Bisbille party

du 11 FÉVRIER 2012

Et ces gens de la haute sphère se font des tirs croisés, trouvant prétexte à disconvenir sur tous les sujets. Evidement, ce ne sont pas les sujets qui manquent dans le quotidien des insulaires, loin s’en faut. Des quotidiens de la place ont même avancé la thèse d’une mésentente entre la présidence et l’exécutif, et pour cause, les faits parlant d’eux-mêmes. On ne sait plus trop dans quel sens le vent souffle, la girouette manquant de s’arracher à chaque changement brusque. Et au chef de l’exécutif de fustiger les « écarts de conduites » qui se perpètrent ici et là. Mais chose étrange, même les membres de l’exécutif se tirent entre les pattes sans vergogne, étrange vraiment étrange…
De toute les façons, difficile de ne pas être dépassé par les évènements, vu les structures à pied bot dont a hérité le nouveau chef de l’exécutif, c’est seulement maintenant qu’il se rend compte que pas mal d’entités peuvent échapper à son contrôle, car ne relevant pas de sa compétence. Difficile pour lui tout de même de concevoir que des éléments sous sa responsabilité puisse lui échapper, jouant les électrons libres, libre sous le …vent surement ! Un parfum de bicéphalie dans la conduite des affaires de l’Etat semble flotter dans l’air que l’on ne s’y tromperait pas.
Mais quand bien même il pourrait y avoir bicéphalisme, les escalades dans les déclarations à travers les médias faites par les grands acteurs de la vie politique dans l’île est en train de rendre chèvre le malagasy lambda qui n’arrive plus à se situer tant l’atmosphère politique tend à être de plus e plus brumeuse…
Et oui, les diverses « sorties » armées de ces derniers jours ne sont pas pour calmer la population, et comme pour couronner le tout, les déclarations des hommes en treillis ne rassurent guerre ! Comment être serein quand des représentants des forces de l’ordre en sont à un iota près de s’entretuer pour cause d’absence de coordination ou de synchronisation ou de …allez savoir comment qualifier cela car ç dépasse l’entendement qu’ils puissent se tirer dessus lors d’une opération dite de « routine » que peut être une perquisition.
Bon nombre d’observateurs restent perplexe quant à la suite à donner aux évènements de cette semaine, loin d’être banal sans toutefois verser dans la généralisation…un truc transitoire en somme ! Mais faits nouveaux, les médiatisations à outrance des moindres faits et gestes de tout un chacun, comme si tout était scruté à la loupe. De là à rendre plus d’un paranoïaque, il n’y qu’un pas. Surtout que les règlements de compte par presse interposé semblent bien donner la température politique, mais quand les mots ne suffiront plus, le risque c’est de passer facilement aux gestes et aux actes…

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