Et la série continue 

Un nouveau rebondissement pour l’histoire de l’Union africaine. Voilà que cette dernière, à la suite d’une réunion de son Comité pour la paix et la sécurité (CPS) au siège de l’organisation à Addis Abeba, a annoncé jeudi qu’elle suspendait la Côte d’Ivoire jusqu’à ce qu’Alassane Ouattara, accède au pouvoir à la suite de Laurent Gbagbo. Ramtane Lamamra, commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a affirmé tout de go qu’Alassane Ouattara est le président élu démocratiquement à l’issue du scrutin présidentiel. Une prise de position des plus inattendus quoique prévisible au vu des évènements de ces derniers jours en Côte d’Ivoire. La célérité avec laquelle cela s’est fait étonnerait plus d’un observateur, et laisserait croire à un ras le bol de la communauté africaine faces aux facéties de sieur Laurent Gbagbo.

Déjà qu’avec la fermeture des frontières, les prix de produits de première nécessité comme la viande et le riz ont grimpé en flèche, les ivoiriens ne sont pas près de voir le bout de leurs crises se terminer de si tôt, les malagasy en savent quelque chose ! Le scénario ne diffère presque pas de ce qu’on pu vivre cette dernière décennie. Mais pourtant, le patronat ivoirien est plus clairvoyant en prévenant que le pays court à la « catastrophe » si la situation perdure. Le sempiternel problème de payement des impôts revient sur le tapis, à quelle faction devrait-on payer « l’impôt » ? Il est sûr que sans ressource, l’état court à la catastrophe d’autant que les aides feront surement défaut vu la situation au pays.

D’ailleurs à son habitude le Fonds monétaire international, ayant promis un allègement de dette de trois milliards de dollars, n’entrera pas dans le jeu des deux protagonistes et ne travaillera pas avec un gouvernement non reconnus par l’Union Africaine et l’Onu. Situation des plus inconfortables mettant le couteau à la gorge des ivoiriens, victimes des sauts d’humeur de Laurent Gbagbo. Le refus du président sortant Laurent Gbagbo de respecter le verdict des urnes donnant la victoire à son rival Alassane Ouattara plongera assurément l’économie ivoirienne dans un marasme lourd de conséquence pour l’ensemble de la population ivoirienne.

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