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  • Alf Raza 21 h 21 min le 15 September 2016 Permalien | Réponse  

    Far far away

    Point de Mire du 15 septembre 2016

    Far far away

    Dans un des ces dessins animés à succès, dont seul DreamWorks Pictures a le secret ; qui a marqué l’imaginaire des grands et des petits ces dernières années, on voyait un âne qui faisait une de ces entrées bruyantes dans le fameux pays « Fort, fort lointain » (Far far away) avec les yeux qui sont près de sortir de leurs globes à force d’émerveillement ; une entrée genre « bushman » entrant pour la première fois en ville. Et à lui de s’étonner et de s’émerveiller des scintillements de la ville ! Il faut croire que les lumières et les grands boulevards, les gratte-ciels et les grands palais ne sont point d’un commun dans le « bush » ! Jusqu’à une certaine proportion, on pourrait comprendre que les apparats d’une grande ville moderne puisse donner l’eau à la bouche à plus d’un « bushman » jusqu’à en baver, de quoi le faire débiter des âneries à la pelle rien qu’en y pensant.
    Telle une luciole qui se perd dans l’immensité d’une cité en lumière le soir, ne sachant trop à quoi se donner la tête, certains « nouveaux » politiciens tombés dans l’exécutif par « inadvertance », peut-être, pêchent par leur crédulité naïve une fois sorti de leur « cocon ». Et l’on ne s’étonne plus, effet DreamWorks oblige, que des gens importants du pays nous débitent des verbiages digne des années 70, classant encore les pays voisins africains dans la catégorie des sous-développés alors que… La Grande Ile de par son insularité est toujours loin d’être en phase avec le reste du monde, toujours à se croire être le nombril du monde, ou du moins de l’Afrique … à moins que ce soit de l’Océan Indien …ou des îles à l’est de l’Afrique… ? Enfin, bref, on se comprend ! Bon nombre de nos jeunes, et des moins jeunes aussi d’ailleurs, se sont fait greffer cette tare indélébile qui plombe à longueur d’année les volontés de développement et de croissance de cette île qu’est la notre : le nombrilisme exacerbé ! L’accès à l’autoroute de l’information qu’est l’internet n’a pas pu donner l’éclair de lucidité qui aurait pu secouer la poussière des habits de nos compatriotes malagasy trop imbu d’eux même.
    Comment peut-on encore ânonner en ce début du troisième millénaire des propos digne des années yéyés pour endormir le (petit) peuple malagasy, de quoi penser que certains ont comme livres de chevet des manuels piochés chez les bouquinistes d’Ambohijatovo, des abrégés politiques de l’ère Brejnev, à moins que ce ne soient des guides inédits de « 101 idées soporifiques » pour endormir l’auditoire, des lexiques sortis des greniers des écoles du défunt URSS.
    Car comment expliquer l’inexplicable culot de nos dirigeants pour endormir le peuple malagasy en leur faisant croire qu’on est loin d’être à la traîne par rapport aux « autres » alors qu’on est , malheureusement, loin , bien loin derrière nos colistiers ! Eh oui, colistiers dans ce fumeux classement des pays les « moins avancées » ! La dernière visite en pays membre de la SADC fut surement le choc de leur vie pour ces visiteurs venus de l’île Rouge. Les autoroutes, les ors des palais, en un mot l’avancée visible du Swaziland en a bouché un coin à notre délégation, de la poudre aux yeux peut-être mais qui en a secoué plus d’un. Nourri du stéréotype occidental à la « Tintin au Congo », grande fut leur surprise en mettant pied dans ce pays, pays qui est non moins classé parmi les « en retard ». Alors, nous, pauvres malagasy, où nous en sommes vraiment ? Car à pédaler près des traînards, il n’y a rien d’étonnant à ce qu’on se retrouver dans le peloton de …queue !

    Alf Raza

    swazi-sadc

     
  • Alf Raza 23 h 02 min le 17 October 2014 Permalien | Réponse
    Tags : dahalos, développement, gendarme, , insécurité, militaire, policiers, sécurité   

    La sécurité pour qui au juste ? 

    Point de mire du 17 OCTOBRE 2014

    La sécurité pour qui au juste ?

