Des appels du pied, déplacés, sous la table

Du 06 mars 2012

On ne peut qu’être abasourdi par les appels du pied qui fusent de toutes parts à l’endroit d’une entité qui était en passe d’être obsolète. Et pourtant c’est le cas actuellement, chaque semaine des personnalités se relayent pour essayer d’attirer l’attention des zombies qui ne rêvent surement que de quiétude dans les limbes où ils se sont engouffrés, volontairement ou accidentellement il n’y qu’eux qui le savent. Etonnant tout de même qu’on puisse encore ajouter du crédit à une entité qui ne fait plus l’unanimité et qui est loin d’être représentative des courants dont elle se fait le pourfendeur.
La légitimité de représentation est-elle encore d’actualité pour la FFKM si on se réfère aux chrétiens dans la Grande île ? Autant ne plus jouer avec les chiffres et les statistiques car on sait très bien qu’on peut faire « parler » les chiffres dans le sens où l’on veut bien aboutir pour chaque orateur, le sempiternel « les chiffres parlent d’eux même » est tombé en désuétude depuis longtemps dans la Grande île. Pour être pragmatique il n’y a qu’à traverser l’île du nord au sud, d’est en ouest, passer à travers bourg et villages pour constater que les « fiangonana zandriny » ( les Eglises cadettes) ont pris le pas sur leurs ainées pour les supplanter en terme d’audience, alors où est la légitimité si cette FFKM se campe sur ses position pour mettre de côté voire écarter de son « champ » ces Eglises qui pèsent lourd dans la balance au sein de la population malagasy chrétienne ? Elle restera le pourfendeur de causes connues d’elle seule qu’elle ne partagera même pas à ses « aficionados» restants ni avec ceux d’en face, les laissés pour comptes « d’Eglises cadettes », non plus d’ailleurs.
Alors, en quoi elle pourrait interférer et avoir une quelconque notoriété sur le cour de la vie politique malagasy actuelle ? En passe d’être obsolète à défaut d’avoir assez d’audience sur ses membres, toute tentative d’en user à des fins de médiation fera inévitablement un flop magistral à coup sûr. De toutes les façons, pour un Etat dit laïque, s’en remettre à une médiation d’entité religieuse serait-elle cohérent ? Ce serait la reconnaissance d’une effective autorité religieuse qui supplantera toute décision sur la vie de la Nation, une république « christianisée » en somme, alors que les malagasy ne sont pas tous des chrétiens, loin de là. Jusque là, le FFKM en a déjà assez fait ! Tenter une nouvelle fois de s’immiscer dans la conduite des affaires de l’Etat serait déplacée de sa part, qu’elle s’occupe à garder ses ouailles et les vaches seront bien gardées…

Un « team » …d’enfer d’antan

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