Un « copier-coller » ne serait pas de trop

du 27 JANVIER 2012

Ça semble bien loin mais pourtant c’est comme si c’était hier, le 28 février 2008, Nicolas Sarkozy annonçait, dans un discours prononcé au Cap en Afrique du Sud, que la France n’avait « pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique, l’Afrique doit prendre en charge ses problèmes de sécurité ». (Sic) Voilà pour la chansonnette car pour le moment, dans les faits, la France a toujours pied militairement au Tchad, à Djibouti, au Gabon et en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire s’est même doté d’un nouvel accord avec la France pour le maintien de sa présence en terre ivoirienne, partant de 2 000 hommes pour se réduire à 300 militaires qui seront « en charge » de la formation de l’armée ivoirienne, excusez du peu !Eh oui, l’Afrique n’est pas près de se défaire de cette présence quasi-obsessionnelle de son ancien colonisateur…
Et là, on s’empêtre dans la mélasse d’une structure bien « francophone » qu’est la CENI, une structure standardisée pour les pays africains francophones surtout ceux « sous transit » ! Ces organes chargés de l’organisation, de la gestion et de la supervision de l’ensemble du processus électoral sont effectivement devenus incontournables. A l’instar du Mali où la sienne a fait ses preuves avec régularité et pratiquement sans accros en1992, en 1997, en 2002 et en 2007! Le Bénin ne fut pas en reste en ayant la sienne, la CENA (A pour autonome), réussissant sans à coups en 1991, en 1996, en 2001, en 2006 ainsi qu’en 2011.
Et la Grande île dans tout ça ? Saura-t-elle « copier » et « coller » à bon escient ? Ça reste à savoir car déjà en ce moment on pêche dans le respect des timings, ces rendez-vous avec les urnes repoussés à répétition, pour ne pas dire à perpète, jouent en sa défaveur. Alors, parler de régularité, ça va être une autre paire de manche en perspective. Comment peut-il en être autrement quand on sait que le projet de loi portant sur le code électoral attend encore sa ratification par les deux chambres, la CT et la CST, après avoir été adopté en conseil des ministres, avec le sérieux qu’ont fait preuve les onze membres du gouvernement, réunis pour l’occasion.
Difficile d’avancer des pronostics sur les dates d’échéances électorales, en ce moment, on sent juste la couleuvre que le Sieur Fransman et sa clique essayent de faire avaler : que toutes les dispositions de la feuille de route soient appliquées en un seul bloc sans velléité aucune de traiter au point par point ! Dur dur à ingurgiter ce que ces politicards ont ramené daredare d’Afrique du Sud…

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