu avec quelle force et quelle célérité des éléments armés des forces de l’ordre ont pu opérer pour appréhender un seul homme sans arme. Et tout le monde se demande d’où peuvent bien sortir ces zigotos cagoulés et musclés, armés (jusqu’aux dents ?) qui ont mis en sécurité l’homme qui… venait de loin ? il faut croire que ce pays dispose d’hommes, des militaires (gendarmes ou policiers allez savoir) capable d’être mobilisé en un temps record pour une tâche précise. Alors, pour la populace qui souffre de « terreur aggravée » face à l’insécurité-galopante-  qui frappe à sa porte, à qui peut-elle faire appel ? Car jusqu’à maintenant, les éléments assignés à leur protection sont insuffisant pour arriver à intimider les « dahalos ». Betafo n’est pas loin de la capitale, pas loin du tout, à croire que ces fameux « dahalos » commencent à frapper aux portes de la capitale… il faut croire que c’est le cadet des soucis des tenants du pouvoir actuellement, comment peuvent-ils escompter développer le pays sans s’occuper de sécuriser les campagnes et les villes ? Même le plus beta des benêts sait qu’il n’y aura jamais de développement sans sécurité, alors …

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 23 h 00 min le 16 February 2014 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique noir, , , chroniqueur, Comores, contribuables, démocratie, grande ile, , journal, , journaliste, , , océan indien, pirates, TGV, transition, ville des milles   

    So long et..à un de ces quatre 

    So long et..à un de ces quatre

    Juillet 2009 est si loin et pourtant si près. 2009, l’année du début de la transition dans la Grande ile, l’année de la renaissance d’un journal également, et voilà quatre années déjà de passées sans qu’on ait vraiment conscience que le temps filait à vitesse grand … V. Mais c’est à l’image du pays, que voulez-vous! Avec un TGV à la tête du pays, la vitesse grand V pouvait en saouler plus d’un. En tout cas, tenir une chronique dans ce quotidien dont le titre a été et restera, je l’espère, évocateur n’a pas été donné à tout le monde et j’en suis vraiment reconnaissant au directeur de publication – qui vous abreuve aussi de sa verve journalistique dans l’éditorial – de m’avoir confié cette rubrique. Mais voilà, toute bonne chose a une fin et en ce fin du mois d’août, est venu le temps pour moi de tirer ma révérence.
    Je ne peux que remercier tous ceux qui ont suivi quotidiennement cette chronique durant plus de quatre années, il y en a qui l’ont apprécié, d’autres qui l’ont sûrement détesté et d’autres qui en sont resté indifférents, et nombreux aussi sont ceux qui ignoraient son existence vu la couverture restreinte de sa distribution, mais bon, c’est dans la nature des choses je n’y peut rien, c’est ainsi et c’est tout. En tout cas ça a été gratifiant de collaborer avec les – collègues -professionnels dans le domaine du journalisme et ça a été un réel plaisir de voir également éclore de jeunes et nouveaux talents, de nouveaux journalistes. Enfant, j’ai été abreuvé à l’aune de l’ancien journal qui avait malheureusement rendu l’âme bien trop tôt. Adulte j’avais participe à la renaissance de celui-ci, et bien que la ligne éditoriale n’ait rien à voir avec celle de l’ancien, j’ai essayé tant bien que mal d’honnorer chaque parution quotidienne qu’il vente ou qu’il pleuve avec la seule certitude – sans prétention aucune – qu’il y aura au moins quelqu’un qui lira mon texte. Mais comme il a été dit plus haut, il y a une fin à tout, alors autant s’éclipser en cette période de fin des vacances, pourquoi pas?
    Et puis, c’est toujours mieux d’ explorer d’autres horizons, voir comment c’est fait ailleurs … Alors, à mon grand regret, ces lignes auraient été les dernières à paraître dans ce cher journal. Un peu d’amertume peut-être aux bords des lèvres mais beaucoup de reconnaissance toutefois pour ceux qui m’ont suivi quotidiennement dans cette colonne. Maintenant tirons le rideau et laissons la place à d’autres talents qui se feront une joie, j’en suis sûr, de faire mieux que ce j’ai pu écrire jusqu’à aujourd’hui dans ce journal. Alors, à un de ces quatre matins peut-être…

    Alf Raza

     
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