Encore du punch à revendre

L’arrivée en terre malagasy de différentes entités étrangères qui veulent infléchir le cours de la transition dans la grande ile ne peut laisser indifférent tous les acteurs de la vie politique et sociale dans le pays. Ainsi, les trois mouvances qui n’acceptent guerre qu’elles soient laissés en dehors du processus de sortie de crise on joué un atout de taille le week-end dernier : une démonstration de force sans précédent depuis le début de cette transition qui s’éternise. Une lecture facile des évènements qui se déroulés dans la journée du samedi, dans la mesure où la venue de Ravalomanana Marc en terre natale dans le contexte actuel n’est favorable ni pour ses partisans ni pour l’autre camp. L’affluence monstre tout au long de la route qu’aurait du emprunter le président déchu en dit long sur sa popularité, et quant bien même il aurait été indésirable, sa seule venue aurait déclenchée un lever de bouclier pas possible du côté du pouvoir en place.

En tout cas, les étrangers qui sont là pour avaliser la fameuse feuille de route de Simao y regarderont par deux fois. Pareil mouvement de foule prêterait à réfléchir et même pour les politicards de tout bord à Madagascar, la naissance d’une nouvelle donne politique dans la grande ile est pendante. Au-delà de toute velléité d’écarter les trois mouvances, la rue rattraperai la réalité : loin d’être muette, elle peut bouger selon les circonstances, calmement, sans violence outrancière. Triste sort que celui des malagasy qui sont pendus aux lèvres d’un ministre français, celui chargé de la Coopération, Henri de Raincourt ! Ce dernier comptait rencontrer tous les acteurs politiques Malagasy, du moins c’est ce qu’il escomptait vu que cela est relativement irréalisable au point où en sont les choses, à moins d’être Superman pour arriver à couvrir des milliers de kilomètres en un rien de temps.

Qu’à cela ne tienne, la diplomatie française part en vrille dans le continent ces derniers mois en Afrique, ne serait-ce que du côté de la Tunisie où bourde sur bourde se succèdent telle les imbroglios de MAM, ou la perte de sang-froid du nouvel ambassadeur Boris Boillon face aux journalistes qualifiant les questions de ces derniers de «questions débiles» ou de «n’importe quoi» ! Chaque tunisien sait maintenant que malgré ses excuses sur le tard, il n’en pensait pas moins vu sa qualité et sa position qui ne souffre d’aucun écart de verbiage, loin de là.

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