Le dictat de la rue n’est plus une solution par les temps qui courent ?

Point de mire du 24 décembre 2012

Pour une fois la rue n’a pas eut raison, à moins que ce ne soit la saison qui ne s’y prête plus ? En tout cas, pas mal d’égyptiens l’ont eut dans le baba avec les résultats du référendum dans leur pays. La Constitution défendue par les islamistes au pouvoir en Egypte a été approuvée par environ deux tiers des votants, dimanche 23 décembre 2012, selon des sources officielles. Bien sûr, ces résultats sont contestés par l’opposition qui a dénoncé des fraudes tout en annonçant déjà qu’elle ferait appel. Finalement, les mouvements de rue des semaines précédentes qui avaient dégénéré en affrontements meurtriers entre partisans de Mohamed Morsi et ses opposants n’ont fait que du vent pour les anti-Morsi. Ces anti-Morsi qui craignent que cette Constitution, rédigée par une commission dominée par les islamistes, ne puisse pas être représentative du peuple égyptien, en particulier des femmes et des chrétiens, portant atteinte à certaines libertés fondamentales. En tout cas l’avenir révèlera ce qu’il en est réellement.

anti morsi
c’est raté ce coup-ci!

Parti comme ça l’est, les islamistes égyptiens, qui ont « gagné » (officieusement) avec un « oui » a près de 64 % des voix, sont parti d’un bon pied pour les prochaines élections législatives prévues se tenir deux mois après l’adoption de la Constitution. Voilà au moins une transition qui a su maintenir le cap contre vents et marées en un laps de temps relativement court, un des bons côtés du printemps arabe peut-être ?
En tout cas, l’Afrique, et il n’y a pas que l’Afrique d’ailleurs, n’arrêtera pas d’en voir des vertes et des pas mûrs avec ces « répliques » du printemps arabe qui se révèlent être des raz-de-marée islamistes. Et ce n’est le Mali qui dira le contraire vu la prééminence des islamistes dans le nord du pays. Loin de fustiger l’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), groupe islamiste armé ou l’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), force est de reconnaitre que l’application de la charia par ceux qui tiennent le pouvoir dans ce nord Mali. La ville de Tombouctou est en train de subir les aléas de la vie sous la charia, cette cité qui renferme quelque 333 mausolées dont 16 ont été classés par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) comme patrimoine mondial depuis 1988 est en passe de « sombrer » dans le chaos, les islamistes travaillant corps et âme pour détruire toutes ces mausolées. Bien dommage pour cette ville surnommée «la perle du désert» qui a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial en juillet dernier. Eh, bien que ce soit parla rue ou par les armes, les populations se retrouvent toujours démunies face aux rouleaux compresseurs que concoctent les islamistes.

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