TBA, une note qui donnerait le ton?

Point de mire du 16 janvier 2013

Une note positive pour cette année qui commence: le centre immatriculateur d’Ambohidahy vient de lancer depuis la série minéralogique TBA. Rien n’a pourtant pas changé pour une telle vitesse dans les immatriculations: la majorité des véhicules nouvellement immatriculés sont en fait des deux-roues, en clair des motocyclettes. Et pour cause, l’enfer de la circulation en ville dans la capitale pousse de plus en p.us les gens à se trouver des moyens de locomotion intermédiaire pour échapper aux bouchons et aux pertes de temps occasionnées par ces « embouteillages » à perpète! On se demande si ceux en charge de l’organisation de la circulation ainsi que ceux en charge de l’agencement urbain oeuvrent bien de concert ou non…

En tout cas, l’on apprend que le programme d’amélioration de la mobilité urbaine (PAMU) de la commune urbaine d’Antananarivo vient d’être choisi par la présidence de la Transition comme modèle dans le cadre de l’importation des nouveaux bus. Une bonne chose pour la population urbaine depuis longtemps prise en otage par les bouchons et la vétusté des véhicules de transport en commun que sont les minibus, communément appelés « taxi-be ». Les détails techniques, les procédures et les montages financiers, la population tananarivienne s’en moque éperdument, ce qui leur importe c’est de résoudre ses sempiternels soucis dans le transport urbain. Pour que les usagers ne soufrent d’aucun inconfort, que les écoliers et les étudiants puissent rallonger leur temps de sommeil sans se soucier d’attraper les premiers taxi-ne le matin ni de se presser de rentrer et d’attraper le dernier taxi-be le soir, pareil pour les travailleurs, que de stress d’éviter si on pouvant passer moins de temps dans les transport en commun! Le pied quoi! On sait très bien qu’ actuellement la ville des milles n’arrive plus à contenir ses habitants, la ville s’est largement agrandi pour englober pratiquement les communes rurales alentours dans son escarcelle, du moins en théorie car travailleurs comme écoliers, lycéens ou universitaires, nombreux sont ceux qui habitent excentrés par rapport à la vieille ville.

bus-gasy sinoa

Les sceptiques, comme toujours, trouveront toujours à redire sur les inconvénients des grands bus nouvellement à importer, comme par exemple la taille de ces véhicules qui risquerait de poser problème de circulation. Mais faut-il rappeler que dans le temps il n’y avait pas de minibus dans le transport urbain à Antananarivo mais des bus? Et si on craint vraiment qu’il y ait un gêne, c’est à la commune d’oeuvrer pour que ça ne soit pas le cas, il y a des lois et des aménagements à faire dans ce sens. En tout cas, on ne demande qu’à voir, ceux qui ont déjà vécu l’ère des grands bus du temps de la révolution socialiste ou des bus de la première république prendront un sacré coup de vieux en accueillant ces nouveaux bus…

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