    Depuis le temps qu’on recevait des nouvelles des différentes contrées de la Grande ile relatant les actes de banditismes et autres attaques à mains armées perpétrés par les fameux « dahalos », on se croyait blasé et immunisé face aux malheurs des victimes de ces actes. Eh bien non ! « Ce n’est même pas vrai » comme diraient les petits enfants ! Plus ça se rapproche de nous, plus on se sent de plus en plus concerné, touché dans nos trippes avec ce sentiment d’impuissance qu’ont surement dû ressentir les nombreuses victimes (vivants ou morts) de ces actes de banditisme. Loin de dire qu’avant on était indifférent, non, pas du tout mais pour les citadins qui sont bien calfeutrés dans leurs appartements ou leurs maisons, les récits des attaques dans les brousses ou les campagnes leurs parviennent un tantinet édulcorés. A chacun ses problèmes diront la plupart des gens, les gens des villes ne sont nullement épargnés des soucis d’insécurité, à chacun son calvaire, mais tout de même…

    Nombreux sont les gens qui s’interrogent sur les réelles priorités de l’Etat. Ce dernier se préoccupe-t-il de ses administrés ? Il faut croire que non ! Sinon comment les actes de banditisme peuvent-ils se perpétrer et croitre avec autant de fébrilité, tant en zone urbaine qu’en zone rurale ? Dernièrement du côté de Betafo dans la localité d’Alakamisy, une attaque de « dahalos » s’est soldée par un blessé par balle, tout l’argent et  le parc bovin volés et…toutes les habitations brulées ! Après le passage des « dahalos », les villageois sont restés démunis, sans un sous, pas même pour assurer les soins du blessé qui avait encore une balle dans la jambe ! Que font les gendarmes censés les protéger, eux et leurs biens ? Ils étaient où lors du drame ?

    A tort ou à raison les gens disent que les gendarmes et les policiers ne sont disponibles que pour les gens des « villes », pour les gens riches et les «gens du pouvoir ». Comment ne pas leur donner raison quand on voit l’agglutinement de ces éléments des forces de l’ordre dans ces dites « villes », dans le confort de leurs foyers respectifs loin des feux des « dahalos » et autres bandits. A les voir, on est loin de penser que les contribuables les payent, de par les impôts dont ils s’acquitter, pour assurer la sécurité de leurs biens et de leurs personnes, ceux des contribuables cela s’entend bien sûr !

    commando

    Des hommes baraqués et bien armés disponibles…mais pour qui en fait?

    Et les évènements de ces derniers jours semblent encore une fois étayer cette assertion des gens de la rue : on a tous vu avec quelle force et quelle célérité des éléments armés des forces de l’ordre ont pu opérer pour appréhender un seul homme sans arme. Et tout le monde se demande d’où peuvent bien sortir ces zigotos cagoulés et musclés, armés (jusqu’aux dents ?) qui ont mis en sécurité l’homme qui… venait de loin ? il faut croire que ce pays dispose d’hommes, des militaires (gendarmes ou policiers allez savoir) capable d’être mobilisé en un temps record pour une tâche précise. Alors, pour la populace qui souffre de « terreur aggravée » face à l’insécurité-galopante-  qui frappe à sa porte, à qui peut-elle faire appel ? Car jusqu’à maintenant, les éléments assignés à leur protection sont insuffisant pour arriver à intimider les « dahalos ». Betafo n’est pas loin de la capitale, pas loin du tout, à croire que ces fameux « dahalos » commencent à frapper aux portes de la capitale… il faut croire que c’est le cadet des soucis des tenants du pouvoir actuellement, comment peuvent-ils escompter développer le pays sans s’occuper de sécuriser les campagnes et les villes ? Même le plus beta des benêts sait qu’il n’y aura jamais de développement sans sécurité, alors …

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 19 h 23 min le 15 October 2014 Permalien | Réponse
    Tags : le quotidien, le temps, , Ravalomanana   

    Marc Ravalomanana …le retour ? 

    Point de mire du 15 Octobre 2014

    Marc Ravalomanana …le retour ?

