Tagué: grande ile Activer/désactiver les fils de commentaires | Raccourcis clavier

  • Alf Raza 16 h 56 min le 14 January 2018 Permalien | Réponse
    Tags : , Andry Nirina Rajoelina, , , , CENI, Eglises, grande ile, , , ,   

    Une année charnière dites-vous? 

    Point de mire du 14 janvier 2018

    Une année charnière dites-vous?

    Comme a son habitude, la Grande île aime nager dans le flou, a moins que l’on ne l’y ait plongé volontairement, qui sait: « L’élection présidentielle à Madagascar devrait se dérouler entre le 25 novembre et le 25 décembre de cette année, mais il revient au gouvernement de déterminer la date précise », dixit le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Hery Rakotomanana. En ce début de troisieme millénaire, on n’est pas encore capable de pondre de bonnes dates pour un rendez-vous avec les urnes pourtant depuis longtemps attendu et transcrit dans une certaine constitution d’une certaine république! C’est donc si difficile que ça? Quatre ans pour une commission, qui soit dit en passant est devenu permanente, pour trancher sur une date ou du moins de proposer une date car il s’avère que le dernier mot revient au gouvernement, une ineptie que seul la Grande ile a le secret: autant dissoudre cette commission si le gouvernement est le seul habilité a « accoucher » d’une date qui pourtant est des plus cruciales pour la vie et l’avenir de l’île Rouge. Mais bon, on le sait, on ne change pas une équipe qui (fait) gagne(r) , n’est-ce pas?

    Et pourtant…et pourtant, cette année 2018 est une nouvelle fois une année charnière pour l’île, un quinquenat qui se termine et un autre qui pointe son nez, avec moins de soubressauts politiques et médiatiques pour le moment mais toujours avec son lot d’hurluberlus de tout accabit qui ne s’en lassent pas de soulever l’enthousiasme de leurs aficionados respectifs acquis a leurs causes. Pour cette cuvée 2018, on aura surement droit a une bonne brassée de phénomènes de foire comme candidats aux élections présidentielles, celles qui se sont tenues précédement ayant fait des émules, peut-être quelques têtes dirigeantes d’Eglises tous aussi louffoques les uns que les autres, enfin, il faut de tout pour faire un monde !

    quoiqu’on en dise, l’année 2018 pourrait bien nous apporter son lot de surprises, avec  les deux anciens dirigeants qui ont déjà fait savoir qu’ils se présenteraient: Marc Ravalomanana qui pourrait bien se faire éliminer d’entrée de jeu vu les batons qu’on lui met déja dans les roues, et Andry Nirina Rajoelina et son divorce (consommé ou pas?) pas clair d’avec les tenants du pouvoir qui laisse trainer une forte odeur de souffre bien avant même l’annonce officielle tant attendue par ses partisans qui lui sont restés fidèles. dun rock and roll endiablé en perpective, les malagasy n’auront pas le temps de s’ennuyer durant cette année, ils resteront surement dans l’expectetive, ils resteront sur leur faim, comm d’habitude, avec les flambées des prix si difficilement contrôlées les plongeant immanquablement de plus en plus dans un marasme sans fin.

    Marc Ravalomanana, populisme ou réellement au chevet de la populace?

    Difficile de croire que tout ira pour le mieux au vu du calendrier incertain que l’on nous expose- ou que l’on ne nous sort pas, c’est selon tout un chacun – et qui s’avère vide pour le moment, une période électorale qui « flotte » entre deux dates (sic) et des menées subversives de part et d’autre qui commencent a « arroser » a tout va les médias et les réseaux sociaux. Bref, on ne s’ennuyera pas cette année, ça c’est sûr!

     

    Alf Raza

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  • Alf Raza 6 h 26 min le 12 January 2018 Permalien | Réponse
    Tags : Ava, BNGRC, , dons, Enawo, enchères, grande ile, , pieds dans l'eau, vendus   

    Une cuvée 2018 plein de mystère! 

    Point de mire du 11 janvier 2018

    Une cuvée 2018 plein de mystère!

    On le sait: on est en pleine période cyclonique actuellement. Rien de surprenant donc à ce qu’une perturbation météorologique vienne frapper la Grande île, c’est  une quasi-fatalité que d’être traversé de part en part par la furie d’un cyclone pour l’île Rouge! Depuis le temps on aurait dû être aguerri et savoir prévoir voire anticiper les dégâts et les sinistres occasionnés par ces facéties périodiques du temps. Mais voilà. à chaque année les intempéries amènent leurs lots de sinistrés, aux dernières nouvelles communiqué par le BNGRC (Bureau National de la Gestion des Risques et Catastrophes) , jeudi 11 janvier, après le passage d’Ava, 36 décès et 25 portés disparus ont été recensés. Pour tout l’ensemble de l’île un chiffre de 136 000 sinistrés a été avancé. Des chiffres surement en-deçà de la réalité mais comme à son habitude, en pareil cas, l’entité responsable n’arrive pas à sortir l’état exact, ou du moins proche de la réalité, faute de moyen(?) ou par défaut de professionnalisme tout simplement! A chaque année on est tristement affligé de voir la lenteur des secours donnés aux sinistrés, encore plus des  « critères de choix » des personnes à aider. On est désagréablement surpris de voir des gens qui ont les pieds dans l’eau dans leur habitat, mais qui sont donc restés chez eux, être mis à l’écart des aides fournis aux sinistrés: à croire que pour ces gens là tout baigne!

