Le code de la route, ce grand ignoré

Les accidents de la circulation, on en perçoit les échos presque chaque jour dans les feuilles de choux à sensation. Il aurait fallu que ce soit un accident mortel touchant un cortège présidentiel pour que les gens se souviennent des règles élémentaires de la circulation. Au quotidien, les transgressions du code de la route sont légions, perpétrées tant par les piétons que par les conducteurs de véhicules, motorisés ou non. Ces écarts au code de la route se sont banalisés au fil des ans, loin des injonctions des agents de la circulation qui, par dépit ou pire, par méconnaissance des règles de base, se réduisent à regarder impassible les contrevenants. Combien de fois ne voit-on pas des piétons traverser n’importe où, n’importe quand au mépris des règles élémentaires de prudence. Il est sidérant de voir des gens courir pour traverser la chaussée carrément devant des voitures en mouvement tel des toréadors, loin des passages piétons. Au fond, ces pratiques se font par méconnaissances du code, et l’absence totale du sens de la prudence.

Il n’aurait pas été nécessaire de rappeler, comme la sécurité présidentielle le fait que « dans les pratiques universelles et selon les textes en vigueur, tout cortège officiel est prioritaire là où il passe » si un tant soit peu d’éducation civique allant dans ce sens avait été fait auparavant. Car il faut bien le reconnaitre, l’incivisme exacerbant que l’on voit au détour de chaque ruelle actuellement est corolaire de l’absence d’instruction civique dans le système éducatif depuis plusieurs générations.

Les transgressions aux codes de la route, les mauvaises habitudes à déféquer et uriner partout, l’irrespect patent des jeunes vis-à-vis de leurs ainés, la crasse et la saleté devenues secondes natures pour les marchands dans les marchés, et on en passe dans cette litanie d’incivilité sont les résultats des errements du système éducatifs depuis quelques décennies. On en est à un point, tel que, même sanctionnées par un drame touchant le plus haut niveau de l’état, en l’occurrence la présidence de la HAT, ces incivilités ne seront pas près de disparaitre du jour au lendemain. Les « choses de l’Etat » mis à part, les « Olobe » auront encore du blé à moudre pour et plancher sur ce fléau qu’est l’incivilité et sortir le pays de l’ornière.

Publicités