    Ça sonne comme un titre de film d’action dont sont si friands la plèbe ! Et pourtant, à plus d’un titre, c’est devenu un navet de première, et pour cause, à deux jours de son arrivée, un flop des plus inappropriés pour de telles circonstances se pointe à l’horizon. L’incrédulité agrémentée d’incompréhension se lisent sur les visages des nombreux aficionados du sieur Ravalomanana. Témérité inconsidérée ? Mauvaise entente politique ? Ou tout simplement mauvais calcul de part et d’autre ? Allez savoir ! Depuis le temps que le petit peuple a été mené en bateau !
    Et pourtant, au train où vont les choses, ce retour devait entrer dans les « must » du pouvoir en place. On sentait le pouvoir à bout de souffle avec ces multiples couacs qui affectent de plus en plus le quotidien des malagasy des grandes agglomérations qui bénéficient un tant soit peu du « confort moderne » à l’occidental. Les délestages à répétition ont fini de lasser les plus patients des usagers jusqu’à les pousser à débiter des tas d’âneries sur les réseaux sociaux à propos du seul distributeur d’eau et d’électricité de la Grande Ile. Distributeur qui se réfugie derrière le manque de moyens mis à sa disposition, manque de fonds pour payer les « fournisseurs » (tiens !) d’énergie tiers ! Eh oui, on le pressentait depuis un bon bout de temps, les caisses de l’Etat sont au plus mal ! Financements externes absentes obligent ! Sans le dire tout haut, les dirigeants actuels sont pris à la gorge à tel point qu’ils en étaient à « taper » le pauvre quidam alpha gagnant le minima de salaire, qui soit dit en passant étant un des plus fervents les ayants soutenus, jusqu’à lui soutirer une imposition sur son salaire quasi équivalent à la hausse qui lui a été octroyée ! Savant calcul ! Personne n’aurait pu mieux faire pardi !
    Sans être sorcier, le premier venu saurait que les bailleurs de fonds venant desquels on espère tant les mannes ne voudront jamais allonger l’oseille que sous certaines conditions …dont le retour de l’ancien exilé d’Afrique du Sud. Le grand hic dans cette histoire de ouf c’est cette arrestation rocambolesque qui se voit être à l’inverse de son entrée en catimini sur le territoire. En tout cas le mordant médiatique a été acquis pour l’ancien président de la Grande Ile. Il a montré qu’il a encore assez de …dents pour …mordre ! Sauf que dans le camp adverse pareil démonstration de force n’est pas au gout de tout le monde ! ça a eut le mérite de faire monter la moutarde au nez des hommes en treillis qui n’ont pas manqué de faire résonner les bruits de bottes et montrer armes et biceps en guise de réponse.
    Que tous cela se soient passés en moins d’une journée en laisse encore plus d’un sur le c… pas même eu le temps de voir de quoi il en retournait vraiment et pop, la star de la journée a tiré sa révérence de la scène politique ! Un flop des plus abasourdissants ! Et maintenant… ? On fait quoi ? Toujours ce statu quo avec les bailleurs de fonds qui ont valu les multiples déplacements à l’étranger du président en place et de son staff tant décriés ces derniers mois ? Eh bien… oui ! Ce sera toujours le cas, il ne faut pas se leurrer, il ne reste qu’à prendre son mal en patience, subir en silence les hausses des coûts de la vie et les à-coups des coupures quotidiennes de la mémère JIRAMA et de ses acolytes fournisseurs d’énergie (qui n’en fournissent plus faute de paiement).

    Alf Raza

    Bain de foule deRavalomanana Marc

    Bain de foule deRavalomanana Marc

     
  • Alf Raza 23 h 00 min le 16 February 2014 Permalien | Réponse
    Tags : Afrique noir, Antananarivo, , chroniqueur, Comores, contribuables, démocratie, , , journal, journalisme, journaliste, , , océan indien, pirates, TGV, transition, ville des milles   

