Pétards mouillés ou coup d’esbroufe ?

DU 02 FÉVRIER 2012

Faudrait-il s’attendre au pire ou plutôt rire sous cape devant cette bombe à retardement que le Syndicat des Magistrats de Madagascar vient d’amorcer il y a peu? Depuis quelques on est tellement habitué aux simagrées faites avec les pétards mouillés de toute sorte qu’on a du mal à croire à une éventuelle explosion même si on en voit un ! Car à bien y penser, le SMM qui compte déposer auprès de la Cour suprême une plainte contre Arsène Rakotondrazaka est en train d’amorcer une bombe qu’on ne s’y tromperait pas ! Une première depuis l’existence de république en terre malagasy ! Les accusations du SMM envers le ministre de la sécurité intérieure de ne pas avoir pris la responsabilité au moment de l’assassinat du juge Rehavana, on connait et on pensait, depuis le temps, que c’était une chansonnette bonne pour animer les réunions mais là…c’est du sérieux !
Difficile de dire si c’est opportun ou non, vu le contexte social du moment, où l’on sent que ça bouillonne tout doucement. Ne serait-ce qu’avec les grèves dans les universités qui tendent à se généraliser malgré une faible reprise de la filière médecine, se généraliser car le SECES est en train battre les cartes avec les étudiants en les appuyant mais in muros, dans le campus. L’alerte de la Confédération des grands corps de l’Etat qui redoute une explosion sociale si les acteurs politiques malagasy n’arrivent pas à s’entendre le plus rapidement possible n’est pas à prendre à la légère. Mais au train où vont les choses dans la Grande île, le scepticisme maladif et chronique des malagasy reprendra encore le dessus. Il ne peut en être autrement, rien qu’à voir les performances du Congrès de la Transition (CT) en seconde session extraordinaire et qui se farciront encore une troisième session extraordinaire la semaine prochaine à ce qu’il parait. On s’avance surement vers un long chapelet de « sessions extraordinaires »pour ces parlementaires cette année…Mais au moins là, on a quelque chose de …sûr !
Quelque chose de sûr…oui, au moins ça, surtout après les doutes qui se sont insinués après les rebondissements rocambolesques lors du sommet africain à Addis Abeba concernant l’élection de président de la commission de l’UA, le gabonais Jean Ping a bien failli en prendre pour son grade mais il reste finalement président de la Commission africaine jusqu’au prochain sommet du fait que le vice-président était lui aussi en fin de mandat. Des trucs sur le fil qui s’accumulent, des trucs bien africains en somme. Il y en a qui ont surement failli en avaler leur cravate à force de se morfondre. Reste à savoir la suite des évènements pour la Grande île après ces …black-micmacs à Addis, wait and see comme toujours…

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