Un flop qui fait flipper

du 17 mars 2012

Prenant à contre-pied les attentes des désespérés et des laissés pour comptes, le Conseil Œcuménique des Eglises Chrétiennes à Madagascar ou FFKM n’a pour ainsi dire rien annoncé de concret concernant la résolution de la crise lors de la déclaration qu’il a délivré en son siège à Ambatovinaky par l’intermédiaire du docteur Endor Modeste Rakoto, président de l’Église luthérienne et président de la confédération des Églises. Tout au plus, un recueillement vers la prière a été initié en faveur de la Grande île avec un culte le 29 mars à la cathédrale FJKM, à Analakely à la clé. De quoi alimenter les propos sardoniques qui se colportent sur le dos de cette entité à coup sûr. Dans sa configuration actuelle en tout cas, ce conseil œcuménique est voué à faire de la figuration à ne pas en douter faute d’avoir pu faire ses preuves par le passé.
De toute évidence, le conseil est une entité au pied bot, peinant à suivre le mouvement sur le plan national et encore moins sur le plan international. Dépassé par les évènements, le FFKM perd de plus en plus de crédibilité. Comment peut-il en être autrement avec ces multiples petits foyers de tension dans toute l’île, des tensions d’ordre social touchant le quotidien de chaque malagasy dans sa gamelle, dans sa sécurité, dans son intégrité ? il faut dire qu’il ne se passe pas un jour sans que les quotidiens de la place ne relatent des évènements et des faits des plus incongrues qui se passent soit au sein de la société soit au sein de l’administration.
Quoiqu’il en soit, la SADC vient une nouvelle fois d’instaurer une date butoir- d’ici deux semaine- malgré le non respect de la dernière en date au mois de février (29 février) pour la sortie du projet de loi d’amnistie à déposer au Parlement d’ici deux semaines. Un délai relativement court pour un pays habitué aux interprétations controversées et aux palabres infructueux. D’ailleurs, il est un tantinet un peu léger de qualifier de « mauvaise volonté » le non-aboutissement à quelque chose de concret au terme du délai « imparti » par la SADC, mais bon, on en a déjà vu des vertes et des pas mûres, alors….il y aura donc une foison de vœux pieux dans un avenir proche suite aux recommandations de la FFKM de se pencher vers un peu plus de ferveur dans la prière pour la Grande île.

Les prélats, « grosses têtes » de l’entité oeucuménique malagasy

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