    Là c’est carrément plus que « les pieds dans l’eau » !

    Mais dans la Grande île rien ne peut plus surprendre! Personne ne s’offusque quand des dons se retrouvent chez certains grossistes, dans des échoppes ou  sur les marchés, au vu et au su de tout le monde comme si c’était naturel:  l’année passée,des sacs de 50 kilos de riz avec des inscriptions « China aid », ont été vendus autour de 90 000 ariary le sac alors qu’ils ont été offerts gratuitement pour les victimes du cyclone Enawo. C’est devenu monnaie courante en tout cas dans la Grande île, le détournement « organisé » et « autorisé » de dons provenant de donateurs divers. L’on se souvient du cas soulevé par un opérateur bien connu de la place qui a intercédé pour avoir des dons venant de Dubaï et qui s’est vu floué par on ne sait quel artifice avec les dons en question vendus aux enchères au final! L’ONG Amitié Picardie Madagascar en a fait les frais aussi il y a quelques années avec un container de 20 pieds de dons bloqué à la douane de Toamasina qui ont été vendues aux enchères! Et ce ne sont pas des cas isolés malheureusement! Pour cette cuvée 2018, à quoi pourrait-on s’attendre? « Pas moins » que d’habitude surement!

    On est tellement habitué aux opérations « tip-top » – tardives – dans la Grande île que la population s’est recroquevillée sur elle-même, s’auto-pansant les plaies faute d’aides immédiates – en temps voulu – avec ce que cela peut engendrer comme séquelles dans la vie des sinistrés déjà en situation de précarité et plus vulnérables que jamais à chaque coup asséné par les cyclones successifs. Le stoïcisme de la population malagasy est en passe de devenir une légende au rythme où vont les choses, les digues qui cèdent, les ponts qui sont emportés par les crues, les maisons détruites ou immergées, semblent les laisser impassibles,  la douleur et le malheur sont devenu leurs lots habituels en somme! Incroyable!

    Quoiqu’il en soit,  les équipes du BNGRC  envoyées dans les villes sinistrées pour épauler les autorités locales ont intérêt à être plus que visibles et opérationnelles à souhait à l’avenir pour le bien de la population mais aussi pour gagner plus en crédibilité face aux critiques perpétuelles à leur encontre. Une célérité effective  serait-il trop demandé dans l’appui et l’octroi des aides aux sinistrés?

     

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 20 h 38 min le 2 January 2018 Permalien | Réponse
    Tags : , armée, bonne année, , exode rural, généraux, grande ile, , jeunesse, lynchage, militaires, shebab, vindictes, zones rouges   

    Bonne année au pays des…généraux 

    Point de mire du 02 janvier 2018

    Bonne année au pays des … généraux

    Les étrennes pour cette année 2018 on été plus que bénéfiques pour nos chers gradés de la « grande muette »: une myriade d’étoiles  a de nouveau recouvert ce corps de métier opaque pour le grand public. N’ayant pas attendu la nouvelle année pour recevoir leurs étrennes, les hauts gradés de l’armée malagasy se sont félicités en petite comité, heureux des promotions, qui sont devenues désormais une tradition sous cette république. Il faut croire qu’on a les moyens de payer tous ces nouveaux « hauts gradés », 36 nouveaux généraux de brigade, 38 en incluant le médecin colonel et le colonel de la Gendarmerie nommés généraux de brigade à titre conditionnel car ils partiront à la retraite dans quelques mois.

    Pour rappel, l’année passée a vu 62 nouveaux promus, dont dix des 45 généraux de brigade l’ont été à titre conditionnel, en clair ces étoilés auront, ou ont les avantages des généraux en retraite actuellement bien que n’ayant exercé que très peu de temps sous ce grade! Et oui, ça paye la carrière de militaire sous nos cieux! Je n’ai même plus envie de faire l’inventaire de la totalité des généraux en exercice ou a la retraite sous le ciel bleu de la Grande Île, à coup sûr, cela me filera le bourdon pour le restant de l’année! Et comme m’ont rabâché mes aînés durant ma jeunesse, et mon âge adulte même, « aza miady vintana amin’ny akoho fa izy aza lolohavina mandeha any an-tsena », « n’envie pas les volailles même si tu les vois portées sur la tête pour aller au marché! », laissons passer et ça ira!

    Mais tout de même, on ne peut s’empêcher d’y penser: pourquoi autant d’officiers généraux dans cette armée malagasy? En a-t-on réellement besoin? Sans être un pays en guerre, sans la moindre conquête militaire à mette à son actif, La Grande île a produit plus de généraux qu’il n’en a fallu en trois décennies, des officiers qu’il a fallu payer, et qui coûteraient encore de l’argent même une fois qu’ils ne sont plus « d’actifs » avec les avantages  et le personnel liés à leurs grades en sus.! Autant d’argents à débourser pour un pays deja  exsangue et démuni dans ses caisses!

     

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    Des généraux, on en a en masse!

    En tout cas, l’année s’annonce faste pour une clique, en défaveur de la plèbe qui ne récolte que des claques en retour, avec ces sempiternels problèmes d’insécurité qui sont devenus des plaies béantes et purulentes à en devenir cancérigènes à la longue. eh oui, faute de moyens comme ils disent, la population est maintenant livrée a elle-même poussée et forcée à l’auto-défense pour se protéger allant jusqu’à faire fi des principes de base universels que sont les droits de l’homme! On se croirait encore etre a l’époque féodale! Des vindictes populaires poussée jusqu’à son paroxysme,  allant jusqu’aux lynchages s’étant multipliées à en devenir une pratique acquise et incontournable! Incroyable!

