Une année charnière

Décidément, cette année 2010 est belle et bien une année charnière. Madagascar n’est pas en reste, il est en passe de tourner le dos à bon nombre de choses, abandonner des pratiques quasi-séculaires, et épouser de nouvelles, jugées pas très catholiques par les observateurs extérieurs mais qui passent comme lettres à la poste pour le pouvoir actuel.

Le Mondial en Afrique du Sud est assez révélateur, à l’instar des pays de la « zone euro » qui subissent des turbulences avec leur monnaie commune qui se déprécie et peut-être par voie de conséquence leurs football qui dégringolent également.

Le football français était déjà partie d’Europe en « demi-teinte » pour rejoindre ce Mondial, elle des plus à plaindre avec ce déconfis d’une équipe « mi-black, mi-blanc ». Un peu comme si le concept de la « Franceafrique » s’essayait sur le terrain du foot. Ironie du sort, à l’approche du 14 juillet que le président Sarkozy a voulu marquer d’une pierre blanche en mettant en exergue le cinquantenaire de l’octroi de l’indépendance par la France à ses colonies.

La tentative de resserrer dans son giron les brebis égarés à travers le continent noir risque fort de faire ombrage, car qu’on le veuille ou non, le continent noir prend subrepticement sa revanche sur son colonisateur en colonisant en douce de l’intérieur cette puissance qui jadis avait la mainmise sur leurs destinées. On voit qu’actuellement, la France change de plus en plus de « teint » et les « basanés » sont de plus en plus visibles en France métropolitaine.

D’ailleurs comment peut-il en être autrement ?rien qu’à voir la composition de cette équipe des bleus avec une majorité de joueurs « noirs », et qui loin de toute attente arrive à gripper le mécanisme que l’on pensait être immuable lors de pareil compétition. Arriver à entrainer toute une équipe nationale à faire la grève, il fallait le faire, il aurait bien fallu qu’il y ait une majorité pour entrainer le reste….et il ne faut pas être sorcier pour deviner d’où venait le coup ! Onze noirs contre dix blancs, il n’y a pas photo ! En tout cas, à compter de demain, les donnes seront différents dans le pays des bleus, au-delà du volet sportif, le regard sur les minorités visibles changeront que ce soit en mal ou en bien, il faudrait les prendre en compte désormais au risque d’être désavoué par la majorité dans le cas contraire ; une année charnière en somme.

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