Franchise universitaire : inconnu au bataillon

(du 20 AUG 2011)
Qu’on en prenne de la graine : dans la Grande ile, la franchise universitaire n’est plus qu’une chimère. Preuve en est ce qui s’est passé à l’université de Vontovorona, des bombes lacrymogènes ayant été lancées à l’intérieur du campus universitaire et des étudiants y ont même été arrêtés. Qu’importe la raison des grèves entamées par les étudiants, cela ne justifie en rien de tels actes. Mais bon, comme actuellement on s’est habitué à voir tout de travers, on ne peut s’étonner de rien. On dirait que c’est entré dans les bonnes mœurs car à chaque crise politique dans la grande ile, les grèves estudiantines dans une université, ou dans des universités, se pointent au risque d’entrainer une descente massive dans la rue. Les années 72 et les bouleversements qui s’en suivirent sont caractéristiques de ces mouvements estudiantins. Sûr que c’est entré dans le B A BA de tout politicard malagasy qui se respecte, quid de celui qui arrivera à ouvrir la boite de Pandore…
Rien de réjouissant en somme à entendre les fronts qui s’ouvrent dans les universités, les conflits syndicaux chez les douaniers, ou encore les mécontentements des enseignants FRAM ainsi que des parents d’élèves, les remontrances des exploitants réguliers- en grogne- de bois précieux, et on en passe… Et pire, ce feuilleton interminable du « signera – signera pas » cette feuille de route dont on ne reconnait plus la version : 1.O1 ou 1.O2 ; ou bien 2.01 ou autre ? Le comble c’est qu’à force de tergiversation, la populace s’essouffle pour se lasser des micmacs sans lendemain qui les mènent tout doucement mais surement vers une troisième année de transition. Sûr qu’on ne sait plus sur quel pied …on danse ! Une quatrième république transitoire ou une transition vers la quatrième république ? On est en dedans ou en dehors de cette fameuse quatrième république ? Au pire, on risque de sauter directement vers une cinquième république. D’autant que las des séries de pétards mouillés, on passe dans un autre chapitre, celui des attentats avortés, sans toutefois se démarquer des attirails de foire : maintenant des calibres 12 ou des 22LR pour percer des blindages, quel pied ! ça change en tout cas des pétards qu’on exhibe dans la paume de la main du premier quidam venu, comme s’il était sûr que cela ne lui pèterait pas à la figure, à moins que ce ne soit fait en connaissance de cause. Mais franchement, au point ou on en est…

Des fusils de chasses anti-blindages?

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