    So long et..à un de ces quatre 

    So long et..à un de ces quatre

    Juillet 2009 est si loin et pourtant si près. 2009, l’année du début de la transition dans la Grande ile, l’année de la renaissance d’un journal également, et voilà quatre années déjà de passées sans qu’on ait vraiment conscience que le temps filait à vitesse grand … V. Mais c’est à l’image du pays, que voulez-vous! Avec un TGV à la tête du pays, la vitesse grand V pouvait en saouler plus d’un. En tout cas, tenir une chronique dans ce quotidien dont le titre a été et restera, je l’espère, évocateur n’a pas été donné à tout le monde et j’en suis vraiment reconnaissant au directeur de publication – qui vous abreuve aussi de sa verve journalistique dans l’éditorial – de m’avoir confié cette rubrique. Mais voilà, toute bonne chose a une fin et en ce fin du mois d’août, est venu le temps pour moi de tirer ma révérence.
    Je ne peux que remercier tous ceux qui ont suivi quotidiennement cette chronique durant plus de quatre années, il y en a qui l’ont apprécié, d’autres qui l’ont sûrement détesté et d’autres qui en sont resté indifférents, et nombreux aussi sont ceux qui ignoraient son existence vu la couverture restreinte de sa distribution, mais bon, c’est dans la nature des choses je n’y peut rien, c’est ainsi et c’est tout. En tout cas ça a été gratifiant de collaborer avec les – collègues -professionnels dans le domaine du journalisme et ça a été un réel plaisir de voir également éclore de jeunes et nouveaux talents, de nouveaux journalistes. Enfant, j’ai été abreuvé à l’aune de l’ancien journal qui avait malheureusement rendu l’âme bien trop tôt. Adulte j’avais participe à la renaissance de celui-ci, et bien que la ligne éditoriale n’ait rien à voir avec celle de l’ancien, j’ai essayé tant bien que mal d’honnorer chaque parution quotidienne qu’il vente ou qu’il pleuve avec la seule certitude – sans prétention aucune – qu’il y aura au moins quelqu’un qui lira mon texte. Mais comme il a été dit plus haut, il y a une fin à tout, alors autant s’éclipser en cette période de fin des vacances, pourquoi pas?
    Et puis, c’est toujours mieux d’ explorer d’autres horizons, voir comment c’est fait ailleurs … Alors, à mon grand regret, ces lignes auraient été les dernières à paraître dans ce cher journal. Un peu d’amertume peut-être aux bords des lèvres mais beaucoup de reconnaissance toutefois pour ceux qui m’ont suivi quotidiennement dans cette colonne. Maintenant tirons le rideau et laissons la place à d’autres talents qui se feront une joie, j’en suis sûr, de faire mieux que ce j’ai pu écrire jusqu’à aujourd’hui dans ce journal. Alors, à un de ces quatre matins peut-être…

    Alf Raza

     
  • Alf Raza 21 h 00 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : herman melville, herman melville moby dick, , melville moby dick, ministre français, mobydick   

    Pour sûr il n’y a pas de lézard… 

    Pour sûr, il n’y a pas de lézard

    Quel lien peut-il bien y avoir entre la découverte d’une espèce de lézard, encore inconnue il ya quelques temps et endémique de l’île Rouge, et la récente déclaration de l’homme fort de la transition à Madagascar ? Strictement rien ! Tout ce qu’on sait de ce lézard c’est qu’il ressemble à un cétacé, d’après les remarques et descriptions faites par une équipe internationale de chercheurs qui l’a découvert dans la Grande île, du côté de Boriziny, dans le nord de Madagascar. Cette espèce Ce lézard présente des caractéristiques anatomiques rares chez les vertébrés terrestres: vit sous terre et sa peau en est dépigmentée et ses yeux ont presque disparu aussi. Il a été baptisé Moby Dick, Sirenoscincus mobydick comme nom scientifique, car il a un «plan d’organisation morphologique» qui rappelle celui des cétacés, d’où cet hommage au cachalot du roman de Herman Melville, Moby Dick. Voilà de quoi enrichir encore ce grand répertoire d’animaux endémiques de la Grande île qui tend à s’amenuiser de plus en plus au fil des ans.

