Quand d’autres émergent, d’autres s’immergent

Du 05 mars 2012

À l’issue du sommet européen vendredi à Bruxelles, Nicolas Sarkozy, déclarait : « nous ne sommes pas sortis de la crise économique, mais nous sommes en train de tourner la page de la crise financière qui aurait pu emporter la zone euro et toute l’Europe ». (Sic) faisant écho au président de l’Union européenne Herman Van Rompuy qui, lui, parle d’un « un tournant dans la crise ». Bien sûr, une Europe au pied bot avec la Grèce qui restera un problème pour l’Union européenne ; mais tout de même, les européens commencent à sortir la tête de l’eau pour s’ébrouer tel un clebs mouillé, heureux mais encore mouillés…
Sous d’autres cieux, ce n’est malheureusement pas le cas avec ces chapelets de hausses à l’infini qui a le mérite de rendre groggy la population tant les coups ont tellement plu que n’importe qui en tomberait dans les vapes.
La semaine passée fut la semaine des mises à jour et ce fut une fin de semaine de prédilection pour toutes les stations d’essence, du moins celles d’Antananarivo, qui ont finalement pu avoir un réajustement pas encore à la hauteur de leurs attentes mais une hausse des prix à la pompe tout de même que les groupements pétroliers dans la Grande île avaient envisagé depuis un bon bout de temps.
Finalement on est devant des faits accomplis : l’État a finalement cédé le pas sous la pression des différentes entités commerciales qui tiennent en principe l’économie de la Grande île. Le pouvoir d’achat s’enfonce de plus en plus vers des limbes insoupçonnés, les dés sont jetés…aléa jacta est…
Encore heureux que l’île rouge ne suive l’exemple de l’île de La Réunion où une partie de la population a vu rouge pour verser dans une flambée de colère. Les transporteurs routiers y ont ouvert le bal, la population ne s’étant jointe aux professionnels qu’u peu plus tard car chose curieuse, 52 % des Réunionnais vivent en fait en dessous du seuil de pauvreté et le chômage là-bas (30 %) n’a eut de cesse d’augmenter.
En tout cas, là où ça touche la majorité des ménages c’est dans le combustible, le sac de charbon de bois atteignant un quelques jours des sommets vertigineux avoisinant les 22.000 Ariary, plus du double du prix pratiqué auparavant. Autant utiliser du gaz qui est actuellement à 54.000 Ariary, sauf changement de dernière minute aussi ! Les événements qui ont secoué l’île ayant débuté le 11 février dans l’île voisine ne sont dus qu’à un ras-le-bol contre la vie chère. La fameuse référence du « panier de la ménagère » a surement du grippé vers des sommets inaccessible pour que la population ait manifesté aussi violemment, quid du seuil de tolérance pour la population malagasy ?

le charbon de bois utilisé dans la majorité des ménages malagasy

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