La sécurité pour qui au juste ?

Point de mire du 17 OCTOBRE 2014

La sécurité pour qui au juste ?

Depuis le temps qu’on recevait des nouvelles des différentes contrées de la Grande ile relatant les actes de banditismes et autres attaques à mains armées perpétrés par les fameux « dahalos », on se croyait blasé et immunisé face aux malheurs des victimes de ces actes. Eh bien non ! « Ce n’est même pas vrai » comme diraient les petits enfants ! Plus ça se rapproche de nous, plus on se sent de plus en plus concerné, touché dans nos trippes avec ce sentiment d’impuissance qu’ont surement dû ressentir les nombreuses victimes (vivants ou morts) de ces actes de banditisme. Loin de dire qu’avant on était indifférent, non, pas du tout mais pour les citadins qui sont bien calfeutrés dans leurs appartements ou leurs maisons, les récits des attaques dans les brousses ou les campagnes leurs parviennent un tantinet édulcorés. A chacun ses problèmes diront la plupart des gens, les gens des villes ne sont nullement épargnés des soucis d’insécurité, à chacun son calvaire, mais tout de même…

Nombreux sont les gens qui s’interrogent sur les réelles priorités de l’Etat. Ce dernier se préoccupe-t-il de ses administrés ? Il faut croire que non ! Sinon comment les actes de banditisme peuvent-ils se perpétrer et croitre avec autant de fébrilité, tant en zone urbaine qu’en zone rurale ? Dernièrement du côté de Betafo dans la localité d’Alakamisy, une attaque de « dahalos » s’est soldée par un blessé par balle, tout l’argent et  le parc bovin volés et…toutes les habitations brulées ! Après le passage des « dahalos », les villageois sont restés démunis, sans un sous, pas même pour assurer les soins du blessé qui avait encore une balle dans la jambe ! Que font les gendarmes censés les protéger, eux et leurs biens ? Ils étaient où lors du drame ?

A tort ou à raison les gens disent que les gendarmes et les policiers ne sont disponibles que pour les gens des « villes », pour les gens riches et les «gens du pouvoir ». Comment ne pas leur donner raison quand on voit l’agglutinement de ces éléments des forces de l’ordre dans ces dites « villes », dans le confort de leurs foyers respectifs loin des feux des « dahalos » et autres bandits. A les voir, on est loin de penser que les contribuables les payent, de par les impôts dont ils s’acquitter, pour assurer la sécurité de leurs biens et de leurs personnes, ceux des contribuables cela s’entend bien sûr !

commando

Des hommes baraqués et bien armés disponibles…mais pour qui en fait?

Et les évènements de ces derniers jours semblent encore une fois étayer cette assertion des gens de la rue : on a tous vu avec quelle force et quelle célérité des éléments armés des forces de l’ordre ont pu opérer pour appréhender un seul homme sans arme. Et tout le monde se demande d’où peuvent bien sortir ces zigotos cagoulés et musclés, armés (jusqu’aux dents ?) qui ont mis en sécurité l’homme qui… venait de loin ? il faut croire que ce pays dispose d’hommes, des militaires (gendarmes ou policiers allez savoir) capable d’être mobilisé en un temps record pour une tâche précise. Alors, pour la populace qui souffre de « terreur aggravée » face à l’insécurité-galopante-  qui frappe à sa porte, à qui peut-elle faire appel ? Car jusqu’à maintenant, les éléments assignés à leur protection sont insuffisant pour arriver à intimider les « dahalos ». Betafo n’est pas loin de la capitale, pas loin du tout, à croire que ces fameux « dahalos » commencent à frapper aux portes de la capitale… il faut croire que c’est le cadet des soucis des tenants du pouvoir actuellement, comment peuvent-ils escompter développer le pays sans s’occuper de sécuriser les campagnes et les villes ? Même le plus beta des benêts sait qu’il n’y aura jamais de développement sans sécurité, alors …

Alf Raza

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