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  • Alf Raza 2 h 27 min le 30 April 2017 Permalien | Réponse
    Tags : élection, , , , fianarantsoa, gouvernement, , remaniement   

    Et beaucoup d’eau passera sous le pont 

    Point de mire du 29 avril 2017

    Et beaucoup d’eau passera sous le pont

    Ainsi va la vie dans la Grande île, l’euphorie engendrée par le feuilleton BIANCO vs Claudine commence à s’estomper pour tomber petit à petit dans les rubriques faits divers. On va surement passer à autre chose, de pas très consistant à coup sûr, mais « faute de grives on mangera des merles » comme on dit. Ce n’est pas pour médire mais au train où vont les choses, la suite de cette fumeuse histoire sera un flop monumental! Et pour cause, la dame Claudine prise au dépourvu lors de son arrestation semble être revenu plus forte que jamais dans l’île pour se défendre bec et ongles. Sinon, elle ne serait pas revenu, n’est-ce pas? Une affaire de gros sous qui laissera surement des séquelles, si ce n’est des cicatrices, dans le paysage juridique et politique malagasy. Car à la suite de ces exploits , tant de la prévenue que des autorités de l’île, nuls ne peut se prévaloir de s’en être sorti indemne!

    En tout cas, les fortes remue-ménages des différentes entités étatiques – politiques , juridiques et autres – se ramèneraient finalement en un majestueux camouflet! Reste à savoir qui en a tiré le plus de profit? Il faut comprendre que tout ce cirque médiatisé n’a été orchestré , si tel a été le cas, que pour amuser la plèbe, rien que ça! Les vrais enjeux se passent loin des yeux du commun des malagasy, dans les alcôves du pouvoir. Un jeu d’échec des caciques du pouvoir dans la Grande île s’est joué en public, pour un temps, et pour le bonheur du petit peuple, mais maintenant rideau, les enchères se font à coup sûr à coup de milliards.

    Les pressions ont été fortes de toutes parts

    Claudine

    En essayant de décrypter tout ce qui se dit autour de cette rocambolesque affaire, force est de constater que le focus se perd dans des questions de formes plutôt qu’autre chose. Le fond de l’histoire est en passe de s’estomper au détriment des pauvres contribuables. Beaucoup aurait voulu voir l’exécutif au grand complet tomber tel un château de cartes après ce coup de massue asséné à l’une des pièces majeures soutenant le pouvoir, mais non, encore une fois ce ne fut qu’ un superbe camouflet, qui n’a eu de vertu que d’avoir renforcé , via le remodelage du gouvernement, l’assise de l’exécutif.

    On serait tout de même curieux de voir ce qu’il adviendra de cette affaire, mais surtout à quoi sera abreuvé le public pour détourner son attention. Difficile dans le contexte actuel d’intimer « circulez, il n’y a rien à voir », l’évolution des médias et des réseaux sociaux a fait que tout se sait à une vitesse telle qu’il est difficile de cacher quelque chose rapidement. Reste donc à laisser le temps au temps pour enterrer les « innommables » qui pourraient gêner. D’ailleurs, le nouveau gouvernement s’est étoffé dans ce sens en louant les services d’un revenant spécialiste en la matière. Pour sûr, beaucoup d’eau passera sous le pont avant qu’on arrive à l’éclaircissement, si dénouement il y aura, de ce nœud gordien, car ils ne sont pas fous ces tenants du pouvoir, ils ne se mordront pas la queue pour si peut, il ont encore une élection à faire gagner par leur poulain pardi!

     

    Alf Raza  

     
  • Alf Raza 16 h 49 min le 21 September 2016 Permalien | Réponse
    Tags : barbus, gouvernement, hydre, imams, justice, , moramora, politique, stalinien, tabligh   

    Réveiller l’eau qui dort ?

    Point de mire du 21 septembre 2016

    Réveiller l’eau qui dort ?

    Toujours cette velléité maladive d’avoir prise sur tout. Une main mise quasi-stalinienne d’une autre époque qui commence à peser de plus en plus sur la société malagasy. On la sent sans que l’on s’en offusque outre mesure dans les différentes couches de la population, subrepticement « la main » se tend et s’étends irrémédiablement au-dessus de nos têtes telle une pieuvre qui déploie ses tentacules, une hydre qui sera là à perpétuité au train où vont les choses !
    Mais quoiqu’il en soit la vie semble suivre son cours comme à l’accoutumée malgré les soubresauts d’une ou plusieurs franges de la population écœurées par les turpitudes des sbires de l’hydre malagasy. Les faits qui devraient être saillants tombent inexorablement dans le carcan de la banalité à force ! Ainsi ces litiges entre la commune urbaine de la capitale, un privé et l’Etat n’émeut plus personne, tout le monde se perdent en conjectures et pour cause : un mélimélo de procédures inextricables difficilement accessible aux communs des mortels s’y rattache ! Autant laisser le temps au temps, attendre et voir, un « wait and see » de plus…
    Dans une autre mesure, jouer avec le feu ne fait plus peur, titiller un foyer ardent, un jeu d’enfant dont certains sont passés maître ? Aucune entité n’ose émettre son avis concernant le litige au sein de la communauté musulmane, un sujet toujours sensible partout dans le monde, avec la tentative, encore une fois, de supplanter une structure déjà établie pour en prendre le contrôle. Litige déjà remis entre les mains de la justice (oui, il y en a qui y croie et qui s’y remet encore !) mais qui n’a pas pu empêcher les antagonistes à se livrer à une « bataille de rue » jusqu’à en venir aux mains, surenchère d’agressions verbales qui a basculé facilement vers des agressions physiques. Mais quel intérêt y-a-t-il à semer le trouble là où tout semble se la couler douce ? Mystère et boule de gomme ! A force d’habitude, certains tombent dans la démesure allant jusqu’à réveiller l’eau qui dort… Démesure car il serait puérile de croire que pareils mésententes puissent en rester là, après ces voies de fait dont ont été témoin la population via les retransmissions des médias privés. Loin de l’idée de dramatiser un fait (divers), il ne faut pas écarter de l’esprit qu’il n’y qu’un pas pour pousser les gens vers la violence.

    turkish-barbus

    Bien sûr ; le gouvernement a fait un sursaut de protection ou de vigilance, allez savoir pourquoi, en procédant à l’expulsion de dix imams barbus, venus direct du Pakistan, qui se sont incrustés dans les mosquées et autres écoles coraniques de Vohipeno et Manakara pour y enseigner le « tabligh », une prédication très prosélyte prônant une application ultra-rigoriste et littérale de l’Islam. Mais tout de même, la main de l’hydre qui semble mettre son grain de sel dans la vie de la communauté musulmane semble un tantinet suspect …
    Quoiqu’il en soit, les faits saillants qui s’égrènent dans la vie quotidienne malagasy ne manquent pas d’attirer l’attention des différents observateurs de la vie politique malagasy sans toutefois pouvoir soulever le moindre holà de leur part. Nombreux sont les fait qui en offusquent plus d’un mais qui tombent finalement dans la banalité. Tout est d’une platitude désarmante, certains frappant aux mauvais endroits, polémiquant là où il aurait fallu plus d’action, tout le monde se complaisant encore dans cette mare gluante qu’est le « moramora » nationale. Que l’on ne s’étonne plus alors , qu’ à force, l’eau qui dort nous noie en un éclair.

    Alf Raza

     
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