    Effectivement aucun lien entre les deux, si ce n’est que pour Andry Nirina Rajoelina, d’après le contenu de ses différentes interventions et interviews, il n’y a pas de lézard… tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ce n’est donc que partie remise pour cette fois-ci côté élection, il aura le temps de revenir à la charge en … 2018 comme préconisé par un certain ministre français. Cela n’exclurai pas non plus, selon toujours l’homme fort de la transition, un copier-coller de la méthode Poutine, une fonction de premier ministre après les présidentielles donc ? En tout cas, il ne perd pas le nord l’homme fort au pouvoir, il a déjà promis de revenir au pouvoir d’ici 5 ans, un wait and see s’impose !

    Quoiqu’il en soit, le calcul est simple pour les tenants du pouvoir : autant garder la main forte en organisant les législatives avant les présidentielles, pas fous les zozos ! Pour le moment les réactions se font mollassonnes, chaleur suffocante en ville oblige peut-être, que des approbations en chaîne côté politicards et une grande indifférence côté population. Il est encore loin finalement ces deadline de rendez-vous avec les urnes ! Bref, il n’y pas de lézard, ça passe comme dans du beurre. Force est de constater toutefois que les orientations faites par la Troïka portent enfin leur fruit, quoiqu’on en dise, tout le reste n’est que verbiage et salamalec pour sauver les meubles.

    Autant donc passer le reste du temps à suivre les périples des projets présidentiels, tels la nouvelle voie pour regagner l’aéroport d’Ivato, ou encore la réhabilitation des deux escaliers d’Ambondrona et d’Antaninarenina. Des travaux dignes des monarques bâtisseurs de la ville des milles…
    escalier

     
  • Alf Raza 20 h 52 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : en tout cas, habitants, importation, montages financiers, pertes de temps   

    TBA, une note qui donnerait le ton? 

    Point de mire du 16 janvier 2013

    Une note positive pour cette année qui commence: le centre immatriculateur d’Ambohidahy vient de lancer depuis la série minéralogique TBA. Rien n’a pourtant pas changé pour une telle vitesse dans les immatriculations: la majorité des véhicules nouvellement immatriculés sont en fait des deux-roues, en clair des motocyclettes. Et pour cause, l’enfer de la circulation en ville dans la capitale pousse de plus en p.us les gens à se trouver des moyens de locomotion intermédiaire pour échapper aux bouchons et aux pertes de temps occasionnées par ces « embouteillages » à perpète! On se demande si ceux en charge de l’organisation de la circulation ainsi que ceux en charge de l’agencement urbain oeuvrent bien de concert ou non…

    En tout cas, l’on apprend que le programme d’amélioration de la mobilité urbaine (PAMU) de la commune urbaine d’Antananarivo vient d’être choisi par la présidence de la Transition comme modèle dans le cadre de l’importation des nouveaux bus. Une bonne chose pour la population urbaine depuis longtemps prise en otage par les bouchons et la vétusté des véhicules de transport en commun que sont les minibus, communément appelés « taxi-be ». Les détails techniques, les procédures et les montages financiers, la population tananarivienne s’en moque éperdument, ce qui leur importe c’est de résoudre ses sempiternels soucis dans le transport urbain. Pour que les usagers ne soufrent d’aucun inconfort, que les écoliers et les étudiants puissent rallonger leur temps de sommeil sans se soucier d’attraper les premiers taxi-ne le matin ni de se presser de rentrer et d’attraper le dernier taxi-be le soir, pareil pour les travailleurs, que de stress d’éviter si on pouvant passer moins de temps dans les transport en commun! Le pied quoi! On sait très bien qu’ actuellement la ville des milles n’arrive plus à contenir ses habitants, la ville s’est largement agrandi pour englober pratiquement les communes rurales alentours dans son escarcelle, du moins en théorie car travailleurs comme écoliers, lycéens ou universitaires, nombreux sont ceux qui habitent excentrés par rapport à la vieille ville.

    bus-gasy sinoa

    Les sceptiques, comme toujours, trouveront toujours à redire sur les inconvénients des grands bus nouvellement à importer, comme par exemple la taille de ces véhicules qui risquerait de poser problème de circulation. Mais faut-il rappeler que dans le temps il n’y avait pas de minibus dans le transport urbain à Antananarivo mais des bus? Et si on craint vraiment qu’il y ait un gêne, c’est à la commune d’oeuvrer pour que ça ne soit pas le cas, il y a des lois et des aménagements à faire dans ce sens. En tout cas, on ne demande qu’à voir, ceux qui ont déjà vécu l’ère des grands bus du temps de la révolution socialiste ou des bus de la première république prendront un sacré coup de vieux en accueillant ces nouveaux bus…

