A chacun son envol et basta

DU 14 JANVIER 2012

Qui l’aurait cru ? Entendre dire qu’une des compagnies françaises, fleuron de l’industrie de la France qui porte loin l’image de celle-ci est actuellement endetté à hauteur d’environ 4,5 milliards d’euros ! Air France, car c’est d’elle dont on parle a pris un sacré coup dans ses dernières exploitations. Et maintenant, elle s’engage dans des voies d’austérité pour arriver à faire des économies drastiques en 2012 et 2013, des mesures que prendrait la compagnie pour retrouver l’équilibre financier.
Les théoriciens le savent bien, pour arriver à la réduction rapide de l’endettement, il lui faudra passer par la réduction des coûts, restructuration des activités afin de restaurer la compétitivité de la compagnie. Plutôt facile à dire qu’à faire de prime abord surtout que la priorité des priorités sera le gel des salaires et des embauches ! Et ce n’est pas fini car un plan de transformation concernant l’ensemble des métiers au sein de la compagnie est en cours avec de nouveaux accords sociaux en perspective…
Mais qu’à cela ne tienne, Air France tient toujours le haut du pavé dans l’Océan Indien et alentour, et la compagnie aérienne malagasy ne peut que se tourner vers celle-ci pour sortir du marasme de 2011, en concluant un protocole d’accord entre elle et Air France pour un « partage de code » sur la ligne Paris – Antananarivo. Ce n’est pour l’instant qu’un accord de principe qui ne verra son effectivité qu’à la saison estivale une fois entériné. Visiblement, la compagnie aérienne malagasy n’a surement pas eut d’autres alternatives que de se mettre sous les ailes du géant pour espérer voler sereinement vers les cieux européens. Reste à savoir l’effectivité des promesses du président de la HAT, notamment sur l’éventuel achat d’un appareil pour cette année ? On avance même une recapitalisation sous l’impulsion du principal actionnaire qu’est l’Etat, de l’argent frais en perspective ?
En attendant, les fonctionnaires ont manifestés leurs insatisfactions quant à la hausse de salaires pas à la hauteur de leurs attentes, le SECES qui ne démord pas de ses revendications, et les malheureux enseignants de la FRAM qui continuent cahin-caha à enseigner à l’œil, faute de paiement correct de leurs émoluments, les jeunes qui sont l’avenir de ce pays qu’est la Grande île…En parlant du loup, le SECES vient de décréter une grève générale illimitée, dans les six universités du pays. Connaissant la situation de ces enseignants qui ont fait de longues études poussées ( en Bacc + 7 voire 10 ou 12) pour arriver à ces postes d’enseignants chercheurs, autant se passer de commentaire sur les revendications de juste rétribution qui dépasseront surement le commun des malagasy… Pas étonnant que bon nombre de ceux qui sont parti étoffer leurs savoirs et compétences sous d’autres cieux ne daignent plus revenir au pays vu les conditions et les considérations qui les attendraient le cas échéant…

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