Volambetohaka, la tradition en mouvement

En cette période trouble où les jeunes commencent à perdre leurs repères, préserver sa propre culture et identité culturelle se révèle être une initiative salvatrice pour toutes les communautés actives dans la Grande Ile. Ainsi, la dernère édition du festival Volambetohaka s’est tenu à Ambositra, le festival s’est instauré comme un tremplin pour la mise en valeur des traditions, des us et coutumes qui la singularisent la région d’Amoron’i Mania.

Ambositra a déjà accueilli le festival en 2005 suivi d’Ambatofinandrahana en 2006, d’Imadihala en 2007 et de Fandriana en 2008, de Manandriana en 2009, et voilà l’édition 2010 qui s’est tenu à nouveau à Ambositra.

« Ambositra mitohaka, mamitrana ny anaran-dRay », a encore une fois relevé l’initiative consolidant la solidarité des betsileo de la Grande île. Ainsi, les « toakaja », « tatisoa », « zara hena », « valatsihy », ont été perpétués, dans le respect des us et coutumes, afin d’honorer et recevoir les invités à ce festival. Des dignitaires de la HAT conduit par le premier ministre Albert Camille Vital y ont été conviés, la présence d’Ampanjaka et de Tangalamena d’autres régions y a été également remarqué. Les « Zanakompanalina » se sont pliés en quatre pour relever la qualité de cette édition 2010, sous l’égide de leur Ampanjaka Andriampanalina. Le « savika », ce sport favori dans le pays Betsileo y fut mis en exergue comme à l’accoutumé.

L’évènement fut l’occasion d’inauguration le palais de « Tandapa », au Rovan’Ambositra, avant la cérémonie d’ouverture officielle du festival Volambetohaka. Le palais s’est retrouvé dans un état de délabrement suite au passage du cyclone Gafilo. La poursuite de pareil festival au fil des années pourrait être un exemple pour tous les « monarchistes » en herbe qui se sont révélés des vocations ces derniers temps. Il est plus que temps pour la nation malagasy de se retrouver dans sa tradition, dans ses us et coutumes, et passer au-delà des enseignements académiques et se replonger dans les cultures vivantes, passer au-delà des intrigues de palais et les guerres de trône qui ont fait tant de gorges chaudes et alimentées les unes des médias malagasy. Tout le monde a compris que les luttes de prise de pouvoir sur les monarques traditionnels ne sont rien d’autres que des luttes d’influence en vue d’éventuelles joutes électoraux, un moyen comme un autre pour subordonner l’électorat.

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