Et la viande dans tout ça ?

Du 07 mars 2012

Un truc qu’on considérait comme anodin mais qui enfle de plus en plus en France est cette polémique sur la question de la viande halal et de l’abattage des bêtes. Loin de s’engouffrer dans cette brèche, la situation interpelle toutefois sur les comportements des communautés diverses dans une république qu’on pensait être laïque tout en se campant comme étant un modèle de démocratie. C’est qu’ils s’empêtrent de plus en plus dans les méandres d’un cafouillis indescriptible les français sans vraiment savoir jusqu’où ils pourront pousser le bouchon pour règlementer ce problème d’abattage. A l’instar de François Fillon qui s’est exprimé sur l’abattage rituel des animaux : « Les religions devaient réfléchir au maintien de traditions qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’état aujourd’hui de la science, l’état de la technologie, les problèmes de santé. » (Sic) tout en précisant : « on est dans un pays moderne », « on pourrait y réfléchir », une manière soft pour éviter de stigmatisation les musulmans et les juifs de France. A prendre avec des pincettes quand il s’agit de religion surtout en cette période de campagne électorale. Une trouvaille à l’effet d’une bombe à retardement pour ceux qui ont amorcé la polémique…
Quoiqu’il en soit, force est de constater que le concept d’Etat laïque est tout sauf un truc facile à gérer, pas mal de sujets sont à prendre avec des gants. Pour la Grande île, la tendance est pour le moment de ramener la couverture sur une entité d’obédience chrétienne quand on parle de religion en mettant en sourdine les autres religions. Loin de juger le bienfondé ou non ce pareil comportement, ça titille quand même la curiosité de voir une incongruité pareille qui semble avoir l’adhésion de tous de prime abord!
Mais l’échec probable d’une éventuelle médiation espérée de la part d’une entité qui n’a pas vraiment fait ses preuves à résoudre quoi que ce soit est prévisible, ne serait-ce que de par le fait que sa notoriété s’est largement effritée, n’arrivant même plus à couvrir la moitié de la population malagasy, même le tiers est des plus hypothétiques alors… Mais comme on le sait, il faut bien faire feu de tout bois pour arriver à tempérer cette dure crise dans la Grande île qui commence à taper fort sur fond de flambée des prix des produits de consommation courants ainsi que de l’électricité, du carburant, des coûts de la télécommunication, et la liste s’allongeant de plus en plus…D’autant que la tension créée récemment par les militaires sous-officiers n’arrangent pas non plus les choses…

Et la viande dans tout ça?

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