Anniversaire, quand tu nous tiens

Les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas. Une année est passée depuis la disparition du roi de la pop, Michael Jackson. Ses fans à travers le monde se feront fort de commémorer la mort du chanteur. Ainsi, aux Etats-Unis, le Forest Lawn Memorial Park de Glendale, le cimetière des stars où repose Michael Jackson, sera ouvert au public. Assurément, bon nombre de ses fans voudront y être pour se communier au souvenir encore vivace de Bambi, la star tant adulée.

Les fans de la star à Madagascar auront bien du mal à se fédérer en cette période tumultueuse pour l’ensemble de la société malagasy. A la veille du jour J de la commémoration du premier 26 juin, jour où l’on a recouvert l’indépendance, l’effervescence de la population dans les rues de Tana, surtout en centre ville où les commerçants « pullulent » littéralement laissant se poser des questions sur la pertinence de pareil affluence : il y aurait surement plus de vendeurs que d’acheteurs à ce rythme là.

Sur un autre volet, le « nouvel » Hôtel de ville d’Antananarivo s’effeuille petit à petit pour dévoiler sa face aux tananariviens, bien que l’édifice ne soit pas encore terminé, le peu qu’on puisse voir actuellement laisse les riverains sur leurs soifs. Les travaux ne sont pas près de se terminer, et par voie de conséquence l’avenue de l’indépendance ne retrouvera pas ses lustres d’antan pour ce jubilé. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement avec la vétusté d’environ le quart des bâtiments composant cette avenue, et pire, il y en a plusieurs en « ruine » ou qui ont été démolis.

Assurément, les jours fastes de cette avenue ne seront pas pour bientôt, il faut bien le reconnaitre, avec le capharnaüm permanent qui règne tout le long de cette avenue, l’atmosphère y serait toujours délétère. Ce lieu, abandonné à son propre sort est actuellement à la merci des « professionnels » informels qui se gaussent d’éventuelles réhabilitations de ce grand artère. Ils ne sont pas près d’être délogés et leurs affaires y sont d’ailleurs florissantes, échappant à toutes formes de taxes et autres redevances.

Malheureusement, la léthargie de la commune depuis un certain temps, a favorisé le laisser-aller ambiant. En tout cas, on est bien loin des grandes avenues des grandes capitales à travers le monde, se prélasser sur les terrasses des cafés ne sera jamais le lot des malagasy, loin s’en faut.

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