Tiens, exfiltration dites-vous ?

Du 03 mars 2012

Pire qu’un rouleau compresseur, l’armée syrienne vient de reprendre, jeudi, le contrôle du quartier symbole de Baba Amr, bastion de la rébellion à Homs en Syrie, après deux jours de combats et des semaines de bombardements. Malgré les appels du Conseil national syrien (CNS), la principale coalition d’opposition, à la communauté internationale pour « intervenir immédiatement pour prévenir un éventuel massacre » après cette prise de Baba Amr, le Conseil de sécurité des Nations unies se sont juste mis d’accord pour émettre une déclaration de principe dans laquelle ils déplorent « la situation humanitaire en rapide aggravation », notamment à Homs, Hama, Deraa et Idleb. Bien entendu, plombé par la Russie et la Chine, alliés indéfectibles du régime syrien, le Conseil de sécurité des Nations unies n’a pas pu jusqu’ici accoucher d’une résolution permettant une interposition entre l’armée régulière syrienne et les rebelles. Et dire que depuis mars 20011, les violences ont fait plus de 7.500 morts selon l’ONU !
En tout cas, le milieu journalistique peut se féliciter de l’exfiltration réussie des deux journalistes français de Syrie, la journaliste française Edith Bouvier, blessée le 22 février lors des bombardements de Homs, ainsi que de son confrère le photographe William Daniels. Ils sont maintenant en sécurité, pris en charge par l’Ambassade de France au Liban. Seul ombre au tableau, les corps des deux autres journalistes décédés n’ont pu être rapatriés et ont du être enterrés sur place.
Sarkozy n’a pu s’empêcher de faire sienne cette petite réussite en l’annonçant allègrement comme pour masquer son déconfit à Bayonne où il a été hué par des extrémistes basques, contre lesquels il n’a pas hésité à prendre la tangente en dénonçant «la violence d’une minorité, de voyous, de terroristes» et « leur comportement inadmissible». (Sic) Et pour cause, il a du se retranché dans un bar pour plus de sécurité ! Il faut dire qu’en matière d’exfiltration, les français se sont fait une spécialité avec celui du président coincé dans un bar et des journalistes coincés à Homs !
Quant à la Grande île, elle s’avance tout doucement comme à son habitude vers un week-end sans histoire et sans rebondissement, « moramora » comme d’hab. « Moramora » doucement malgré le coup traitre des opérateurs de téléphonie mobile qui ont anticipé sans crier gare les hausses de prix à venir en augmentant les leurs en premier. Messieurs les opérateurs mobiles…tirez les premiers…

Édith Bouvier, à son arrivée à l’aéroport de Villacoublay

Publicités