Et on y va à la queue leu leu…

Point de mire du 24 novembre 2012

Décidément, dans cette crise politique malagasy personne ne semble arriver à prendre de leçon des différents flops qui ont égrenés les tentatives de négociation menées pour la dénouer. Là on se retrouve encore à tirer des plans sur la comète en lorgnant vers cette « Troïka de la SADC » qui comptent se réunir une énième fois début décembre pour tenter de trancher sur le cas de la Grande île. Un énième flop en perspective pour la Troïka ? En tout cas il y en a qui ne tablent pas trop là-dessus, ne serait-ce que la France et la Tanzanie qui depuis un certain temps opteraient pour une autre rencontre entre Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, Pierrot Rajaonarivelo a même révélé que le président tanzanien Jakaya Kikwete, président actuel de la Troïka de la SADC, compte discuter du cas de Madagascar en France. Que ce soit l’un ou l’autre, à quoi pourrait-on bien s’attendre ? De toute façon, troïka ou pas troïka, rencontre ou pas rencontre, le pouvoir en place œuvre à grande enjambée pour la réussite des élections prévues se tenir à partir du mois de mais 2013.

Fatma Samoura  et Léonidas Tezapsidis

Fatma Samoura et Léonidas Tezapsidis

D’autant que selon Fatma Samoura et Léonidas Tezapsidis de l’Union européenne le calendrier électoral se maintiendra en s’appuyant sur la cérémonie de signature des conventions de financement par les bailleurs de fonds qui constitue en elle-même une garantie suffisante de la volonté de la communauté internationale d’accompagner Madagascar dans la réussite du processus électoral. Simple coïncidence ou calcul judicieux, le pouvoir en place vient de se faire du blé avec la vente de l’avion présidentiel Air Force One II, cédé à une compagnie américaine, la compagnie Sands, pour la coquète somme de 24,5 millions de dollars. De quoi voir venir jusqu’au mois de mai ?
Pas étonnant donc de voir les futurs candidats à la présidentielle s’activer bien avant l’heure pour battre le pavé et entamer une précampagne active. Les observateurs de remarquer qu’il y a un vide juridique sur les éventuelles règlementations de la période précédant la campagne proprement dite. Et ils y vont allègrement les futurs candidats, du moins selon la hauteur de leurs moyens ! Apparemment tout le monde y croit à ces élections pour s’activer autant en précampagne pour ne pas dire en campagne électorale tout court. Et tout ce bazar indépendamment de ce que pourrait être la décision du FFKM sur sa possible participation afin de mener une médiation pour ce qu’on clame à tout bout de champ comme réconciliation « nationale ». La FFKM dont la décision devrait être connue le 25 novembre prochain, reste à savoir « qui » elle doit mener vers la réconciliation, les membres des différentes mouvances ou les différents politiciens à la tête de celles-ci ?

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