Giovanna, cette pouffiasse aux quatre vents

DU 17 FÉVRIER 2012

Qui l’aurait cru ? Cela fait un bout de temps que la ville des milles n’a pas eut la visite d’un aussi mauvais temps, et pour cause, du plus loin que l’on se souvienne, les cyclones n’avaient pas traversés l’île de part en part en passant par la capitale ! On ne va passer le temps à énumérer les « Géralda » ou les « Gafilo » et on ne sait plus qui d’autres encore, cette fois-ci, Giovanna est marquée à jamais sur la liste légendaire des cyclones qui ont tenté de mettre en pièce la capitale sans y être parvenu, quoique en de multiples points des hématomes et des contusions se sont faits ressentir.
Cette ville des milles qui malgré les crises à répétition qui ont secoué ses artères n’a jamais fléchi, loin de là, toujours debout. Debout mais tout de même meurtrie dans son fort intérieur avec la crise aidant, marasme et pauvreté se débattant pour la première place avec le pouvoir d’achat qui s’amenuise de plus en plus pour la moyenne des ménages. Pour cette saison, programme de misère avec les pieds dans l’eau arrosé par ces cyclones qui se déchainent prenant de court les habitants aux moyens limités.
Un bilan plutôt moindre eut égard à la force de Givovanna, ce sont les premiers touchés qui ont le plus morflé avec des dégâts encore loin d’être estimé à leurs justes proportions. Finalement, le seul point commun pour toutes les régions est le sempiternel problème de coupure d’électricité, aggravé par les multiples poteaux arrachés par le vent occasionnant moult désagrément dérangeant la population une fois de plus. En tout cas, Giovanna est surement le bon prétexte pour la JIRAMA pour escamoter les défaillances amenant ces coupures de courant qui tapent sur le système.
Mais comme pour sortir de la monotonie habituelle où l’on est plongé de puis plusieurs années de cela, Raymond Ranjeva, l’ancien vice-président de la Cour internationale de Justice compte animer à la Rotonde Besarety une conférence débat sur le contexte politique. Ce sera également l’occasion pour le Collectif des citoyens qu’il dirige de faire un rapport sur les violations des droits de l’homme et de la feuille de route à Madagascar.
Et comme pour pimenter pareil intervention, l’on prétend une nouvelle sortie également du FFKM pour jouer un rôle de médiateur à ce qu’il parait. Bien que cela puisse s’avérer des plus improbables, même dans le cas de figure où cette entité moribond consente à s’immiscer à nouveau dans le paysage politique de la Grande île, un choux blanc à la clé n’est pas à exclure vu le manque de sérieux que la population malagasy puisse attribuer à cette entité qui somme toute s’est vu ses … ouailles s’amenuiser de jour en jour depuis le début d la crise. Même pas du « wait and see », c’est carrément du tout cuit !

Publicités