     
  • Alf Raza 19 h 36 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : commando, jean yves, l armée, otage, somalie   

    Des relents du passé 

    Point de mire du 14 janvier 2013

    Et voilà la France une nouvelle fois engagée dans une guerre en terre africaine. La fin de la semaine dernière a vu une opération d’envergure jamais réalisée depuis quelques décennies par l’armée française. La Somalie, ce pays africain « rebelle » qui continue de narguer bon nombre de pays avec ses faits d’armes, en piraterie ou en terrorisme, vient en effet d’être le théâtre d’une opération militaires conjointement menée par la DGSE, le COS commandement des opérations spéciales. Elle a été mise en place dans le plus grand secret pour bénéficier de l’effet de surprise afin de libérer un agent de la DGSE détenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 par les shebabs, un agent, présenté par les autorités françaises sous le nom de Denis Allex , un nom à la « Hubert Bonnisseur de la bath » mais dont on se contentera de toute façon faute de mieux, qui avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent qui a, lui, recouvré la liberté en août 2009 . Malheureusement, il s’avère que les occidentaux ne sont pas près d’arrêter de mordre la poussière de la Somalie. La déclaration du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian: « Tout donne à penser que (l’otage) Denis Allex a été abattu par ses geôliers », ne fait que conforter cette sensation gênante d’impuissance face aux shebabs en Somalie. Les américains ont bien appris à leurs dépends »l’ indomptabilité » des somaliens sur leur terre…. Il s’avère donc que l’opération menée par les équipes de la DGSE dans le sud de la Somalie, pour libérer leur camarade a été un échec, résultat des courses: un soldat français tué dans les combats et un autre est « porté disparu ».
    Il semblerait que le commando de la DGSE a dû faire face à une forte résistance de la part des shebabs…
    Presque conjointement à cette attaque en terre somalienne, la France s’est également engagée militairement en terre malienne, dans ce nord Mali, vaste région désertique, sanctuaire pour les groupes islamistes, notamment Aqmi qui détient huit otages francais .

    MALI FR

    L’engagement du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal avec des bataillons de 500 hommes de chaque a été annoncé ainsi que le Nigeria qui devrait dépêcher 600 hommes au Mali.
    Cette coalition devront donc faire face à l’Ansar Dine, l’un des groupes islamistes armés occupant le nord du Mali depuis juin, avec les jihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ansar Dine est surtout composé de Touareg maliens.
    Ces mouvements ne sont sans rappeler de lointains souvenir pour l’Afrique, le bruit des bottes du colonisateurs foulant leur sol, soulevant la poussière sur son passage … Mais cela évoque également des vagues de souvenirs du temps des croisades, quand les croisés foulaient les terres conquises par l’Islam… mais on est bien loin de ces considérations actuellement, ces actions militaires sont désormais régies par des résolutions des nations unies…n’est-ce pas?

     
  • Alf Raza 19 h 25 min le 17 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : , pesante, tort, voiture   

    Circulation et vendeurs à la sauvette, amalgame détonnant sur l’asphalte 

    Point de mire du 12 janvier 2013

    La trêve entre gestionnaire de la ville des milles et les commerçants ambulants, champions de l’informels est elle finie ou pas ? Plus on s’avance vers les échéances nationales tant attendues, plus on se sent de plus en plus à l’étroit dans cette ville des milles tant convoitée par les politicards de tout temps et de tout bords, celle ville étant considérée, à tort ou à raison, comme le poumon politique de la Grande île. Irrésolu, le problème de la circulation chaotique dans la ville le restera toujours, du moins jusqu’à ce qu’on arrive à se décider à prendre des réelles mesures drastiques pour le résoudre. L’anarchie on ne peut plus pesante en centre ville et plus particulièrement à Analakely le long de l’Avenue de l’indépendance, à Soarano, Ambodifilao, Antanimena, ou encore du côté d’Anosibe et alentours est des plus harassantes, plus que barbantes même. Circuler en voiture dans ces rues-là, et ailleurs aussi d’ailleurs est des plus chaotiques, les bouchons empoisonnent étrangement la vie au quotidien à toute heure de la journée, et un ras-le-bol gagne de plus en plus les usagers. Avec les chars à bras, le défaut de signalisation, l’incivilité des automobilistes et l’opportunisme des motards, rouler dans le centre relève d’un véritable calvaire à Antananarivo, la confusion aidant, c’est d’un compliqué mais alors…

