Au nom du père, et de l’armée…

Les scénarios se suivent et se …ressemblent tous. En Afrique, les mouvements populaires en Egypte ont subjugué bon nombre de peuples arabes encore sous le joug de dictateurs. Nombreux sont ceux qui espèrent la chute de Moubarak, mais le bonhomme, en homme politique avisé a su jouer sur plusieurs tableaux afin de se maintenir au pouvoir. La bonne leçon qu’a retenue Mobarak sur les évènements qui ont secoué le continent africain est celle de maintenir les bonnes grâces de l’armée. L’armée est, et sera forcement, le garant du maintient d’un régime quel qu’il soit, se tenant en dernier rempart contre toute velléité de renversement de valeurs, que les mouvements aient réussi ou non, dans tout pays elles sont là pour garantir un…maintien.

Voilà un mouvement populaire qui est torpillé par les militaires, les égyptiens en prennent un coup avec la fidélité, relative d’ailleurs, des militaires envers le vieil dirigeant. D’ailleurs, à voir ce qui se passe en Côte d’Ivoire, le même contenu préserve Gbagbo d’une chute éventuelle, l’armée, du moins une grande partie, lui est encore fidèle. Pareil pour la grande ile où le soutien indéfectible d’une grande partie de l’armée a permis le maintien du pouvoir de transition jusqu’à maintenant. C’est connu, les bonnes recettes se copient à l’infini, reste à chacun d’agrémenter la sauce selon leurs inspirations.

Mais il n’y pas que les bonnes recettes qui se refilent, les mauvais plats aussi séduisent autant de par leurs apparences trompeuses pour finalement décevoir au goût, parfois insipide, indigeste. Ainsi, ce projet de passerelle unique se révèle être un plagiat de ce qui s’est opéré dans d’autre pays d’Afrique. Reste à prouver son efficacité dans le développement, le contrôle des rentrées d’argent étant évident pour les intervenants, tant pour l’Etat que pour les opérateurs en téléphonies qui s’y retrouveront toujours quoi qu’il advienne, les appels étant toujours facturés de surcroit. En l’état actuel de finances publiques, faire feu de tout …bois est une obligation pour ne pas sombrer. La mauvaise leçon est celle de la Côte D’Ivoire que la communauté internationale tente vainement d’étrangler du côté de ses produits de rente tel le cacao, le café, un embargo économique en somme. Tentatives qui buttent sur la volonté des opérateurs du secteur pas d’accord de se ruiner pour les … beaux yeux d’Ouattara ou les faveurs de Gbagbo.

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