    Sans vouloir dramatiser, on glisse lentement mais surement  vers le « modèle » somalien, ou l’État, faible et n’arrivant pas à exercer son autorité et son pouvoir a laissé les « shebab » prendre le relais et imposer leurs « lois ». Caricaturé , « shebab » signifie quoi en fait? Shebab est selon Wikipédia, une version francisée du mot signifiant « jeunesse » ou « les jeunes ». Eh bien, on est pas très loin du compte car en suivant le fil des actualites, les hommes qui se font tuer ou attraper dans les brousses par les forces de l’ordre et qualifies comme étant des « dahalo » sont en fait tous des jeunes, de très jeunes gens même, surement désœuvrés et aigris par les attaques des « autres » « dahalo » et qui ont choisi eux aussi d’en être pour se …venger et survivre! Une spirale infinie em somme, car il ne peut qu’être question de survie pour ces jeunes gens là dans ces collines et ces bushs à n’en pus finir, loin de toute modernité, pour ne pas exagérer loin de toute civilisation! Oui, car les peuplades qui n’ont vécu qu’avec des troupeaux de bœufs sont actuellement completement demunis  se retrouvant avec des « peanuts »! Mon regretté père aimait nous conseiller la modération avec les bonnes choses en y allant mollo « koa ho rehefa lany ny paiso ao ankady dia ho sahirana eo anie ianareo ankizy e »,  » quand vous aurez épuisé les pêches dans le fossé, qu’adviendra-t-il de vous les enfants? ».

    Le plus malheureux c’est que c’est ce phénomène qui est en train de se produire dans la Grande île, une fois le cheptel -tant prisé par les « dahalo »- épuisé qu’est-il advenu ? Une reconversion dans d’autres activités et d’autres créneaux s’est imposée de facto! Le kidnapping n’est plus l’apanage des grandes villes mais aussi des campagnes! Incroyables! On ne parlera plus des razzias et autres expéditions punitives de village contre village, c’est devenu monnaie courante!

    Les problèmes de société sont loin d’être résolu dans la Grande île, en étant optimiste, il nous faudra plus d’une génération pour redresser tout cela, si tant est qu’on ait la volonté de le faire! Car il ne faut pas se voiler la face: La Grande île a une population jeune, plus de 70% sont des « jeunes » mais avec  quelles perceptives d’avenir? Ceux qui sont passé dans les forces armées pour leurs services militaires et qui ont été démobilisés sans avoir été réengagés se reconvertissent dans le brigandage et attaques en bandes armées, c’est connu sans qu’on en parle, quant a ceux qui ont été réengagés grâce a des bakchichs ils sont obligé de « redéployer » leurs compétences vers d’autres activités « non avouables » pour amortir les « coûts d’entrée ». Autant ne plus parler des magouilles au niveau des prisons qui en sidérerait plus d’un ailleurs: des malfaiteurs appréhendés ou tués lors de braquages ou autres méfaits et qui logiquement devaient être en prison …en train de purger d’autres peines et qui peuvent faire leurs méfaits presque en toute impunité! Et on est encore loin du compte!

    Et que dire de l’exode rural accéléré qui s’opère sous nos cieux? Exode corollaire inévitable de l’insécurité dans les campagnes et la baisse croissante des activités lucratives dans les zones dites « zones rouges »? On est loin d’avoir pu cerner tous les problèmes, alors, peut-on parler de développement dans la Grande île ? Avec tous ces zigotos qui pullulent à chaque coin de rue, au détours d’un bourg, au-delà de chaque collines, qui sont prêts a zigouiller son prochain a la moindre occasion…il faut être sacrément balaise pour arriver a remettre tous ça dans le droit chemin! On le sait depuis belles lurettes: il n’y pas de développement sans sécurité, et dans la Grande île, c’est loin d’être gagné!

    Mais qu’à cela ne tienne, « mirary taona vaovao soa sy mahafinaritra ho an’ny rehetra » ,  » Je vous souhaite une bonne et heureuse année ».

     

    Alf Raza 

     

    A lire aussi: https://www.madaplus.info/Forces-armees-malgaches-Promotion-des-generaux-et-remise-officielle-des-drapeaux-a-Iavoloha_a12295.html

     
  • Alf Raza 5 h 31 min le 8 October 2017 Permalien | Réponse
    Tags : , épidémie, grande ile, , , Mafia, mort noire, ordures, peste, toamasina   

    La mort noire qui rode 

    Point de mire du 05 octobre 2017

    La mort noire qui rode

    On essaie tant bien que mal de s’abstenir d’émettre un avis sur cette épidémie qui sévit dans la Grande Île mais par la force des choses on tombe toujours dans le piège de la grande polémique stérile si caractéristique des natifs de la Grande Île. Eh oui, nul n’y échappe car sinon comment pourrait-on expliquer cette propagation non-maîtrisée de la peste dans l’île? Depuis des lustres on aime bien brasser de l’air et parler sans rien faire de concret pour le bien-être du peuple malagasy. Et le comble c’est que cela semble bien en accommoder plus d’un!

