« J’aime » vs « wait and see »?

DU 03 JANVIER 2012
Les accros de Facebook l’ont surement remarqué : ils ont cliqué plus d’une centaine de fois sur « j’aime » depuis près d’une semaine, avec ces vœux de bonheur et de prospérité qui viennent en pluie torrentielle sur leurs murs ! Et oui, les mœurs ont changés avec l’avènement de ces multitudes de sites sociaux sur internet, à peine l’adaptation aux SMS faite (encore qu’il y en ait encore qui rame avec…) , voilà l’internet qui s’incruste dans la vie des citadins malagasy, chamboulant l’ordre établi, changeant du tout au tout les usages en pareilles occasions !
Les vœux de noël et de nouvel an ne sont plus ce qu’ils étaient, les SMS, les posts sur facebook ainsi que les e-mails ont remplacés au pied levé les traditionnels vœux en famille, privant pas mal de gens de la peine de se déplacer ou de recevoir ! Décidément, ce troisième millénaire est bel et bien différent de ceux qui ont précédé.
Mais malheureusement, les changements ne sont pas près de se faire partout. En pareille période, si ce n’est tout au long du mois de janvier, c’est temps de galère pour ceux qui ont des démarches administratives à faire ! Les différents départements ministériels et consorts ont pris la fâcheuse habitude de s’aménager des créneaux pour fêter l’année qui arrive, se congratuler à tous les niveaux, présenter les vœux aux ministres respectifs et bien d’autres encore pour en arriver à un mois de janvier parsemé de « days off » pleins de « pots » à honorer. Ouf ! Bien malin celui qui arrive à jongler et se faufiler entre deux « party » pour trouver son bonheur !
Du côté des petits opérateurs par contre, ce mois correspond à une période de « disette » venant du fait que les consommateurs se font rares, porte-monnaie à sec oblige. Mais bon, chaque année c’est la même chose alors il n’y pas à s’alarmer. Encore que pour la journée du « lundi du nouvel an » d’hier, dans la capitale nombreuses ont été les entreprises qui avaient fermé, et dans le centre ville, on a pu remarquer certaines boutiques qui avaient entrebâillé leurs portes sans toutefois ouvrir aux clients pour cause d’inventaire.
Eh bien, pour un début d’année, que beaucoup annonçait avec pessimisme comme une dure année, voilà une chronique des plus banales sans rien autour, ni en dedans non plus d’ailleurs, avec cette léthargie en passe de devenir légendaire où sont plongés les malagasy, il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! A croire que tout va bien ! Et si c’était vraiment le cas ? Et si tout n’était que tempête dans un verre d’eau ? Pfft, si au moins c’était vrai …mais là, on est encore une fois de plus condamné à subir l’éternel « wait and see » de rigueur… l

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