Les feux de la rampe et ses revers

du 09 FÉVRIER 2012

Et ils continuent de faire parler d’eux. Les Ampanjaka, car c’est d’eux dont on parle, sont en passe d’occuper le devant de la scène dans l’île. Apparemment, la place qu’ils occupent dans la société actuelle est de plus en plus controversée ! Preuve en est ce meurtre perpétré le 20 janvier du côté de Vangaindrano, où l’Ampanjaka Toala fut abattu à son domicile. Les circonstances de l’assassinat laisse à penser à un règlement de compte digne des polars de série B. A ce qu’il parait, cet Ampanjaka travaillait en étroite collaboration avec les forces de l’ordre, pour tenter d’éradiquer la montée de la criminalité dans son « fief », et mal lui en a pris car la racaille contre laquelle il pensait combattre a été plus fort que lui : il fut abattu froidement !
Décidément, les malfrats se foutent pas mal de tout ce qui est autorité, qu’elle soit traditionnelle ou étatique. Bien triste pour ces « entités » traditionnelles qui se font tirer comme des pigeons. Mais encore plus triste quand on les voit se faire instrumentaliser pour diverses raisons et de multiples intérêts qui les dépassent largement.
Mais insidieusement, l’omerta surement lancé après ce meurtre a conduit à une exécution sommaire accidentelle d’un présumé meurtrier de cet Ampanjaka. Les faits relatés citent qu’un présumé assassin a été abattu par la gendarmerie de l’Atsimo Andrefana lundi dernier. Appréhendé puis sommé de donner ses complices, ce dernier aurait tenté de fuir. Et oui, d’un côté comme de l’autre, la vacance des juges doit se faire ressentir de plus en plus fort pour que chacun soit sur les nerfs jusqu’à tenter de se soustraire à la justice ou ne point se risquer à lâcher un suspect ! Bien difficile ce que peuvent subir les hommes de la loi sur le terrain, choix cornélien dont ils se passeraient bien !
Mais par la force des choses, et à la lueur des faits divers recueillis à travers l’île, les représentants des forces de l’ordre commencent à être acculé aux extrêmes : tuer ou être tué ! Autant ne pas citer ce cas à Maintirano où un gendarme a été assassiné, meurtre qui a été suivi d’une nébuleuse expédition punitive s’apparentant à une vengeance…
Personne ne sait plus à quel saint se vouer avec ces amalgames de pouvoir, traditionnel ou étatique, l’absence de justice forte et impartiale qui se fait sentir au quotidien tant du côté des malfrats que des représentants des forces de l’ordre, gendarmes et policiers.
Tout compte fait, les entités cités plus haut du fait de leurs expositions continuelles sous les feux es projecteurs se fragilisent de plus en plus jusqu’à se déjanter sans retenu. Il n’est pas donné à tout le monde d’arriver à supporter les feux de la rampe…


L’Ampanjaka Lamboeny III victime d’une révolution de palais…

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