    analakely

    On sait pourtant que les vendeurs à la sauvette, qui ne sauvent plus d’ailleurs, s’octroient des places fixes en plein trottoir, déployant leurs étals sans vergogne encombrant la chaussée, les parkings. Une anarchie poussant les uns et les autres à contrevenir aux codes de la route élémentaires, les uns roulant à contre-sens, les autres coupant ici et là sans respect pour les priorités et les stops. Quand on sait que la CUA a décidé, une fois encore, de prendre le problème à bras le corps, on se dit bien que c’est une bonne chose, l’intention étant bonne, reste à voir l’action, toute l’action… Les grandes échéances pointant leurs nez, on se demande si les agents de la circulation vont « casser » du contrevenant, vu le besoin de ménager la susceptibilité de « l’électorat », les gens ayant les nerfs à fleur de peau au risque d’avoir des réactions épidermiques à la moindre contrariété. On se surprend de voir la nonchalance des policiers de la circulation face aux « scooteristes » sans casques passant à proximité des agents de la circulation qui tournent volontairement le dos à ces fans du deux roues. D’ailleurs actuellement, pas mal de ces agents sont des utilisateurs de deux roues et on peut en croiser certains en tenue et sans casque s’il vous plait, comment peuvent-ils prétendre sanctionner alors ? En tout cas, les agents de la CUA ont du pain sur la planche pour renverser la tendance face aux incivilités caractérisées qui se perpètrent dans cette ville des milles. Pour le moment, les piétons n’ont qu’à bien se tenir, ou plutôt marcher, sur les supposés trottoirs, les opérateurs de l’informel qui trustent les trottoirs, les arcades et les parkings auront toujours leurs mots à dire, jusqu’à preuve du contraire.

     
  • Alf Raza 9 h 05 min le 11 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : chefs de file, dernière chance, ombre, peau de chagrin, proportions   

    Est-ce que les chimères font peur ? 

    Point de mire du 11 janvier 2013

    Depuis plus de quatre ans, pas mal de politiciens se sont agrippés à trouver le salut ailleurs que dans leur propre sérail. A croire que courir après des chimères ne leurs font pas peur. Les appels du pied vers la FFKM, Conseil œcuménique de Madagascar, se sont fait de plus en plus pressants de la part de certaines entités afin « d’intercéder » dans la résolution de « la » crise malagasy. Le comble c’est que même parmi la population, il y en a qui croient que « l’entité » FFKM restera encore comme un gage de salut, un salut ultime pour d’improbable médiation de la dernière chance. Il serait futile de croire qu’un dialogue facilité par le FFKM entre les 4 chefs de file pourrait encore résoudre définitivement la crise politique malagasy. Un scénario que bon nombre d’observateurs estimaient pouvoir réussir un temps mais qui se heurte à grand mur: la dénommée FFKM l’ombre d’elle-même, moribonde pour ne pas dire fini! Comment peut-il en être autrement avec les prises à parties des débuts de la crise ? Beaucoup en aurait viré leur cuti ! La représentativité effective de la FFKM pour la communauté chrétienne à Madagascar s’est effritée comme peau de chagrin, comment peut-il en être autrement actuellement ? Les proportions ont sensiblement évoluées en défaveur de l’ensemble FFKM en matière d’ouailles, la mettant en position minoritaire sur l’ensemble de la population chrétienne de la Grande île. Pas étonnant que côté notoriété et légitimité, ce n’est plus ce que c’était! Il faut croire qu’en ce début d’année 2013, la FFKM n’aura son salut qu’en élargissant et acceptant en son sein d’autres courants, d’autres églises que les « quatre » ont toujours considéré comme « déviant », voire « antéchrist » !

