Le sauve qui peut d’un dictateur à « coco »

du 24 JANVIER 2012

Malgré ce qu’on aurait pu croire sur la partialité avérée des observateurs de la Ligue arabe en Syrie, cette dernière a tout de même pu pondre des recommandations allant dans le bon sens en invitant Bachar al-Assad à déléguer « des prérogatives au vice-président pour traiter avec un gouvernement d’union nationale » (Sic) à former dans les deux mois. Une couleuvre surement dure à avaler pour le sieur Bachar al-Assad ! Ce fichu printemps arabe n’arrêtera donc pas de souffler des vents de surprises ?
Même pour la Libye, rien n’est gagné ! On vient d’apprendre la démission du vice-président et porte-parole du Conseil national de transition (CNT) Abdelhafidh, qui depuis un certain est accusé d’avoir appartenu au régime de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi : il avait été agressé jeudi à l’université Ghar Younès de Benghazi. Et c’est parti pour de nouvelles revendications et des manifestations à l’encontre du CNT, des manifestants ayant pris d’assaut samedi le siège du CNT à Benghazi. Décidément, le remodelage géopolitique opéré par les occidentaux est en train de tourner court ! Au détriment des populations concernées cela s’entend.
Mais qu’il pleuve ou qu’il vente dans ces pays là, ceux déjà en place n’en ont cure, loin de là ! On dirait que tout baigne.
Et pourtant, le fameux printemps arabe continue encore ses ravages, faisant une nouvelle « victime ». Et oui, le Yémen vient de faire les frais du vent dévastateur de ce printemps interminable. Un an déjà que ce Printemps arabe avait commencé à frapper, et maintenant il se farcit autre dictateur, le quatrième après Zine el-Abidine Ben Ali, Hosni Moubarak et Muammar Kadhafi. Aux dernières nouvelles Ali Abdallah Saleh a quitté le pouvoir. Seul bémol, Ali Abdallah Saleh, 69 ans, a su négocier sa sortie, il a accepté de quitter le pays en vertu d’un accord signé le 23 novembre dernier en Arabie saoudite garantissant son immunité ainsi que pour ses proches. Reste à savoir si les manifestants qui ont tant voulu son départ veuillent accéder à pareille injonction. Là le wait and see aussi est de rigueur ! Car, l’incongruité de cette sortie réside dans le choix du pays où il a choisi de s’exiler : les Etats-Unis tout simplement. On dirait un « pat » comme on dit aux échecs, les amerloques n’ayant surement pas prévu un pareil coup !
Pour une prise de congé, c’est d’un magistral inouï. Décidément, ces dictateurs ne manqueront jamais de ressource si on les laissait faire…Il faut croire qu’ils n’ont pu rester en place seulement par la force des armes on dirait… Il y en a qui ont du « coco » dans ce petit monde là !

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