Et on en est où en fait ?

DU 10 JANVIER 2012

Même pour quelqu’un qui sait lire, décrypter les divers communiqués venant de l’Union Européenne ou de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) relève d’un exercice intellectuel ardu qui rendrait chèvre n’importe qui. La première ayant félicité la mise en œuvre de la feuille de route tout en soulignant que « l’accompagnement politique et financier de l’Union Européenne est conditionné par le respect par la partie malgache des engagements exposés comme la mise en place de la Commission Electorale Nationale Indépendante, l’élaboration et la mise en œuvre avec l’appui des Nations Unies. »(Sic). Tandis que le second est en train de démonter dans un rapport les lois électorales qui ont déjà été votées !
On a presque envie de leurs dire « mettez vous d’accord » avant qu’ils ne déversent leurs messages condescendants à tout va dans les médias. Pas étonnant que certaines tendances fustigent la communauté internationale de vouloir s’imposer en donneur de leçon et qu’elle empiète sur les prérogatives du pays. Et ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère avec ces idées contradictoires et fallacieuses bonnes pour embrumer et embrouiller le cerveau du malagasy lambda.
Parti comme ça l’est, en essayant de corroborer les dires de ces deux entités, qui somme toute sont issues d’une même racine qu’est l’Europe, les élections dans l’ile ne sont pas près de voir le jour pour cette année si ont les suit bien : pas d’argent pour aider si ça ne va pas, et là ça ne va pas parce que c’est embrouillé à la diable ! Mince alors, déjà qu’on va vers la fin de la troisième année de transition, la quatrième année s’enjambe allègrement et avec bonhommie comme on sait le faire dans la grande île, « moramora » doucement…
Pour l’instant, les malagasy, du moins les citadins sont dans l’expectative, et il y a de quoi ! Les congratulations de nouvel an pour les grosses pontes présentent un inédit des plus curieux : étalées sur quatre jours, elles ne manqueront pas de révéler son lot de surprises outre les standards qu’on a pris l’habitude d’accueillir. D’ailleurs, les préannonces lancées ici et là semblent rassurer les salariés quant à l’augmentation traditionnelle de 10% des salaires mais font grincer des dents les gestionnaires et les opérateurs qui se demandent bien où ils pourront bien trouver cette nouvelle différence…des subventions ou des exemptions pour équilibrer les comptes dans l’air ? A moins d’une rallonge exceptionnelle sur le budget 2012 ? On peut toujours rêver non ?

Publicités