    ffkm

    Les quatre grandes églises regroupées au sein du FFKM ont certes joué des rôles importants dans la vie sociopolitique par le passé mais maintenant elles ont fait leur temps. Avec les positions indécises actuelles des hommes d’église, l’estime de la population envers cette entité est descendue au plus bas. D’autant que des ombres, et des voix, du passé ont ressurgi et se font de plus en plus présentes dans le quotidien, la notoriété des « Ampanjaka, Tangalamena et autres Andriana », prennent de plus en plus d’importance, allez savoir pourquoi, ils ont commencé à donner de la voix n’hésitant pas à montrer leurs inquiétudes quant à l’avenir du pays, accusant même, à tort ou à raison, les « déviants ». Au moins on se rend à l’évidence : la Grande île n’est pas chrétienne à 100%, et au risque de choquer, il faut bien reconnaitre que la proportion est de moitié chrétiens et moitié non-chrétiens pour globaliser. En fait l’influence chrétienne se fait surtout sentir dans les grandes villes et leurs alentours. Hors des grandes agglomérations, l’influence et l’autorité des chefs traditionnels sont largement acquises. Le poids de la tradition vaut encore son pesant d’or dans certaines contrées, et en cette période de mutisme caractérisé de la FFKM, faire appel à elle serait un non-sens, la légitime majorité n’étant plus acquise.

     
  • Alf Raza 8 h 59 min le 11 January 2013 Permalien | Réponse
    Tags : assertion, entrer en lice, explicite, situation politique, tapis   

    Plutôt soft comme discours ! 

    Point de mire du 10 janvier 2013

    La question restera donc entière : ce n’est encore le moment de savoir si oui ou non le président de la transition compte entrer en lice lors des présidentielles de mai 2013. Le discours d’hier au Palais d’Etat d’Iavoloha a été on ne peut plus explicite, personne ne pourra obliger l’homme fort de la transition de faire ce qu’il veut, surtout pas des « étrangers » qui comptent mettre la pression sur ses démarches. En tout cas, le suspense tient toujours quant à la candidature ou non du leader de la transition, quoiqu’on en dise, et Andry Nirina Rajoelina est bein décidé à ne pas se laisser faire tout en renvoyant les petits curieux au rendez-vous des urnes car selon lui « le choix d’élire son dirigeant appartient au peuple ».

    Mais on a surtout vu hier dans leurs discours respectifs une vraie différence de verbiage et une discordance manifeste entre le président de la transition et le chef de l’exécutif. Le premier ministre de la Transition, ainsi que le président du Congrès aussi d’ailleurs, ont fermement soutenu que Madagascar ne peut se passer de la Communauté internationale pour la résolution de la crise ; assertion carrément à l’opposée de ce le président de la Transition a martelé dans son discours : aucune intervention étrangère n’est nécessaire pour pouvoir sortir de cette crise. Qui a le vrai qui a le faux ? En fait, pareil propos ne pourrait étonner vu l’antagonisme certain entre ces différents intervenants suscités.

    Avec de pareille topographie, on se demande si la réunion du Comité ministériel de la Troïka de la SADC qui s’est tenue hier en Tanzanie portant dans son ordre de jour la situation politique à Madagascar soit encore nécessaire. D’autant qu’aujourd’hui au Sommet de l’Organe de la Troïka de la SADC c’est encore remis sur le tapis.

    En tout cas, la tenue des élections en mai prochain semble bien inéluctable, n’en déplaise aux sceptiques, et ce malgré les divers couacs par-ci par-là. D’ailleurs, rare sont ceux qui s’étonne du fait qu’à quelques mois des élections présidentielles, la constitution d’un organe comme le Comité de Réconciliation Nationale ne soit pas encore effective. D’autant que selon la fameuse feuille de route, ce dernier est chargé d’instruire les dossiers de l’amnistie. Une autre paire de manche en perspective ! Avec une note d’optimisme pourtant, si ça s’avérait exact, la Commission Électorale Nationale Indépendante, via sa présidente, affirme que le taux d’enregistrement des listes électorales atteint aujourd’hui les 90%, avec un taux d’exactitude de l’ordre de 97%. On fonce tout droit vers les élections à ce rythme là.

     
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