    Depuis le premier moment où on a décelé le premier cas de mort par la peste, qu’est-ce qu’on a bien pu faire de tangible pour endiguer la propagation de ce fléau? Pratiquement rien! Si ce n’est de constater et d’essayer de minimiser voire d’étouffer l’information. Ce n’est qu’après le 20ème mort qu’on s’essaie de remuer ciel et terre pour tenter d’y mettre un coup d’arrêt. Je me suis toujours demandé si les gens qui sont au gouvernail de ce bateau ivre qu’est l’Île Rouge sont conscients de qui se passe réellement dan le pays, et si oui, ont-ils vraiment l’intention de s’occuper du peuple malagasy? Car comment expliquer que de telles choses puissent encore se produire en 2017? Les informations dont je dispose fait état de 33 morts sur 231 personnes qui ont contracté la maladie depuis août, effarant!  De quoi faire souffler un vent de panique parmi la population, surtout à Antananarivo où les pharmacies ont épuisées leurs stocks de masques consommables ainsi que d’antibiotiques, et qui a valu à la ville des Milles ainsi qu’à celle du Grand Port d’être mis sous la loupe des observateurs. Deux viles principales de la Grande Île où le laisser-aller en matière de propreté  n,est plus une légende! On se rappellera de ce qui était arrivé à la ville de Naples qui croulait sous les ordures vers les années 2000, et on sait pertinemment pourquoi c’était ainsi…la main de la camorra, la mafia italienne, en est la principale cause! Et ce n’est pas près de se régler pour les napolitains, loin de là! Mais pour nous malagasy, quelles excuses?À moins qu’ici aussi il existe une mafia qui a la main-mise sur la collecte et l’ exploitation des ordures ? Qui sait? Sinon comment expliquer ces amoncellements incroyables d’ordures à chaque coins de rues?

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    Les ordures s’amoncellent à Toamasina

    Est-il si difficile d’enlever les ordures dans ces grandes villes sans soulever à tout bout de champs les sempiternelles excuses du défaut de carburant pour déplacer les camions bennes ainsi que le manque de budget et tout le tralala qui viennent avec!On en a plus que marre de ces jérémiades! Encore plus des atermoiements à perpète des tenants du pouvoir qui usent de ces prémices d’épidémie pour le capitaliser en demande d’aides et d’assistances venant de l’extérieur comme ils le savent bien le faire! Quel dommage! C’est la populace qui morflent encore une fois de plus!

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 1 h 49 min le 17 April 2017 Permalien | Réponse
    Tags : 20.000 Ariary, , Andriamandavy, île Maurice, , , , , grande ile, haïtisation, indice de perception de la corruption, inflation, , tontons macoutes   

    Et la girouette qui tourne … et tourne… 

    Point de mire du 16 avril 2017

    Et la girouette qui tourne … et tourne…

    Observer de loin ce qui se passe dans la Grande île, essayer de prendre du recul et tenter de trouver un tant soit peu de sens sur ce qui se trame dans cette île, jadis paradisiaque, revient à se masturber l’esprit pour rien, et pour cause, rien de positif ni d’encourageant ne s’est démarqué en suivant le fil de l’actualité et les faits, dits saillants, véhiculés par les médias locaux. Je pense que commenter les faits de ces dernières semaines ne mènera à rien, mais alors là à rien! Le problème de la Grande île semble bien rester entier: corruptions à tous les niveaux, passivité maladive voire morbide de la population, paupérisation galopante, inflation exponentielle immaîtrisable! Bref, tout pour faire voir la vie en … noire.

    Il y a de quoi être sceptique quant à l’avenir de la Grande île. Finalement personne n’est prêt à changer! Les corrompus et les corrupteurs sont toujours en place plus fort que jamais, se complaisant à manipuler l’opinion publique, quitte à prendre le peuple pour le dernier des nigauds. Rien qu’à voir la fuite rocambolesque de dame Claudine Razaimamonjy vers l’île Maurice et tout se conforte: on se joue de la crédulité des pauvres malagasy qui comptent pour du beurre dans toute cette histoire.

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    L’arrestation spectaculaire de Claudine Razaimamonjy 

    A bien y regarder, dès le début de l’histoire, les malagasy n’étaient pas dupe pour autant! Personne n’a cru à un possible emprisonnement de dame Claudine, car on le sait très bien, les loups ne se mangent pas entre eux ! Alors pourquoi avoir fait du vent pour rien? A moins que ces scenarii montés gauchement à la hâte n’étaient pas destinés à la plèbe? Mais quand bien même, les « destinataires » seraient-ils si naïfs pour avaler un tel « boa »? Car c’était trop gros pour être une couleuvre, non? La pression se fait-elle trop forte de la part des soit-disant bailleurs de fonds pour pousser les tenants du pouvoir à faire n’importe quoi ? En tout cas, il est clair que le dindon de la farce dans toute cette histoire de Claudine, BIANCO, IST et autre facéties  c’est le peuple malagasy et nul autre, le « petit peuple » se retrouve de plus en plus démuni, de plus en plus maniable, de plus en plus minable, il en est ressorti que seuls les petites frappes (et les innocents sans argents) sont « justiciable » ( à souhait) dans la Grande île et encore, c’est loin d’être le cas au vu de ces vindictes populaires perpétrées dans les quatre coins de l’île.

    Et l’inflation galopante qu’on n’ose pas nommer, elle sera maîtrisée comment? A moins que tout le monde s’en foute! On se pressera surement à palier au plus pressé et procéder au plus facile comme d’habitude: la méthode classique de la planche à billets. Et au nouveau billet de 20.000 Ariary d’éclore dans la foulée! Comme il est loin le temps où une pièce de 1 franc (FMG) valait encore quelque chose! Maintenant les pièces de 1 Ariary vont surement tomber en désuétude ou disparaître carrément …comme son prédécesseur « l’iraimbilanja » (1 franc -FMG). Il est bien loin le temps, pour moi particulièrement, où avec 1 « iraimbilanja » (1franc)  je pouvais encore courir chez « le chinois », l’épicier du coin, m’acheter un bonbon !

