Quand c’est trop c’est trop !

du 10 FÉVRIER 2012

Enfin ça bouge mais mollement ! Car les éléments de la police des marchés, œuvrant pour l’assainissement des marchés de la capitale et bien qu’ayant décidés de frapper dans un secteur de la ville où la gabegie a fait office de loi depuis quelques temps déjà n’ont rien fait d’autre que de saisir des papiers de véhicules servant de boutiques à des marchands et opérateurs informels à Analakely. De la gnognote pour ne pas dire une tempête dans un verre d’eau. Pour sûr, ils ne sont pas au bout de leur peine à ce train là ! Rien que pour Analakely et ses environs, des centaines et des centaines de marchands de l’informel officient en toute impunité depuis quelques années se considérant comme en terrain « acquis ». Mais Antananarivo ne se réduit pas à Analakely seul. Tous les arrondissements, et tous les fokontany ont leurs galères qui ont en commun la situation informelle des marchands et l’incivilité acerbe de ces derniers frisant l’agression vis-à-vis des riverains aux rues et ruelles.
Depuis le temps qu’on les a laissé faire, ces marchands informels se sont incrustés partout, amenant avec eux les détritus et les crasses d’un autre temps pour tirer la ville des milles vers le bas…la donnant l’air d’une cour des miracles ! Bon nombre de petites rues, ruelles et voies privées ont été envahi, entravant les usagers et comble de l’insupportable empiètent sur la liberté d’autrui en installant leurs étals devant les portes et portails, étalant même leurs linges sales sur les murets et les portails sans aucune vergogne !
Il faudrait plus qu’un retrait de papier, qui somme toute ne touche qu’une une partie infinitésimale de la population informelle, pour arriver à éradiquer ce « fléau » qui est devenu comme une nuisance tant pour les riverains que pour l’administration incapable de gérer à bon escient la ville de peur de toucher une corde sensible : la susceptibilité du « vahoaka » (peuple).
Et la gestion de la cité s’en ressent énormément ! Ne serait-ce que pour ces tonnes d’ordures qui s’amoncellent dans chaque fokotany, qui ne sont pas seulement des ordures ménagères mais proviennent des marchands jettent à tout va dans les bennes les soubiques, les déchets de légumes, les herbes sèches utilisés pour le conditionnement des produits maraichers et bien d’autres encore…Et le pire c’est de voir ces mêmes marchands étaler leurs marchandises près de ces bennes à ordures sans aucune préoccupation d’ordre sanitaire !
Il est plus que temps que tout ce capharnaüm cesse ! Qu’on se préoccupe de ramener à la ville des milles son lustre d’antan, ou du moins de la faire briller de milles feux à nouveau, exit les fouillis de marchés insalubres et non sécurisés, étouffer les incivilités et les …insanités que vivent au quotidien les natifs de la ville des milles…

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