Pas très gaie (gay) tous ça hein

du 17 JANVIER 2012

Ce débat sur le mariage gay outre-mer enfle et gonfle à n’en plus finir jusqu’à mettre tout un chacun dans des positions inconfortables tant à droite qu’à gauche. Même le chef de l’Etat français se retrouve dans une situation embarrassante en restant opposé à l’ouverture du mariage aux homosexuels mais se ménageant tout de même une petite porte dérobée en plaidant pour une sorte de contrat pas très net, le « contrat d’union civile ».
Une grande partie des parlementaires de droite avancent des idées qui semblent tenir la route en affirmant que « l’Etat et le législateur n’ont pas à ériger en normes ce qui relève de la vie privée et des choix individuels et que, si la République protège la liberté individuelle, elle doit exclure toutes les formes de communautarisme », et « défendant l’intérêt supérieur de l’enfant, ils mettent en garde que, sous prétexte de lutter contre une soi-disant discrimination entre adultes, d’en créer une autre bien réelle, entre les enfants, entre ceux qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas ».
Car l’incongruité de ce genre d’union en fin de compte résiderait dans le fait que les couples qui en sont issus manifestent tôt ou tard l’envie de …procréer, d’élever des enfants alors que la nature, s’il ne s’agissait que des seuls éléments du couple gay, ne permet pas de concevoir d’enfant entre eux.
Ces débats occidentaux sont encore loin des préoccupations primordiales des malagasy en ce début de quatrième année de transition. Il est difficile de faire le parallèle entre la fragilité de la candidature de Nicolas Sarkozy qui marche sur des eux sur tous les sujets sensibles du genre de cet épineux problème de mariage gay et les candidats non encore déclarés aux présidentielles dans la Grande île qui n’en cure, les problèmes de société ou les problèmes personnels ne les émeuvent pas trop, trop occupé à se constituer des alliances, se lancer des peaux de banane et toutes les vilénies possibles et imaginables. Il faut dire que les dates des élections ne sont pas encore près d’être connues, les starting-blocks pour certains risquent fort de se rouiller à force d’attendre. Les plus malins s’évertuent à occuper la scène médiatique, en précampagne sans le déclarer pour autant, afin de s’imprimer dans le subconscient du grand public. C’est sur qu’au moment du départ officiel des campagnes électorales, certains auront des foulées d’avances dans cette course à la présidentielle. Et dans tout ça, les grèves et les mouvements sociaux continuent d’émoustiller le paysage rendant même le quotidien de chacun d’un banal, mais alors… !

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