    Mais maintenant tout semble flou dans la Grande île, on dirait qu’on n’arrête pas de tourner en rond, sans trouver une issue favorable pour le pays, eh oui! Car pour les tenants du pouvoir on sait, suite à l’affaire Claudine, l’issue n’est autre qu’un envol vers l’extérieur si ça sent le roussi quelque part. Et aux pauvres malagasy de rester dans le pays dans l’insécurité et l’indiscipline qui règnent actuellement. Il suffit de peu pour que le pays tombe dans l’anarchie totale, les prémices sont là, corruption généralisée, pour Transparency International en 2016 la Grande île se retrouve au 145ème  rang avec l’Indice de perception de la corruption 2016  de 28,  insécurité galopante avec les braquages et les kidnapping, la peur et les harcèlements de bandes armées dans les campagnes et les grands bourgs, mais surtout avec cette perte de confiance en la justice et de ses bras (car on le sait, dans tout système démocratique, les bras de la Justice ne doivent pas seulement fonctionner efficacement, mais également prouver cette efficacité de façon à forcer le respect du citoyen) poussant la population vers les tribunaux populaires à la va vite qui se soldent généralement par des mises à mort! Pire que les verdicts des tribunaux issus de la Charia! Et le comble, la prolifération de milices privés (bien qu’on se prive de le dire ou le dénoncer) à la solde des gros bonnets au vu et au su de tout le monde dans les quatre coins de l’île sans que l’Etat ne lève le petit doigt pour les demanteler, complice ou victime? Allez savoir!  « les faits d’armes » de la clique sous les ordres d’Andriamandavy VII pour faire pression au siège du BIANCO en est une manifestation la plus proche et la plus flagrante: attaque orchestrée contre un bâtiment d’une Institution, le BIANCO, qui reste impunie, même pas dénoncée par le pouvoir en place!. On se précipite rapidement et inexorablement  vers une « haïtisation » de notre pauvre pays, vers l’hégémonie de caïds servi par des tontons macoutes sans foi ni loi …vivement qu’on n’en arrive pas là, mais je crains le pire!

     

    Alf Raza

     

     

     
  • Alf Raza 22 h 00 min le 24 March 2017 Permalien | Réponse
    Tags : Ahmad, barea, CAF, federation, FIFA, foot, football, grande ile, , issa hayatou   

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien? 

    Point de mire du 24 mars 2017

    Foot africain vs foot malagasy : un mal pour un bien?

     

    Il n’y a pas à dire, Mr Ahmad a été a bonne école: les leçons prodiguées par les éclairés au pouvoir dans l’île Rouge ont porté leurs fruits! Et pour cause! Mr Ahmad a porté un sacré coup à l’oligarchie footbalistique africaine en détrônant « l’Empereur » Issa Hayatou, fort de se 7 mandats consécutifs à la tête de la CAF, bousculant ainsi une hierarchie viellissante. Enrichi de l’experience de son égérie , à la tête du pouvoir actuellement dans laGrande île, il a frappé au plus fort,  là où on ne l’attendait point. Car avant le vote qui s’est déroulé à Addis Abeba , la capitale éthiopienne, qui s’est terminé avec 34 voix en son faveur contre 20 pour Issa Hayatou, qui aurait osé miser un kopek pour sa réussite?

    Et pourtant les faits sont là: il a gagné sa bataille pour se hisser au plus haut de la tour. N’en déplaise à ses détracteurs, il su travailler pour être élu, 34 voix ce n’est pas rien et …ce n’est pas donné non plus, tout se négocie à ces niveaux là, rien n’est gratuit, loin s’en faut. Reste à savoir les voix contre quoi? ou plutôt non, on ne le saura jamais sauf en cas de mésalliance future … En tout cas, les dernières élections qui se sont tenues à travers le monde ces derniers temps ont apporté leurs lots de surprises et non des moindres: nombreux sont ceux qui ont cassé la baraque jusqu’à se faire élire et contrecarrant toutes les prévisions et autres pronostics les plus inspirés qui soient. François Hollande a bien su surfer dessus, le président malagasy actuel a bénéficié de la clémence de la vague et dernièrement Donald Trump a donné un sacré coup a l’ establishment américain! Du jamais vu diront certains! Mais voilà, ces hommes ont pris à contre-pied ce qu’on pensait être un ordre établi, immuable, qui coulait de source.

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    Ahmad Ahmad Président de la CAF

    Mais la grande surprise a été surtout pour les amoureux du ballon rond malagasy, personne dans la Grande île n’avait pu atteindre un niveau aussi élevé depuis un bon bout de temps dans le milieu sportif, avec le marasme où est plongé la Grande île, le foot avec, pareil succès relève du miracle pour le malagasy lambda. Il faut savoir que le Sieur Ahmad Ahmad est aussi un dur à cuire qui s’est éternisé sur son siège de président de fédération, indétrônable à l’instar de son prédécesseur à la CAF.  Et maintenant , une fois propulsé aux firmaments du foot africain, lâchera-t-il aussi facilement du lest? Pas si sûr! Le prochain remplaçant du « Président » sera, à ne pas manquer, son poulain. Et pourtant, les déboires des Baréas on les connait, et ce n’est pas la petite victoire de 1-0 contre Sao Tomé-et-Principe à l’issue du match comptant pour les préliminaires en vue des éliminatoires de la Can 2019 qui y changera grand chose, il ne faut pas se leurrer , c’est tout l’ensemble du foot malagasy qui est à la traîne qu’ on le veuille ou non. Sans plonger dans un pessimisme exacerbé, difficile de croire que tout changerait du jour au lendemain.

