42 ans de mainmise, pour une chute éclair

(du 27 AUG 2011)
Ce vent de printemps de tous les dangers, pour les dirigeants des pays arabes, n’arrête pas de charrier derrière lui son lot de violence et désolation. La Libye a eu sa part, ou du moins entre dans une nouvelle phase avec la prise de contrôle de Bab al-Aziziya, quartier général de Muammar Kadhafi, à Tripoli par les insurgés. Une avancée significative dans le renversement du régime du guide libyen. Quelque part, les théoriciens avance nt que la victoire des insurgés libyens, est une première étape vers un « Etat de droit » dans ce pays, et que par ricochet cette situation aura surement un effet mécanique sur un autre Etat en proie à un brasier qu’est la Syrie.
D’autant que, les pays européens ont présenté mardi au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution infligeant de nouvelles sanctions à la Syrie et visant en particulier le président Bachar al-Assad. Pour l’instant, la Syrie est préservée contre l’usage de la force par ses alliés que sont la Russie et la Chine qui se sont opposées à toute menace d’intervention contre la Syrie, le classique : « C’est à la Syrie de décider de l’avenir de la Syrie » aura toujours cours, du moins jusqu’à nouvel ordre. A remarquer aussi que les pays émergeants tels l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud donnent de la voix pour soulever des objections également.
Madagascar est loin de ces tracasseries violentes, au pays du « moramora » tout va « moramora-ment », les élections tant décriées et tant espérées de part est d’autre des entités dirigeantes et opposantes, mettent du temps à voir le jour, au final on se retrouvera face à un seul rendez-vous possible pour cette année 2011, vu que tout scrutin doit se tenir durant la saison sèche, entre le 30 avril et le 30 novembre, sauf cas de force majeure prononcée par la juridiction compétente, sur saisine de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) au niveau territorial selon la catégories d’élections (sic), cela veut tout dire et ne rien dire à la fois ! La convocation des électeurs aux urnes devant également se faire au moins 90 jours avant la date du scrutin. Le pouvoir en place devrait donc se prononcer sur la date du scrutin au plus tard le 30 août prochain pour ne pas prendre pied en pleine saison de pluie. La troisième année de transition est donc un fait avéré.

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