Revers de la médaille pour le lion du désert

(DU 16 SEP 2011)
Au mois de décembre 2007 le philosophe Bernard-Henri Lévy s’est offusqué en disant à propos d’une visite du leader à Paris : «On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste et un preneur d’otages international comme Kadhafi ». (Sic) Comble d’ironie pour le colonel Kadhafi, lequel avait poussé à l’extrême l’extravagance en se faisant planter une tente dans le parc de l’Hôtel Marigny, la terre de Libye accueilli Nicolas Sarkozy et David Cameron et cerise sur le gâteau peut-être, Bernard-Henri Lévy y accompagne également le président français, oups !
Pauvre petit Afrique qui, un siècle et demi après le rush des grands pays européens pour la coloniser, se voit encore et toujours être un objet de toutes les convoitises, un rush d’un nouveau genre pour s’accaparer l’usufruit des réserves encore inexploitées durant la période coloniale. Pas mal de putschs se sont perpétrés en Afrique en moins d’une décennie et au nom de quoi ? Surement pas pour le bien des peuples de ces pays. La convoitise des avoirs miniers au Niger, l’or noir du Soudan, les ressources naturelles telles le cacao et toujours le pétrole de la Côte d’Ivoire, autant ne pas mentionner les tentatives de putschs avortées du côté de la Gambie ou du Libéria ou encore du Tchad, les Congo, Togo ou Burkina-Faso n’ont pas échappé à la règle, pire ce qui est arrivée en Guinée Bissau avec l’assassinat du président Joao Bernardo Vieira après plusieurs tentative de putsch.
Là, ceux qui se sont ligué contre le dirigeant libyen en bombardant sans interruption la terre de Libye sont près à reprendre ce modus operandi qu’on pensait être révolu : le partage d’un « gâteau », le pays de la Libye et ses avoirs de surcroit, au détriment des peuples sur ces terres. Car il ne faut pas se leurrer, les bombardements n’ont rien construit, au contraire, ça n’apporte que désolation et destruction… et quand viendra le temps de reconstruire, ce seront ceux-là même qui ont détruit avec les bombes qui s’amèneront avec leurs savoirs faire et leurs entreprises, et si ça se trouve avec l’argent des libyens que ce soit du cash ou du crédit ! Le comble !
Pas étonnant en tout cas que les situations de crise se résolvent à vitesse grand V ailleurs au vu des avoirs et des ressources des pays concernés, noblesse oblige donc on s’en occupe en priorité. La Grande ile, loin de pouvoir produire concrètement et dans l’immédiat devient le petit cadet, si ce n’est le cadet de leurs soucis tout court !

Publicités