    Il faut croire que la CAF s’est trouvé un nouvel « Empereur » qui ne manquera pas de s’y éterniser (comme d’habitude) avec la bénédiction des caciques de la FIFA, c’est du « blanc bonnet et bonnet blanc » tout craché, qu’on ne s’y trompe pas. Le chaperonnage du président de la FIFA dans cette élection du président de la CAF y est à coup sûr pour quelque chose, ce sera du béni oui à tout va qu’on n’en serait pas surpris!

     
  • Alf Raza 17 h 51 min le 27 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : animaux, bois de rose, caméléon, CITES, endémiques, environnement, exportations, grande ile, , Johannesbourg, lémuriens, mafia malagasy, , occultes, orchidées   

    Ultimatum, oui, et alors ? 

    Point de mire du 27 septembre 2016

    Ultimatum, oui, et alors ?

    Vaudrait-il mieux en rire ?  a chacun son point de vue après que le CITES (comité permanent de la Convention sur le commerce international  d’espèces de faune et de flore menacées d’extinction) , vendredi dernier (23 septembre 2016)réuni à Johannesburg, a agité l’épouvantail armé d’un couperet  à l’encontre de la Grande île : la suspension totale du commerce des espèces protégées de la Grande Île, en clair, notre « chère île », ou plutôt nos exportateurs « éclairés », ne pourront plus exporter les espèces animales endémiques telles que les lémuriens (eh oui !),les crocodiles, les caméléons, les orchidées, les tortues et autres, près d’une centaine d’espèces  sur la liste (rien que ça !). Un sursis allant  jusqu’à la fin de cette année a été accordé au gouvernement malagasy pour concrétiser son action contre le trafic de bois de rose.

    Et au ministre Johanita Ndahimananjara, ministre de l’environnement de se féliciter : « Je suis soulagée. La bataille a été difficile, mais nous avons pu dissuader la Cites de prendre cette sanction qui aurait été très dommageable pour l’économie de Madagascar et pour sa stabilité politique » (sic). A la lecture de ce communiqué, au premier degré, on pourrait croire qu’effectivement l’économie malagasy repose principalement sur « ce » commerce là et que « la » politique du pays s’appuie également dessus ! Et si c’était vrai ? Car jusqu’à maintenant aucun économiste ou expert en science politique n’ont jamais pu éclairer la lanterne du malagasy lambda sur les raisons qui n’ont pas fait sombrer la Grande île dans le chaos jusqu’ici : de quelles ressources réelles dispose-t-on pour arriver à  tenir ainsi depuis ces dernières années ?  Quid de celui qui nous révélera, nous pauvres hères, les vrais chiffres sur ce que nous exportons réellement et, chose la plus importante, le montant de ces exportations ? Chiche ! Il n’y en aura pas un qui arrivera à donner les chiffres attendus ! Et pour cause ! Rien n’est transparent dans ce foutu pays !

    cameleon_madagascar

    Ce commerce qui s’appuie sur les espèces rares et endémique de l’île Rouge, ni vous ni moi ne sommes informés sur les tenants et aboutissants réels.  Tout y est opaque, et ce, depuis des décennies ! Et pourtant c’est un commerce florissant qui alimente tant le marché régulier international des espèces rares que le marché noir mondial qui laisse toujours exsangue plus d’un pays, de par les trafics (occultes) qui se pratiquent autour ! Il ne faut pas se voiler la face : en majorité ce commerce est sous la coupe d’une mafia qui arrive à faire virer au blanc ce qui est noir et à rendre chèvre le commun des malagasy. Ces trafics se font au vu et au su de tout le monde, tant des bois de rose que des animaux et des plantes, mais ô miracles, tout est réglo pour les autorités locales, où ces « produits d’exportations » sont récoltés et collectés, ainsi qu’aux yeux des « autorités compétentes » en charge des contrôles et des régulations de ces produits, pareils pour la sortie hors de notre territoire, ficelés de mains de maîtres ces trucs là ! Et ce ne sont pas les coups d’éclats sporadiques et circonstanciels qui pourront dissuader du contraire, loin de là, car on connait bien l’adage de « l’arbre qui cache la forêt », les petites prises aux aéroports et aux ports ne sont que poudres aux yeux, bon pour amuser la galerie, les gros coups se font et se feront toujours à l’insu du grand public, avec les millions de dollars(ou d’euros) à la clé…comme toujours ! Il ne faut pas se leurrer, un ces quatre, pas plus tard que l’année prochaine peut-être,  la Grande île se ramassera dans ses grandes largeurs inexorablement. Pour les malagasy en tout cas, on ne peut tomber plus bas,  à moins que… ?

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 4 h 59 min le 22 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique, caricaturistes, , , democtatie, diktat, expert, fiasco, grande ile, , Jean Ping, journalistes, , rue   

    La rue, une alternative démocratique ? 

    Point de mire du 22 septembre 2016

    La rue, une alternative démocratique ?

