Il n’y pas lieu de festoyer on dirait…

DU 28 JANVIER 2012

Sous d’autres cieux, les vieux caïmans qui n’ont pas voulu quitter leurs « mares » se sont fait chassé par le grand chasseur blanc, ceux qui se sont agrippé se sont faits chopés par les jeunes caïmans aux dents longues, les jeunes qui se prennent comme vocation de s’échapper de l’atmosphère morose que leurs ainés daignent leur léguer. Toute proportion gardée, les ainés s’accommodent bien d’ânonner des petites vérités auxquelles ils ne croient même plus du genre « il faut que jeunesse se fasse » tout en lorgnant et en bavant sur ce que font ces jeunes pour se divertir.
Pour sa part, la capitale n’arrive pas à pondre de quoi satisfaire et divertir ses jeunes ces derniers temps. Serait-ce devenu un parcours de combattant que d’organiser des divertissements ou bien certains se seraient-ils pris trop au sérieux pour ne plus trouver de motifs à festoyer ? Ces derniers mois les artistes semblent bien avoir eut des ailes de plomb, les rideaux de scène habituels se sont lestés de plomb aussi on dirait. Même les invitations au palais présidentiel pour les artistes n’ont pu dissiper cette léthargie. Alors, un vendredi (joli) de passé pour affronter un samedi ou un dimanche pas rigolo ?
Et pourtant, les premiers jours de janvier ont été riche en évènement dans la Grande île, on a même vu une grande première en matière de festivité à Iavoloha avec ce marathon de quatre jours. Mais le quotidien rattrape toujours pour ramener à la réalité au final. Triste sort que celui du malagasy lambda, tristement verrouillé à des situations aux lendemains incertains, avec un fond de détresse qu’ont en commun les populations des pays à problème en Afrique.
Bien que loin de la Grande ile, la Côte d’Ivoire, elle, a au moins vu son président, Alassane Ouattara, se faire une petite visite, comme le président de la HAT l’a fait il y a peu de temps, à l’Elysée. Une fois désembourbé en écrasant les forces pro-Gbagbo avec l’aide des militaires français, Alassane Ouattara n’y est pas allé de main morte pour appeler tout de go au secours aux opérateurs français afin de les aider et investir massivement en Côte d’Ivoire. Là au moins, les jeux sont clairs, pas d’appel du pied sous la table, pas de clin d’œil à la dérobé, bref un truc sans chichi. L’ancien colonisateur est le bienvenu et est même vivement souhaité… Comment peut-il en être autrement avec la sollicitation – une autre encore – explicite, et dirigée peut-être, de maintenir une présence militaire française dans ce pays en signant à l’Elysée un nouvel accord de défense. 250 à 300 soldats français sur la base de Port-Bouët comme assurance, il n’y a pas photo hein ?


Soldat français

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