Ainsi va la vie

Point de mire du 08 décembre 2012

Bien avant ces mastodontes malagasy de la sonorisation d’aujourd’hui, il y avait déjà une grosse pointure dans le temps, un temps qui n’était pas très loin pourtant, qui avait ravi bon nombre d’artistes et de spectateurs du côté de Mahamasina, les jeunes et les moins jeunes le connaissaient bien. Le connaissaient bien car maintenant il n’est plus, il, c’est Bayard, qui s’en est allé rejoindre cette flopée d’artistes malagasy qui ont quitté la scène un peu trop tôt. Une pensée pour cet amoureux de la musique qui s’est singularisé par son caractère ouvert et généreux. Une icône diront de nombreux musiciens, Bayard, ce prof que ses anciens élèves qualifieraient de « super cool », était l’homme des tables de mixage lors des concerts de rock dans la capitale,un temps. Pas mal de ces rockers étaient passés dans son studio pour une répétition ou un enregistrement, du côté de Mahamasina, un amoureux de la musique qui en a appris à plus d’un les subtilités de la guitare. Les accros du monde rock s’en souviendront longtemps, il laissera une empreinte indélébile, difficile à oublier, ne serait-ce que ce groupe rock composé uniquement de filles qui a marqué profondément sa génération, « Dillie », dans lequel ses filles jouaient sans oublier « Bismak »… Et dont se sont inspirées pas mal de rockeuses malagasy d’aujourd’hui. Les « anciens » se souviennent surement des sonos de Bayard au gymnase couvert de Mahamasina où il avait presque l’exclusivité avant l’arrivée des autres géants de la sono lors des diverses rencontres sportifs ; un temps révolu pas si loin que ça pourtant, le bon temps…

bAYARD 2

Mr Bayard…

Tandis qu’actuellement, au niveau national, le président de la Transition a manifesté son désaccord sur une énième rencontre avec l’ancien président Marc Ravalomanana. Manifestement, il n’a pas daigné faire le déplacement à Dar Es Salam qui abrite actuellement un sommet des chefs d’Etat de la SADC. Par contre on sait qu’Annick Rajaona et Norbert Ratsirahonana ont pris le même avion que Mamy Rakotoarivelo et Maître Hanitra Razafimanantsoa à destination de Nairobi, pour une correspondance vers Dar-es-Salam. On ignore pourtant pour l’heure si tous les quatre sont bien arrivés à Dar es Salam, tous les quatre n’ayant pas le même vol vers la Tanzanie. En tout cas, le président de la transition Andry Rajoelina a été on peut plus clair à propos de la rencontre sur le sol tanzanien : il n’ira pas en terre tanzanienne mais sollicite par contre une rencontre avec le président de la Troïka de la SADC pour l’informer des efforts fournis par la Transition afin de franchir le pas vers les élections qui sont en train de se préparer sérieusement. Pour sûr, il ne bougera pas de l’île, surtout à la veille de l’anniversaire de la quatrième république, le 11 décembre prochain, qui promet d’ailleurs d’être chaud avec les grilles de programme prévues pour cette journée, et ce malgré l’absence de « pont » pour le lundi le précédant comme le souhaitaient tout haut les « travailleurs » malagasy.

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