    La démocratie, un bien grand mot pour peu de chose en Afrique : aucun pays de ce continent ne peut se targuer d’être le fidèle défenseur de cette « dame » vielle de plusieurs millénaires, celle-là même dont les descendants des citoyens qui l’ont engendré ne peuvent même pas se prévaloir d’en être  de dignes héritiers, on a tous pu voir où en étaient et où en sont les grecs actuellement … Et pourtant c’est en Afrique qu’on peut trouver le plus de gens qui se plaisent et se complaisent à se dresser en champions « incontestés » de la démocratie ! Quelle vanité déplacée ! La Grande île en a eut pour son grade de ces lots de gigolos de tout acabit, se disant pourfendeurs des diktats et autres abus  et champions invétérés de dame « Démocratie » qui a été accommodée malheureusement à toutes les sauces en quelques décennies sur ce continent noir!

    Pas plus loin que la dernière transition, les malagasy ont vu défiler sous leurs yeux tout un panel de « biens pensants » donneurs de leçons, étiquetés comme étant des spécialistes « ab ante » ! Quelle aberration ! Aberration avérée et d’autant plus justifiée par les faits aujourd’hui : un de ces corbeaux volubiles,  le sieur Jean Ping, bien connu des malagasy de par ses séjours fréquents en leurs terres, aux frais de la princesse s’il vous plaît, dont les expertises et médiations ont abouti à l’élaboration et à la mise sur les rails de la fameuse « feuille de route » tant adulée par toute une frange de la classe politique locale à une certaine époque, eh bien, actuellement , ironie du sort, ce même sieur Jean Ping se retrouve dans son pays entraîné dans le tourment d’une bataille électorale qui a tournée au vinaigre : ah, démocratie quand tu te taille ailleurs que chez l’expert, quelle bazar ! Les aficionados de l’expert es démocratie en sont finalement réduits à descendre dans la rue pour revendiquer, mettant leur pays en porte-à-faux ! Un mode de démocratie de la rue?

    Juste retour des choses diront ceux qui n’ont jamais apprécié l’ingérence étrangère qui a été imposée pour régler l’imbroglio engendré par le putsch de 2009 et dont les stigmates se font encore ressentir jusqu’à maintenant, sombrant le pays dans un bourbier tel qu’une totale léthargie dont il n’est pas près d’en sortir s’en est suivi. Les caricaturistes s’en sont d’ailleurs donnés à cœur joie, poussant le bouchon jusqu’à suggérer à Jean Ping de reprendre à son propre compte « sa » fameuse feuille de route ! Il y a de quoi en rire effectivement !

    Ah démocratie quand tu nous tiens ! Ou plutôt, … quand tu nous échappe ! Car pour la Grande île, les résultats des courses n’est autre qu’un cinglant fiasco ! Et à la presse d’en faire les frais ! Avec la prolifération exponentielle d’organes de presse et de médias de toutes sortes, parsemée de fermetures forcées d’autres également, durant la transition et après la transition, le monde du journalisme n’a jamais été aussi mal en point qu’actuellement avec ce code scélérat sur la communication tant décrié. Au final, pas si « fun » que ça la démocratie dans l’île Rouge !

    presse-malagasy

    Jamais de mémoire de journaliste on n’a vu des journalistes descendre dans la rue pour manifester dans notre île ! Et ce n’est pas près d’être fini vu ces collectes, dans la rue des grandes villes de l’île, de signatures pour s’indigner contre cette nouvelle loi sur la communication qui n’est autre qu’une muselière pour les journalistes officiant dans la grande île. Alors, a fortiori, la rue est-elle devenue le seul support pour une meilleure démocratie ? Les feuilles de choux étant ce qu’elles sont actuellement, se tourner vers la rue risque fort de dénaturer le fond des revendications des journalistes au point d’en obtenir l’effet inverse, mais bon, c’est un risque à courir, non ? Comme on dit : Faute de grives, on mange des merles !

     

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 23 h 02 min le 17 October 2014 Permalien | Réponse
    Tags : dahalos, , gendarme, grande ile, , militaire, policiers, sécurité   

    La sécurité pour qui au juste ? 

    Point de mire du 17 OCTOBRE 2014

    La sécurité pour qui au juste ?

    Depuis le temps qu’on recevait des nouvelles des différentes contrées de la Grande ile relatant les actes de banditismes et autres attaques à mains armées perpétrés par les fameux « dahalos », on se croyait blasé et immunisé face aux malheurs des victimes de ces actes. Eh bien non ! « Ce n’est même pas vrai » comme diraient les petits enfants ! Plus ça se rapproche de nous, plus on se sent de plus en plus concerné, touché dans nos trippes avec ce sentiment d’impuissance qu’ont surement dû ressentir les nombreuses victimes (vivants ou morts) de ces actes de banditisme. Loin de dire qu’avant on était indifférent, non, pas du tout mais pour les citadins qui sont bien calfeutrés dans leurs appartements ou leurs maisons, les récits des attaques dans les brousses ou les campagnes leurs parviennent un tantinet édulcorés. A chacun ses problèmes diront la plupart des gens, les gens des villes ne sont nullement épargnés des soucis d’insécurité, à chacun son calvaire, mais tout de même…

    Nombreux sont les gens qui s’interrogent sur les réelles priorités de l’Etat. Ce dernier se préoccupe-t-il de ses administrés ? Il faut croire que non ! Sinon comment les actes de banditisme peuvent-ils se perpétrer et croitre avec autant de fébrilité, tant en zone urbaine qu’en zone rurale ? Dernièrement du côté de Betafo dans la localité d’Alakamisy, une attaque de « dahalos » s’est soldée par un blessé par balle, tout l’argent et  le parc bovin volés et…toutes les habitations brulées ! Après le passage des « dahalos », les villageois sont restés démunis, sans un sous, pas même pour assurer les soins du blessé qui avait encore une balle dans la jambe ! Que font les gendarmes censés les protéger, eux et leurs biens ? Ils étaient où lors du drame ?

    A tort ou à raison les gens disent que les gendarmes et les policiers ne sont disponibles que pour les gens des « villes », pour les gens riches et les «gens du pouvoir ». Comment ne pas leur donner raison quand on voit l’agglutinement de ces éléments des forces de l’ordre dans ces dites « villes », dans le confort de leurs foyers respectifs loin des feux des « dahalos » et autres bandits. A les voir, on est loin de penser que les contribuables les payent, de par les impôts dont ils s’acquitter, pour assurer la sécurité de leurs biens et de leurs personnes, ceux des contribuables cela s’entend bien sûr !

    commando

    Des hommes baraqués et bien armés disponibles…mais pour qui en fait?

    Et les évènements de ces derniers jours semblent encore une fois étayer cette assertion des gens de la rue : on a tous vu avec quelle force et quelle célérité des éléments armés des forces de l’ordre ont pu opérer pour appréhender un seul homme sans arme. Et tout le monde se demande d’où peuvent bien sortir ces zigotos cagoulés et musclés, armés (jusqu’aux dents ?) qui ont mis en sécurité l’homme qui… venait de loin ? il faut croire que ce pays dispose d’hommes, des militaires (gendarmes ou policiers allez savoir) capable d’être mobilisé en un temps record pour une tâche précise. Alors, pour la populace qui souffre de « terreur aggravée » face à l’insécurité-galopante-  qui frappe à sa porte, à qui peut-elle faire appel ? Car jusqu’à maintenant, les éléments assignés à leur protection sont insuffisant pour arriver à intimider les « dahalos ». Betafo n’est pas loin de la capitale, pas loin du tout, à croire que ces fameux « dahalos » commencent à frapper aux portes de la capitale… il faut croire que c’est le cadet des soucis des tenants du pouvoir actuellement, comment peuvent-ils escompter développer le pays sans s’occuper de sécuriser les campagnes et les villes ? Même le plus beta des benêts sait qu’il n’y aura jamais de développement sans sécurité, alors …

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 23 h 00 min le 16 February 2014 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique noir, , , chroniqueur, Comores, contribuables, démocratie, grande ile, , journal, , journaliste, , , océan indien, pirates, TGV, transition, ville des milles   

    So long et..à un de ces quatre 

    So long et..à un de ces quatre

    Juillet 2009 est si loin et pourtant si près. 2009, l’année du début de la transition dans la Grande ile, l’année de la renaissance d’un journal également, et voilà quatre années déjà de passées sans qu’on ait vraiment conscience que le temps filait à vitesse grand … V. Mais c’est à l’image du pays, que voulez-vous! Avec un TGV à la tête du pays, la vitesse grand V pouvait en saouler plus d’un. En tout cas, tenir une chronique dans ce quotidien dont le titre a été et restera, je l’espère, évocateur n’a pas été donné à tout le monde et j’en suis vraiment reconnaissant au directeur de publication – qui vous abreuve aussi de sa verve journalistique dans l’éditorial – de m’avoir confié cette rubrique. Mais voilà, toute bonne chose a une fin et en ce fin du mois d’août, est venu le temps pour moi de tirer ma révérence.
    Je ne peux que remercier tous ceux qui ont suivi quotidiennement cette chronique durant plus de quatre années, il y en a qui l’ont apprécié, d’autres qui l’ont sûrement détesté et d’autres qui en sont resté indifférents, et nombreux aussi sont ceux qui ignoraient son existence vu la couverture restreinte de sa distribution, mais bon, c’est dans la nature des choses je n’y peut rien, c’est ainsi et c’est tout. En tout cas ça a été gratifiant de collaborer avec les – collègues -professionnels dans le domaine du journalisme et ça a été un réel plaisir de voir également éclore de jeunes et nouveaux talents, de nouveaux journalistes. Enfant, j’ai été abreuvé à l’aune de l’ancien journal qui avait malheureusement rendu l’âme bien trop tôt. Adulte j’avais participe à la renaissance de celui-ci, et bien que la ligne éditoriale n’ait rien à voir avec celle de l’ancien, j’ai essayé tant bien que mal d’honnorer chaque parution quotidienne qu’il vente ou qu’il pleuve avec la seule certitude – sans prétention aucune – qu’il y aura au moins quelqu’un qui lira mon texte. Mais comme il a été dit plus haut, il y a une fin à tout, alors autant s’éclipser en cette période de fin des vacances, pourquoi pas?
    Et puis, c’est toujours mieux d’ explorer d’autres horizons, voir comment c’est fait ailleurs … Alors, à mon grand regret, ces lignes auraient été les dernières à paraître dans ce cher journal. Un peu d’amertume peut-être aux bords des lèvres mais beaucoup de reconnaissance toutefois pour ceux qui m’ont suivi quotidiennement dans cette colonne. Maintenant tirons le rideau et laissons la place à d’autres talents qui se feront une joie, j’en suis sûr, de faire mieux que ce j’ai pu écrire jusqu’à aujourd’hui dans ce journal. Alors, à un de ces quatre matins peut-être…

    Alf Raza

     
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